La porte des étoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté

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Jethro Pére-comté

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MessageSujet: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Lun 7 Juin 2010 - 16:10

Le bureau de Pére-comté était de ceux que l’on retrouvait chez les sénateurs ou à l'Élysée. Un bureau de 1731 restauré avec les plus grands soins, des tapisseries de fleur de Lys, une moquette très originale retraçant plus ou moins l’histoire de France et le tout baigné dans la couleur or, dominante dans cette salle du conservateur du Louvre. Quiconque n’aurait de cesse de lui dire que ce lieu n’était encore qu’un simulacre d’un étalage de richesse et d’argent alors que, bien au contraire, Jethro y respirait l’histoire. Ici, des pièces importantes de l’époque Égyptienne s’entassaient, acquisition personnelle qui l’accompagnait depuis bien bien longtemps. Lorsqu’on y entrait, outre effectivement l’odeur de l’ancienneté, on pouvait avoir l’impression d’entrer dans un musée à l’intérieur du musée lui-même.
Parfois, on remarquait pendu en certains endroits des papyrus de l’époque scellé sous verre et constamment entretenu par le personnel qualifié. Même avec la porte fermée, l'environnement et les paroles de Jethro, puisqu’il parlait toujours seul, ne manquaient pas de lui valoir la sacrée réputation du fou sénile du Louvres. Ce sont les «hauts faits» de l’époque qui lui épargnait la peine de recevoir du monde se prétendant inquiet pour sa santé mentale. On le savait trop professionnel, au point que ladite personne se présentant à lui dans ce but se sentirait bien vite stupide.
Confortablement assis dans son fauteuil, le nez penché au-dessus d’une loupe qui fixait un crâne humain, il faisait preuve d’une infinie précaution. Depuis plus de deux heures maintenant, l’homme contemplait ce crâne vieux de plusieurs centaines de siècles, le prenant avec des gants et le tenant au-dessus du bac aseptisé pour ne pas commettre d’erreurs. Voilà quelques minutes, il s’était soudainement intéressé à la face latérale du crâne, plus précisément à l’os occipital, soit l'arrière, qui présentait les caractéristiques de l’homo Erectus. Ne pouvant s’empêcher de parler, il s’empara délicatement d’un dictaphone qu’il mit en route, servant d’excuse au cas où quelqu’un entrerait dans son bureau.


" Ah...Mon cher descendant...Tu n’avais pas dû te douter que nous nous retrouverions tant d’années plus tard. Il est tout à fait fascinant de remarquer la composition de ton crâne, il semble convenir à la caractéristique de ton espèce mais...Il y a bien une épaisseur plus conséquente de tes os, l’absence du menton et un prognathisme marqué...Toutefois, je ne remarque aucun bourrelet sus-orbitaire, cela n’a aucun sens. "

Léger silence.

" Mon pauvre ami Hominidae...Il semblerait que tu aies été la victime d’une foudroyante déformation...Oui ! Cela expliquerait la différence d’épaisseur entre les deux faces latérales de ton crâne. Ton cerveau à dû se sentir à l’étroit avec aussi peu de place, une chance que tu n’aies pas eu besoin de beaucoup d’intelligence... "

Alors que Pére-Comté s'apprêtait à vérifier les mesures qui lui avaient été rapporté avec le crâne, quelqu’un frappa à la porte.

" Docteur ? Je ne vous dérange pas ? "

" Oui...Oui ! Qu’y a t'il Monsieur Dalmer ? " Répondit Jethro légèrement agacé.

" Heu...Et bien docteur, c’est Selmer... "

" Selmer ? Qui est donc cette personne ? "

" Moi docteur ! Je ne m’appelle pas Dalmer mais Selmer...Docteur. "

Pére-Comté poussa un soupir.

" Selmer ? "

" Oui docteur ? "

" Comptez-vous rester derrière cette porte close jusqu’à la fin des temps ? "

Le secrétaire, quelque peu intimidé, ouvrit doucement la porte en n’osant opposer son regard à celui, plus curieux, du conservateur.

" Oh oui ! Euh ! Excusez-moi docteur je... "

" Oui oui ! Bien ! Pressez-vous donc monsieur Dalmer ! Que voulez-vous ? "

N’ayant pas le courage de le corriger une fois de plus, le secrétaire balbutia quelques mots avant de redevenir quelque peu cohérent. Derrière lui, une silhouette se tenait bien droite, attendant patiemment.

" Et bien...Un officier de l’armée de l’air souhaiterait s’entretenir avec vous. "

" Plaît-il ? Un officier de l’armée de l’air vous dites ? Quelle étrangeté ! "

Léger silence.

" Faites-le donc entrer monsieur Dalmer, cet homme ne va pas rester là indéfiniment. "

" Bien docteur ! "

Alors qu’il reposait le crâne avec une infinie précaution dans le bac aséptisé, l’inconnu pénétra dans la salle, quelque peu dérouté par les centaines d’objets antique qui décoraient le bureau, puis vint se placer devant lui, pratiquement au garde-à-vous (mais ne l’étant vraisemblablement pas, c’est sûrement l’uniforme qui donne cet effet).

" Bonjour Docteur Pére-Comté, je suis... "

" Taisez-vous ! "

D’un mouvement ample, Jethro chaussa ses lunettes et examina l’inconnu des pieds à la tête.

" Hum...Intéressant. Vous semblez être un colonel d'après les galons qui ornent votre veste. Cependant, vous êtes un peu plus jeune que la moyenne d’âge de ces officiers. Ah ! Et je reconnaitrais cette décoration parmi toutes...Médaille du mérite combattant semble t'il... Saint-Cyr ? "

Un sourire se dessina sur les lèvres de l’officier.

" Une école moins prestigieuse, un peu plus secrète que celle-ci. Je suis le Colonel Samuel Mortdefroid. "

" Oh ! Pauvre de vous ! Cela n’a pas du être évident lors de votre scolarité. "

Le colonel se permit un nouveau sourire.

" C’était acceptable... "

" Et quel est donc le but de votre visite Monsieur...Mortdefroid ? "

" Il se trouve, docteur, que l’armée de l’air recrute des civils et des militaires, tous aussi brillant dans leur spécialité, dans le cadre d’un projet top secret. Pour des raisons évidentes de sécurité, je ne pourrais vous en dire davantage sur la nature de ce projet. Toutefois, vous serez peut-être content d’apprendre que l’armée s'intéresse à votre cas. Il semblerait que vous soyez un excellent archéologue doublé d’un fin diplomate, nous aurions besoin de vous. "

" Besoin de moi ? Que nenni mon garçon ! Je reste persuadé que vous trouverez bon nombre d’autres archéologues ravis de se lancer à l’aveuglette dans un projet militaire mais pour ma part, je suis un peu trop vieux pour ce petit jeu-là ! "

L’officier rajusta son képi.

" Effectivement docteur, nous pourrions nous adresser à d’autres personnes. Cependant, vous semblez nourrir un grand intérêt sur vos travaux... "

" Que voulez-vous dire ? Serait-ce une menace ? "

Pas du tout docteur. Je tenais simplement à vous préciser qu’en participant à ce projet, vous auriez accés à des artefacts bien plus anciens que tout ce que vous avez pu ramasser jusque-là.

" Tient donc ? Des ossements préhistoriques par exemple ? "

Le colonel lâcha un rire nerveux.

" Bien plus vieux que cela docteur, bien plus...Malheureusement pour vous, vous ne saurez rien de plus. "

Alors qu’un silence morbide s’installait dans le bureau, Pére-comté sonda le regard de cet officier en se demandant quelle télévision aurait pu passer un canular pareil. Seulement, il devait avouer que les quelques informations que lui avait laissé ce militaire l’avaient mis en appétit. Oh, bien entendu, il suffisait de ce genre de phrase pour que sa nature d’archéologue prenne le dessus. Il était évident que, même si la terre était grande, les «filons» d’archéologie à explorer étaient tous à leur fins. Des artefacts plus vieux que l’époque de la préhistoire ? Cela ne tenait pas la route et il aurait souhaité en avoir le coeur net. Seulement, les mots «top» et «secret» le chagrinait quelque peu. Généralement, dans ces cas-là, les familles recevaient des lettres aux explications vague quant au décès d’un volontaire. Serait-ce pareil ?
Devant lui, Mortdefroid semblait s’impatienter.


" Voilà ce qu’il va se passer docteur. Soit vous acceptez cette offre et je vous emmène avec moi à bord d’un véhicule qui nous attend dans le parking, soit vous refusez et vous n’entendrez plus parler de moi... "

" Et selon vous jeune homme, que suis-je sensé répondre ? "

" De vous à moi docteur, vous ne regretterez pas de vous lancer aveuglément dans cette aventure. Je peux vous jurer, personnellement parlant, que la chance que je vous offre n’est pas donnée à tout le monde. Je vous conseille de ne pas rater cette occasion... "

Pére-Comté fut à nouveau plongé dans une profonde réflexion. Le discours était bien beau mais un militaire restait un militaire. S’il n’y avait pas eu cette histoire d’artefacts, sachant que cette information concernait peut-être ce qu’il n’avait pas le droit de lui dire sur ce projet, il aurait refusé. Mais...Des artefacts...Plus vieux encore...Oh que oui ! Un archéologue tel que lui ne pouvait laisser passer une occasion de voir si c’était véridique. Tout en se levant, Jethro s’empara de son manteau et se coiffa de son éternel chapeau brun.

" Voyez-vous, jeune officier, vous semblez m’avoir mis en appétit. Aussi c’est une joie que de vous suivre pour ce projet, quel qu’il soit... "

Durant tout le chemin, la voiture lancée pour une destination inconnue, Jetrho entra dans un long et terriblement ennuyeux monologue. Bien que ses dires puissent être assez intéressant de l’expérience qu’il recélait, c’en était un peu trop pour cet officier qui, au final, ne l’écoutait plus vraiment et se penchait sur le dossier suivant. Bien évidemment, Jethro ne s’en était pas encore rendu compte. Lentement mais sûrement, les minutes s'engrenèrent, se transformant bientôt en des heures, trois tout au plus. Ce qui était certain, c’est que l’archéologue n’était plus à Paris. Lorsque l’officier eût la parole, il lui expliqua qu’il allait devoir passer une examen afin de voir s’il correspondait aux critères de sélection. Il avait beau se vouloir rassurant, Pére-Comté, du haut de ses quarante quatre printemps se demandait bien ce qu’on allait pouvoir tester chez lui hormis ses connaissances.
Bien plus tard, quand la voiture eût disparu de son champ de vision, le laissant seul, lui et son chapeau, au beau milieu d’un immense terrain vague qui, organisé comme il l’était, semblait être l’un de ces camps d’entraînements de militaire ; L’archéologue fît quelque pas, dans une certaine dégaine qui rappelait un promeneur du dimanche, puis alla au centre de la cour.


" Par Saint-Georges, y’a-t-il donc une quelconque personne en ces lieux ? "


Dernière édition par Jethro Pére-comté le Ven 11 Juin 2010 - 18:04, édité 1 fois
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Vincent Cassard
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Ven 11 Juin 2010 - 0:17

Des bruits de pas crissèrent sur le gravier de la cour derrière l'archéologue. Lorsqu'il se retourna, il put voir un homme d'un âge relativement avancé en impeccable uniforme militaire, un dossier sous le bras et qui le dominait d'une demi tête. L'homme avait un air sévère, un peu à l'image de ces figures graves et impassibles de ces hommes d'importance des tableaux du XIXe siècle.

- Saint-Georges ne vous a pas oublié, professeur Père-Comté, encore que Saint-Denis serait plus approprié comme saint à invoquer par ici. Je suis le sergent Vincent Cassard en charge de votre dossier. Veuillez me suivre.

Sans lui laisser répondre quoique ce soit d'autre, Cassard tourna les talons dans un geste mécanique et avança d'un bon pas - plus rapide que la marche naturelle du docteur - vers un terrain d'entrainement deux cent mètres plus loin. Là, il s'installa tranquillement à une table sur laquelle se trouvait une bouteille d'eau et un gobelet en plastique, sa chaise à l'ombre d'une petite remise. Il indiqua à l'intellectuel sa chaise, de l'autre côté de la table et en plein sous le soleil tapant d'une chaude journée de Juin.
Il s'appuya sur sa chaise, croisa les pieds sur la table et commença à feuilleter nonchalamment le dossier du professeur Père-Comté. Il ne lui prêta pas la moindre attention durant les quinze minutes qui suivirent, ne s'arrêtant de lire que pour se servir un peu d'eau et boire à petites gorgées son verre toutes les cinq minutes.
A la seizième minute très exactement, il posa son verre qu'il venait de remplir et de vider pour la troisième fois et le dossier qu'il referma. Il se remit en position correcte sur sa chaise et croisa les doigts en regardant le professeur.

- Bien.

Cassard marqua une courte pause, se mâchouilla la lèvre inférieure comme s'il allait lui poser une question réfléchie et releva finalement la tête. Et du ton le plus naturel et posé du monde, il lui annonça:

- Cinquante pompes et cinquante abdos. Maintenant.

Cassard n'ajouta rien, se contentant de le regarder droit dans les yeux avec tout le sérieux et le naturel du monde, attendant sa réaction comme d'aucun attendrait sa réponse de la personne à qui il aurait demandé l'heure.

Spoiler:
 

*Topo*

Bon, te voilà donc à poireauter pendant seize minutes en plein sous un soleil de plomb sur une chaise en métal qui y aura préalablement bien chauffé, suivi d'un bon petit exercice de gymnastique.
De quoi vérifier si le bon professeur en a encore dans les muscles de base.
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Jethro Pére-comté

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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mar 15 Juin 2010 - 1:04

"Ah...Cette chaleur est si agréable, ne trouvez-vous pas ? Cela me rappelle fort bien les recherches menées près du Nil...Oui ! L’un des premiers pharaons avait eu l’ingénieuse idée de construire un temple dédié à l’un de leur dieu en plein sur la zone inondable de ce fleuve ; Ces braves égyptiens n’avaient pas tari d’ingéniosité pour rendre ce temple submersible et donc impossible d'accès lors des crues qui permettaient leur culture, une fois l’eau retiré.
Oh, je ne vous raconte pas cela pour vous faire un cours d’histoire Sergent Cassard mais bien pour vous informer que je connais particulièrement bien les rudes conditions atmosphériques d’une terre baigné de soleil. Saviez-vous que les Égyptiens, voire même leur dirigeant, avaient émis l'hypothèse que le ciel tenait par des piliers invisibles, disposé à l’époque par les Dieux fondateurs ? "


Pére-Comté, assis sur le siège brûlant, s’appuyait d’une fesse à l’autre pour éviter de souffrir un peu trop de cette plaque ardente. Ne ressentant aucune insulte du désintérêt de son homologue, Jethro, bien au contraire, poursuivait son monologue sans se soucier une seule seconde quel effet et quelle image il donnait de lui. Ce genre de sentiment ne faisait pas partit de sa perception de l’univers l’entourant et il se disait tout naturellement que si le Sergent Cassard ne le rembarrait pas ; Et bien il pouvait continuer ainsi. Le point positif dans tout cela, c’est qu’il n’eût pas l’impression de passer des heures assis devant cette table, son dialogue lui faisant presque oublier la morsure bouillante du siège sur son derrière. En ce qui concernait le soleil, son fidèle chapeau brun et sa veste le protégeait suffisamment, troquant un dérivé d’écran solaire lui évitant les coups de soleil contre une désagréable transpiration tenace mais, fort heureusement, peu odorante.

"Effectivement Vincent, si je puis vous appeler par votre prénom, les premiers pharaons, jusqu’aux derniers, s’était imaginé que le soleil tenait son évolution quotidienne de par une course-poursuite. Selon eux, le dieu Serpent Aâpep poursuivait le soleil dans l’intention de le dévorer, nourrissant le but maléfique de plonger la Terre et la voûte céleste dans les ténèbres. Afin que le soleil, ou plutôt le Dieu-soleil bien connu puisqu’il s’agit de Ra, puisse continuer d’éclairer les cieux et de conserver son écart avec Aâpep ; Les temples devaient régulièrement procéder à des offrandes et des sacrifices."

Pére-Comté marqua une pause se demandant pour qu’elle raison il avait débuté ce discours passionnant. Il se rappela brutalement la langue de feu sous son derrière qui commençait peu à peu à perdre de son ardeur, sa peau ou ses vêtements ayant absorbé le trop plein de chaleur. S’il avait commencé ce discours, c’était pour faire référence à son exposition au soleil et qu’il avait compris, loin d’être un idiot, que c’était une forme de test.

"Il y a deux ans de cela, des archéologues Égyptiens avaient réussi à découvrir ce temple enfoui depuis longtemps sous la boue des crues et décrues du Nil. Nous avions bien évidemment des traces de son existence mais son abandon et le temps avait masqué son emplacement exact. De plus, il est assez étonnant de s'apercevoir qu'après des études approfondies, nous sommes venu à la conclusion que ce temple marin avait bougé de près de trois cents mètres depuis son emplacement initial. Oui, voyez-vous, la terre bouge et donc les infrastructures sur lesquels elles sont bâties aussi, c’est tout bonnement fascinant.
Toujours est-il que j’ai travaillé sous des températures bien plus importante et éreintante que celle où je me trouve présentement, et a priori volontairement, exposé."


Il fallait croire que la seizième minute venait de tomber comme un gong Japonnais, le sergent lui annonçant d’une voix déroutante et sérieuse de se plier à des exercices physique. Si le sergent Cassard se moquait sûrement de ses habits, puisque Pére-Comté était loin d’être en tenue de sport et qu’il ne portait pas de ces petites vestes Lacoste, il n’avait pas vraiment dû prendre en compte sa nature d’archéologue. D'abord silencieux, soutenant le regard de ce Sergent à la requête des plus étranges, Jethro démarra d’un rire léger avant de reprendre :

"Votre humour est des plus original Sergent, j’imagine que vous devez beaucoup plaire à vos supérieurs ou vos recrues, néanmoins je n’ai pas été déposé ici pour faire preuve de mes qualités physiques qui sont hélas, avec l’âge, quelque peu limité. Du moins, je n’imaginais pas que le lieutenant Mortdefroid, puisse Dieu lui pardonner ce nom, avait omis de me dire en quoi consistait ce test..."

Silence.

"Parbleu, sous-officier, êtes-vous sérieux ?"

Après avoir débattu une bonne dizaine de minutes, Cassard semblait intransigeant. D'après la tête qu’il faisait, c’était soit ce test, soit la porte. Une fois encore, Jethro, pour l’amour de l’archéologie, se laissa séduire par l’idée de ces artefacts plus vieux encore que l'Ère préhistorique et se surprit à penser que cela méritait bien un sacrifice. Seulement, celui-ci ne semblait pas uniquement physique puisque l’archéologue ne se sentait pas à l’aise de se mettre au pied de ce militaire dans son costard cravate hors de prix. Il y avait là une certaine rancoeur, une petite dose d’humiliation certainement dû à la différence d’âge ou à la tâche qu’on lui demandait. Vous vous en douterez surement, de ces pompes et de ces abdos, Jetrho n’en fît même pas la moitié. Il fût tout de même assez surprit d’en faire une petite quinze de chaque même si les cinq dernières laissaient un peu à désirer sur la position qu’il avait employé. Se redressant en époussetant sa veste, Pére-Comté toisa le sous-officier d’un regard légèrement intrigué. S’il était capable de lui demander de faire une idiotie pareille, qu’allait donc bien pouvoir inventer son esprit quelque peu déplacé de la réalité des choses.
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Vincent Cassard
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mar 15 Juin 2010 - 1:37

Cassard observa la pitoyable performance de l'homme. Il soupira lorsqu'il eut fini. Il prit son calepin et y gribouilla quelques notes, l'air plus résigné qu'énervé. Il allait bien devoir éduquer ce vieil homme éduqué pour pouvoir s'assurer qu'il puisse entrer dans le programme.

- Monsieur. Sachez que vous n'aurez pas toujours forcément l'occasion de vous changer avant de devoir faire appel à vos capacités physiques. Et que ce ne sont pas vos doctorats qui vous sauveront la vie si vous vous retrouviez dans une mauvaise situation. Prenons un exemple.

Le sergent fouilla dans sa poche et en sortit quelque chose qui se révéla être une grenade. Il s'approcha du docteur Père-Comté et dégoupilla la grenade tout près de son visage et commença à la lui montrer, le plus naturellement possible.

- Vous voyez, docteur? Une grenade, par exemple, dispose d'un certain temps de détonation. Quand elle arrive, il faut courir ou mourir. Vous saisissez?

Il se figea alors en le regardant, la grenade au niveau de sa tête et le visage parfaitement impassible. Il observa sans broncher la réaction de l'archéologue et attendit le tout dernier instant pour replacer la goupille de la grenade, la désarmant ainsi.
Il poussa un nouveau soupir.

- Ceci étant désormais bien établi dans nos esprits, je vous demanderais d'aller vous changer dans cette remise. Vous y trouverez un uniforme et un équipement rassemblé dans des sacs. Veuillez vous équiper et revenir ici au plus vite, c'est-à-dire dans très exactement deux minutes. Et débrouillez-vous pour équiper correctement. Une pompe supplémentaire par seconde de retard.

Il lui fit signe de déguerpir. Une fois qu'il fut parti vers la remise, Cassard le retint cependant d'une phrase.

- Et docteur?

Son masque d'impassibilité vola tout à coup en éclat et il se mit à hurler.

- N'APPELEZ JAMAIS UN OFFICIER PAR SON PRÉNOM!

Le hurlement passé, il reprit son impassibilité et recommença à annoter son calepin comme si de rien n'était.
*

La remise contenait bien tout l'équipement décrit par le sergent instructeur, impeccablement rangé et plié sur une table. Il n'y avait cependant ni chaise ni quoique ce soit du suffisamment propre ou adéquat pour proprement laisser son costume là. Dommage...
Une fois que l'homme fut sorti de la remise, Cassard restait debout en observant sa montre d'un air grave. Si le docteur n'avait ne fut-ce qu'une demi-seconde de retard, il l'avait remarqué et la sentence tomberait.
Le tout terminé, Cassard emmena l'archéologue au bord d'une mare boueuse au bout d'une

- Bien... Je vois que vous avez des lunettes. Cependant, vous pourriez les perdre. Il faut savoir se débrouiller sans, parfois.

Cassard s'empara des lunettes de Père-Comté et les envoya plonger d'un geste nonchalant dans la mare. Le sergent nota alors tranquillement quelque chose dans son bouquin avant d'indiquer le parcours, indifférent aux plaintes de l'homme.

- Terminez ce parcours et vous aurez le droit d'aller chercher vos lunettes. Veuillez vous rendre au début du parcours. Maintenant.

Cassard ne fit dés lors plus attention à lui et lança le chronomètre de sa montre, éternellement impassible.

Spoiler:
 

*Topo*

Bien, tu as entendu le monsieur: changement de vêtement. L'uniforme est à ta taille et le sac est lourdement rempli.
Tu peux choisir le nombre de pompes qu'il te faudra faire. Cassard te permet cependant de ne pas garder le sac pendant.
Inutile de te plaindre trop longtemps lorsqu'il jette tes lunettes, il ne réagira pas en te rappelant simplement que "je vous ai donné un ordre, professeur"

L'exercice est tout simple:
* Deux cent mètre de course jusqu'au début du parcours.
* Passer une palissade en bois de quatre mètres de haut. C'est une palissade faite de planches de bois espacées qui a donc de bonnes prises, mais est farcie d'échardes contre lesquelles ton uniforme ne te protège pas. D'autant moins que tu n'as pas de gants.
* Piste de 100m avec dix obstacles similaires à des murets de pierre et béton hauts de 1.5m. Il y en a deux qui ont juste derrière une fosse de deux mètres de profondeur remplie de 50cm d'eau boueuse et puante comme des latrines. Invisible jusqu'à ce que tu t'y trouves. Surprise donc! Tu ne risques cependant pas de t'y casser quoique ce soit, juste avoir un peu mal si tu te vautres dedans.
* Grimper une corde lisse de trois mètres avec son paquetage. C'est une épreuve difficile même pour un militaire mais tu devrais pouvoir trouver des ressources. Reste que tu devrais en sortir en piteux état.
* En haut de la corde, il y a un accès à un pont de corde. Une corde supérieure et une corde inférieure. Long de dix mètres, mieux vaut éviter de tomber sinon c'est retour au pied de la corde lisse de trois mètres... Sans parler de flaque de boue épaisse dans laquelle attendent patiemment de jolies sangsues de la taille d'un pouce humain...
* Pour finir, faire un petit plongeon dans la mare et y retrouver tes lunettes. Tu devras y aller à tâtons mais pas de panique, le fond est recouvert d'une bâche, tes lunettes n'ont donc pas pu s'enfoncer dans la terre. Elles sont trouvables avec de la persévérance.
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Jethro Pére-comté

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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mar 15 Juin 2010 - 3:40

Le coeur de Jethro avait violement bondi dans sa poitrine lorsque le déclic avait annoncé l’armement de la grenade. Pointer une telle arme sous son nez ne lui plaisait pas réellement et alors que ce sergent, qu’il commençait sérieusement à trouver un peu présomptueux et agaçant, débitait quelques théories sur la situation de danger avec ladite grenade ; L’archéologue se demanda comment l’armée avait pu l’autoriser à emporter cette chose dans un camp d’entraînement. De toutes évidences, la probabilité d’accident lors de ce test, incluant donc des civils, devait surement faire partit de leur autorisation de 3% de perte annuelle.
Si Pére-Comté n’appréciait pas vraiment l’attitude quelque peu irritante de cet homme, il se demandait comment ils pouvaient engager des effectifs non militaires sur leur programme avec un traitement de ce genre. Bien sûr, il fallait se montrer rigoureux, c’était là l’attitude et peut-être même la règle de tout corps d’armée depuis des décennies...Mais tout de même.
Notant mentalement que cette grenade, bien que dégoupillée, n’avait pas suffisamment entamé son sang-froid pour laisser paraître une quelconque lueur d’attitude dans son regard, il se permit toutefois de lui répondre, histoire de lui rappeler tout de même que, chacun en son domaine, ne devait pas se croire supérieur à l’autre juste parce qu’il excellait. À la théorie «Vous voyez, docteur? Une grenade, par exemple, dispose d'un certain temps de détonation. Quand elle arrive, il faut courir ou mourir. Vous saisissez?», il fixa la main du sergent avant de rétorquer d’une voix paisible et diplomate :


"Je saisis fort bien Sergent Cassard, tout comme je ne suis pas né de la dernière pluie. Je me doute que vous n’oseriez pas lâcher la sécurité qui enclencherait pour de bon ce dispositif, sa goupille ne vous étant plus d’aucune utilité si c’était le cas. De même, mes connaissances en matière d’armement étant toutefois suffisant à cette réflexion, je doute que nous nous en réchappions tous les deux si l’idée, morbide cela semble évidente, vous venait de la lâcher."

À la vérité, Jethro revint sur ses pensées. Cet homme ne devait pas être apprécié de tous et il venait à se demander s’il éprouvait une certaine joie à cette attitude. La suite allait être encore plus réjouissante puisque celui-ci se permit le luxe de lui hurler dessus. D’abords inquiet de ce soudain accès de colére, Pére-Comté le toisa une nouvelle fois avant de lui répondre calmement :

"Grand dieu ! Que vous êtes d’une repoussante agressivité ! Si vous ne souhaitiez pas être appelé de la sorte, pourquoi m’avoir donné votre prénom en ce cas ? Je ne sais si cette attitude vous plaît mais il semble, en toute honnêteté, qu’elle puisse se montrer logiquement contre-productive."

Des deux minutes que le sergent Cassard lui avait accordées, l’archéologue en prit trois bonnes de plus, n’ayant jamais enfilé d’uniforme militaire de sa vie. Je vous laisse faire le calcul de soixante secondes fois trois minutes, le résultat en pompe à réaliser s’en trouvait exorbitant et après quelques réticences, Pére-Comté ne parvint qu’à en faire une petite dizaine. En réalité, cet uniforme le gênait quelque peu. Depuis des années maintenant, Jethro avait l’habitude de son costard cravate coûteux qu’il avait dû sacrifier dans un coin poussiéreux de la remise. Le sac fichtrement lourd sur ses épaules, c’est avec une certaine surprise qu’il vit ce sergent bien mal élevé le déposséder de ses lunettes et de les jeter dans la marre. Il imaginait sans mal que l’armée ne lui rembourserait pas les verres s’ils venaient à être rayés dans cette eau souillée au fond douteux. Toujours aussi impassible cet étrange soldat, Jethro le regarda lui ordonner de se rendre au début du parcours. Débutant son chemin, il se stoppa bien vite afin de lui dire une ou deux petites choses qui commençait à le tarauder. Il semblait évident qu’il ne l’avait pas remarqué déclencher le chronomètre et, même si c’était le cas, il n’en aurait porté aucun intérêt.

"Sergent Cassard, peut-être pourriez-vous passer sur la rigueur militaire qui fait votre gloire. J’imagine sans peine que cela consiste sûrement, en une quelconque manière basique, de me faire perdre patience mais ce ne sera pas le cas. De toutes les manières que ce soient, je suis encore civil et n’ait, en théorie, pas à obéir à vos ordres de la façon dont ils me sont jetés dans la figure...
Ah...Et Sergent ! Vous n’êtes pas officier mais sous-officier. Il est bien incommode que je sois dans l’obligation de vous corriger sur votre grade..."


Ceci fait, Jethro se traîna jusqu’au début du parcours. Les deux cents premiers mètres furent faciles, quoique l’archéologue trottât à son rythme sans réellement se presser. Ce n’est qu’en apercevant l’énorme panneau de bois de quatre mètres de haut qu’il se demanda si ce Sergent, apparemment en train de se tromper sur son compte, ne l’aurait pas confondu avec un prétendant à un poste de commando. Avec tant d’années d’expérience, de projets réalisés et de réussite, devoir faire ce parcours résonnait comme une insulte. C’était donc ainsi que l’on testait un archéologue ? Avec un parcours de soldat ? L’armée de l’air semblait avoir une notion de test bien étrange...
Lorsqu’il posa sa première main sur la planche, car dieu merci elles étaient espacées, une piqûre l’obligea à la retirer bien vite. Alors qu’un point de sang tendait à apparaître au creux de sa main, Jethro approcha son regard de l’arête et constata, malgré sa déficience visuelle, les échardes sournoisement laissées en guise de surprise. Afin d’éviter de se faire trop de mal, l’archéologue tenta d’appuyer le plus de poids possible sur ses jambes, ses mains lui servant juste à ne pas basculer. Malgré ça, après bien des déboires, il se retrouva en bas, de l’autre coté, à avancer tranquillement tout en enlevant les quelques échardes visibles.

Un mètre cinquante, c’est haut. Lorsqu’on en parle, il semble que ça ne soit pas une grande mesure puisque, la plupart du temps, nous la dépassons de notre taille. Seulement, quand on se trimbale un sac assez lourd, il est assez compliqué de pouvoir trouver un appui valable en haut de ce mètre cinquante, le bord de cet obstacle en béton arrivant à la hauteur des épaules de Jethro qui, à l’origine, n’est pas bien grand. Tout en bougonnant rapidement sur l’inutilité de telles épreuves, il se rappela sa récompense et préféra se dire que, puisque tout ceci semblait être si dur, lesdits artefacts devaient vraiment exister. Pére-Comté donnerait tout pour pouvoir les étudier, à penser bien sûr que la nature de leur origine était véridique. Du coup, quelque peu requinqué moralement, l’archéologue entreprit de grimper sur ce mur de béton. Le premier ne fût pas une chose aisée et, se disant qu’il perdrait trop de temps à faire pareil pour les autres, il se délesta de son sac qui lança par-dessus le muret et récupéra de l’autre coté.
C’est le plouf sonore qui lui déplût au troisième de ces obstacles. Rien ne lui permettait de l’éviter et, apparemment, il serait bien obligé de devoir faire trempette. Outre le fait qu’il était à présent trempé, puant, et beaucoup plus lourd maintenant que l’eau avait imprégné ses vêtements et ce foutu sac ; Jethro dépassa les murets suivant avec difficulté alors que ses plaies aux mains se mettaient à chauffer. Il fallait positiver dans la vie. Au moins, son costume serait moins sale que s’il y était allé vêtu de la sorte.

Bien évidemment, à chaque fois que l’on positive, un imprévu vient vous rappeler que le destin préfère vous voir déprimé. Et de la déprime, c’est exactement ce que ressentit Pére-Comté en regardant cette corde lisse de trois mètres.
Franchir les obstacles d’un mètre cinquante l’avait rendu haletant même s’il conservait tout de même un bon rythme de course. Cependant, cette corde, elle était en trop. Courageux, l’homme tenta à trois reprises de grimper. Il retomba trois fois brutalement sur le sol, arraché de cette «ficelle» par l’imposant poids de ce sac. Le temps s’écoulait, inexorablement, alors qu’il tentait vainement de trouver une solution. Conscient qu’il n’avait pas les capacités physiques suffisantes pour franchir un tel obstacle, il se tourna vers l’énorme marre de boue et se pencha un peu plus. C’était intéressant ces petites choses noires qui ne bougeaient pas, comme des feuilles en décomposition dans une flaque d’eau boueuse...Sauf qu’en réalité, ces petites choses, ils les avaient déjà rencontrés lors d’une expédition diplomatique en Amérique Latine. Fort heureusement, le sel restait la meilleure solution pour faire tomber les sangsues. Il n’aurait qu’à en demander au Sergent lorsqu’il reviendrait, même s’il connaissait déjà la réponse. Pére-Comté, dans un élan de motivation, vérifia que ses vêtements étaient tous convenablement fermé de façon à ce que seuls sa tête et ses bras ne soient pas protégé par le tissu. Plaçant les mains sur la tête, l’archéologue progressa lentement mais surement. Les sangsues n’entreraient pas aussi facilement au contact de son épiderme, même s’il était fort peu probable qu’aucune ne le touche.
Finalement, après avoir traversé, le docteur revint à sa position initiale, quinze minutes après que le Sergent ait enclenché son chronomètre.


"Vous serez navré d'apprendre, sous-officier Cassard, que je n’ai pu compléter entièrement votre parcours. Puis-je tout de même prétendre à récupérer mes lunettes, je ne vois pas de loin sans elles..."

Spoiler:
 
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Vincent Cassard
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mer 16 Juin 2010 - 12:09

Cassard laissa l'archéologue poireauter devant lui pendant qu'il faisait calmement ses petites annotations sur son calepin. Celles-ci terminées, il referma son stylo-bille d'un petit coup sur le calepin et releva les yeux vers l'archéologue.

- Allez-y. Dés que vous les aurez récupéré, venez me rejoindre de l'autre côté de la remise.

Cassard s'y rendit et l'y attendit tranquillement. Lorsque Jethro le rejoignit, il put voir qu'il se tenait à côté d'un stand de tir et d'une table sur laquelle reposait plusieurs chargeurs et un pistolet beretta 92.

- Avant toute chose... Vingt pompes pour insubordination. Et estimez-vous heureux que je ne vous fasse pas expulser comme un malpropre de ce terrain d'entrainement.

Cassard le laissa s'exécuter et pendant qu'il faisait ses pompes, reprit la parole.

- Si vous terminez cet entrainement, vous serez en contrat avec l'armée. A moins de recevoir un grade spécifique à cette organisation, vous devrez vous conformer aux ordres que vous donne les officiers et les sous-officiers de l'armée. Est-ce bien clair? La contestation et la critique des ordres sera passible de sanctions.

Cassard le laissa se relever une fois sa pitoyable série de pompes terminée et s'installa devant la table du stand de tir où il prit le beretta.

- Dans le cadre de votre adhésion à ce projet, vous devrez être capable de vous servir d'une arme pour votre propre sécurité. J'imagine que vous n'en avez jamais touché une auparavant...

Il marqua une courte pause pour laisser le docteur faire son approbation et enchainer directement ensuite.

- Pistolet semi-automatique beretta 92 produit en Italie. Il est chambré en neuf millimètres parabellum. Capacité de quinze cartouches.
Pour charger le pistolet, on glisse le chargeur dans la crosse comme ceci avec fermeté, vous entendrez un "clic" indiquant que le chargeur est désormais verrouillé. Cela fait, vous faites coulisser la glissière ce qui va amener la première balle dans la chambre. C'est là que nous divergeons des films d'action que vous auriez pu voir: On ne lache pas la glissière, on accompagne doucement son retour en position avant. Dernière partie de la préparation, la vérification du retrait du cran de sureté, comme ceci.


Le sergent soulignait chacun des termes de son exposé par des gestes explicites sur l'arme, ne laissant à chaque fois aucun doute possible dans le chef de l'archéologue quant à la manœuvre à suivre.

- Pour viser, vous devez faire coïncider dans votre champ de vision la pièce à l'avant, le "guidon", dans l'espace de cette pièce à l'opposé sur la glissière, la "hausse". Une fois la cible choisie et la visée faite de cette manière, vous pouvez tirer. Attention, cependant, imitez bien mon geste de manière à ne pas vous crisper sur l'arme sinon votre poignet en souffrira, de même que le tir d'ailleurs.

Le sergent joignit l'acte à la parole et commença à tirer. Il vida le chargeur, mettant chaque balle dans la cible la plus éloignée.

- Ne vous attendez pas à ce que ce soit si facile, cependant. Vos lunettes constituent un handicap et le tir demande de l'entrainement régulier pour être efficace.
Maintenant, voyons comment recharger une fois le chargeur vide. Quand le chargeur est vide comme ici, vous appuyez là et enlevez le chargeur. En situation de combat, on le laisse tomber pour gagner du temps. La glissière est alors en position arrière et montre la chambre vide. Vous prenez un nouveau chargeur et l'engagez, ce qui fait revenir la glissière en position avant. Vous répétez alors le geste que je vous ai expliqué au début et tirez en arrière pour amener la première balle dans la chambre et vous pouvez reprendre le tir.


Cassard déchargea l'arme et remit la sureté. Il le prit par le canon et le présenta à l'archéologue.

- Exercice de tir. Vous disposez de quatre chargeurs et de cinq minutes pour les vider sur les deux cibles que vous voyez. Je veux voir au moins dix impacts dans chacune des deux dans très exactement cinq minutes. Allez-y.
Quinze dans l'un vous sauvera d'une dizaine de pompes de fin d'exercice. Quinze dans les deux vous sauvera de la série de pompes de fin d'exercice.


Spoiler:
 

*Topo*

Tir sur cible à 10 et 25m. La première est relativement simple. Un tireur débutant peut faire un score très honorable.
La seconde cible, par contre, représente plus de challenge et tu auras bien du mal à réussir le quota pourtant léger demandé par Cassard.
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Jethro Pére-comté

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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mar 22 Juin 2010 - 4:06

" Il est intéressant de savoir que les commandos britanniques de la SAS furent les tout premiers a expérimenté l’idée d’une force d’un très faible effectif mais se partageant d’excellente compétence. En effet, lors des débuts de la seconde guerre mondiale, plusieurs généraux tentèrent de créer un corps d’arme de commando mais commirent l’erreur de composer les groupes de soixante hommes au minimum. C’est lors du massacre de l’un de ses groupes qu’un parachutiste français adopta l’idéologie anglaise et s’attela à la recherche dans les techniques de commando.
Depuis, et juste avant le débarquement, il fût courant de penser qu’un homme qui ne savait pas tirer de nature, sans entraînement, ne pouvait en toute logique prétendre à intégrer les célèbres SAS britannique. Leurs entraînements étaient si intenses que les hommes étaient obligé de se faire une profonde entaille dans la plante des pieds pour que le sang serve de lubrifiant et évite que l’épiderme ne fusionne complètement aux chaussettes.
Oui...Ces pauvres hommes n’avaient pas de traitement de faveur, tout était matière à l’élimination. Par exemple, ils se devaient de sauter d’un camion en marche à plus de soixante kilomètres à l’heure. Ceux qui se fracturaient la cheville étaient immédiatement rejeté pour incompétence...Cela ne tenait parfois que de la simple malchance... "


Une fois déballé son petit exposé, Pére-Comté comprit qu’il serait peut-être temps de faire le tir sur cible. Prenant l’arme en main, qu’il trouva par ailleurs affreusement lourde, il demanda à nouveau à ce que le sergent lui montre la manière d’utiliser un tel engin. En réalité, pour un archéologue qui n’avait jamais tiré de sa vie, sa faculté d’apprentissage et son désir d’adaptation lui permit de comprendre rapidement l’exposé du militaire.
Prenant consciencieusement le pistolet, Jethro ferma un oeil et tira au coup par coup, jaugeant le premier résultat afin de corriger sa seconde tentative. Il prit tout son temps, exposa bien évidemment des tas d’expérience personnelle entre deux tirs, puis vida finalement les quatre chargeurs. Au final, Pére-Comté fût assez fier d’avoir touché à huit reprises la première cible. Il en était évident beaucoup moins pour la seconde qui affichait un blanc navrant, tous les projectiles s’étant envolé au-delà où ayant eu l’indécence de faire voler quelques cailloux par-ci par-là.
Reposant l’arme dans son emplacement initial, l’archéologue se retourna face au sergent.


" Il semblerait qu’un bon entraînement soit nécessaire pour prétendre à une amélioration à ce niveau. Quelle est la suite ? "

** Désolé, peu inspiré et peu de temps en ce moment, j'ai des patrons qui savent trés bien faire des plannings...**
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Vincent Cassard
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Dim 27 Juin 2010 - 13:19

Vincent observa passivement la faible performance de l'archéologue. Ce qu'il ne saisissait pas très bien était son absolue confiance en sa réception malgré des échecs, ici assez pitoyables, aux épreuves physiques. Les pontes du recrutement devaient vraiment avoir eu un petit orgasme administratif en lisant son CV. Lui n'avait pas été si impressionné que cela et, pour le moment, ne l'était pas davantage.
Il fallait que ce geek se bouge un petit peu. Peu importe son CV, personne ne peut intégrer une équipe SG sans être en possession d'un minimum de capacités physiques et de tir.

- Je crois que vous devriez vous inspirer davantage de vos propres anecdotes... Recommencez... Cinq balles minimum dans la seconde cible ou ce sera la méthode britannique de sélection... Me suis-je bien fait comprendre?

Au regard que Vincent lui lança, Jethro n'avait pas vraiment de doute à avoir. Il lui donna des chargeurs supplémentaires pour réaliser son exercice une nouvelle fois et se détourna ensuite pour annoter encore une fois son petit calepin.

- Et vingt pompes pour avoir échouer au premier essai...
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mer 14 Juil 2010 - 6:05

Jethro eut un fin petit sourire.

"Oh…Je…Bien, si vous insistez…Je vais finir par avoir les bras en compote…"

L’homme se mit en position et…Rien ! Ses bras grincèrent, il descendit jusqu’au sol et ne pût se redresser malgré ses efforts. Il se releva alors, reprenant son chapeau qui venait de tomber puis fît face au recruteur.

"Hm…Il semblerait que je n’en sois plus capable pour l’instant. Peut-être après la séance de rattrapage…"

Pére-Comté reprit l’arme, la chargea en tentant de se rappeler les explications du sergent puis s’appliqua. Fermant un œil, usant du viseur, il tenta de maitriser les tremblements de plus en plus violent de ses bras affaiblis et tira à plusieurs reprises, se corrigeant sur le résultat des impacts. Le temps s’écoula, il en prit beaucoup mais il cala finalement les neufs balles sur la cible. La précision laissait fortement à désirer, le nombre d’essais également mais l’objectif était rempli.

"Voyez-vous mon cher Vincent, il se trouve que je ne vous ai pas tout dit. En réalité, les spartiates furent les premiers à comprendre qu’une qualité plu-valait sur la quantité. Quoique, de nombreux et houleux débats sévissent encore sur ce sujet.
Effectivement, Le plus important est l'éducation spartiate : l'agôge. Elle concerne d'abord les futurs hommes. En effet, peu de temps après sa naissance, l'enfant est montré par son père aux anciens de la tribu qui l'examinent ; s'il est bien formé et robuste, on le garde, sinon, il est exposé.
De 7 à 18 ans, le garçon est pris en charge par l'Etat, donc enlevé à sa famille, pour vivre en communauté. Entre 18 et 20 ans, il subit la formation militaire. Par la suite, et jusqu'à l'âge de 30 ans, il continue à vivre en communauté dans des casernes.
Ce n'est qu'après cette durée qu'il peut être intégré dans un club de citoyens. Il devient alors membre d'un syscitions. Une fois intégré dans un suscitions, le jeune homme devient citoyen avec le titre de homoios (Semblable). L'intégration dans le suscitions se fait par le vote. Si une seule voix se refuse, le jeune homme est hypomeion (inférieur). Il conserve ses droits civils mais n'a plus de droit politique.
Une fois élu, l'homois partage ses repas avec les membres de son club, une quinzaine, jusqu'à l'âge de 60 ans. C'est seulement alors qu'il est libéré de ses obligations militaires. Il peut devenir alors géronte. Chaque " semblable " reçoit de l'Etat une portion de terrain cultivé par des dépendants : les hilotes. Chaque mois, le citoyen est censé apporter à son suscitions une part de la production de son lot.

C’est ainsi que, grâce à un avantage géographique, 300 spartiates très qualifiés tinrent têtes a des milliers d’envahisseurs, leur retirant malgré leurs défaite tout goût pour la bataille et les menèrent à la rédition quelques années plus tard."
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Vincent Cassard
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Sam 24 Juil 2010 - 2:04

- Je vous conseille à l'avenir de faire vos preuves au premier essai. Sur le terrain, le deuxième essai n'intervient souvent que si vous croyez en la réincarnation...

Sans davantage de compliment, il annota une énième fois son calepin et continua tout au long de son exposé sur l'histoire militaire spartiate. Bien qu'il resta parfaitement impassible, cette manie de raconter des histoires lui tapait un peu sur les nerfs.

- Veuillez me suivre... Pour votre gouverne, je vous rappelle que dans le cadre d'un contrat avec l'armée, désobéir à un ordre direct simple est passible de sanctions... Estimez-vous heureux de ne pas être militaire ou vous auriez déjà écopé de plusieurs jours au trou. La fatigue n'est pas une excuse. Dans ce cadre-là, je vous conseille donc très fortement de vous entretenir et d'éviter de simplement arrêter: votre statut de civil ne vous protégera plus. Et il ne vous protègera pas davantage sur le terrain.

Cassard emmena le professeur plus à l'écart et l'emmena à l'intérieur d'une case. S'y trouvait une table sur laquelle se trouvait une boite d'argile décorée, un calepin, un crayon, une gomme, un dictionnaire de poche de hiéroglyphe, quelques notes, une tablette recouvertes de hiéroglyphes et une boite en carton renfermant des objets.
La boite décorée attirait particulièrement l'attention. un couvercle consistant en neuf "cases" sur lesquelles étaient réparties 8 trous sur chaque case extérieur, laissant celle du centre vierge.
La boite, elle, contenait 8 plaquettes de taille correspondantes chacune avec des hiéroglyphes inscrit sur une face et une tige sur l'autre face, tige chaque fois taillée différemment au bout.

- Pour nous assurer que vos compétences seront utiles au programme et adaptées à la diligence militaire requise, nous allons nous adonner à une dernière épreuve. Vous avez devant vous une tablette recouverte d'un dialecte dérivé de l'égyptien ancien. Un précédent archéologue a identifié certains termes inconnus et les a traduits dans les notes. Vous devrez donc vous servir de votre tête pour compléter les trous. Avec les informations qui s'y trouvent, vous pourrez ouvrir la boite et récupérer ce qui s'y trouve. Bonne chance. Vous avez une heure.

*topo*
Bon, on touche au bout. Tu peux te faire plaisir pour ton travail de déchiffrage. Tu pourras aussi facilement noter que rien n'est d'époque mais reste bien imité.
Le texte est en réalité un serment de fidélité au pharaon en huit phrases suivi d'une indication.

Pour pharaon, fils d'Horus.
Au nom de son père Horus.
Au nom des dieux.
Seul roi d'Egypte après le départ de Ra.
A toi, vie, santé et force.
Je jure de te servir.
De donner ma vie pour toi comme pour Ra lui-même.
De ne cesser qu'à ma rencontre avec Anubis.

Seul le plus fidèle serviteur et le meilleur serviteur, de sa naissance à sa mort sous le soleil, pourra accéder à ce cadeau de son roi et de ses dieux comme ultime récompense.


Le quart des termes t'es inconnu et un autre quart provient des notes. A noter que l'indication est à déchiffrer en faisant la proximité avec des termes égyptiens approchants.
Pour ouvrir la boite, tu dois placer les huit phrases du serment reproduites sur chacune des tablettes selon un ordre cyclique:
1-2-3
8-0-4
7-6-5
(0 est le "bouton")

Petite surprise: si tu te trompes de combinaison, Cassard a fait placer un petit piège qui t'enverra quelques volts dans les mimines. Rien de dangereux mais de quoi bien surprendre et causer un peu de douleur.
Note: passé l'heure, tu es recalé. Donc, ne déborde pas pour faire joli. Sois réaliste mais débrouille-toi.

Arrête-toi à l'ouverture. Je te décrirai le contenu dans ma réponse.
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Lun 2 Aoû 2010 - 23:47

HRP :

Toutes mes excuses, joueur de Vincent et pour le reste des occupants de ce forum, mais de gros problémes hrp m'obligent à prendre congé de vous.
J'éviterais de me justifier quant aux soucis que je me dois de régler au plus vite et vous prie de comprendre le retrait définitif de Jethro Pére-Comté.

Adieu.

PS : J'ai tout de même passé un trés bon moment auprés de vous, je reviendrais peut-être un jour.
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Vincent Cassard
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MessageSujet: Re: [Vincent]Examen de Jethro Pére-Comté   Mer 4 Aoû 2010 - 11:29

HRP:

Aucun souci. Je te souhaite bonne chance et j'espère vivement que tes problèmes s'arrangeront.
Cela aura été un plaisir d'être ton entraineur (bien que Vincent lui-même ne doit pas partager mon avis^^) et si tu décides de revenir, tu seras parfaitement le bienvenu.

Aurevoir
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