La porte des étoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Un peu de tranquilité (libre)

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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Un peu de tranquilité (libre)   Mar 8 Juin 2010 - 13:34

Après les missions d'avril/mai


Quartier

Une bonne nuit de sommeil n'avait pas effacé la douleur qui me serrait le coeur. J'avais l'impression que j'allais devenir folle et ce n'était pas seulement à cause de cette foutue mission, du caporal et de tout ce qui une fois de plus nous était tombé sur la tête. Je commençais sérieusement à en avoir marre mais étant donné que l'on nous avait demandé d'être prêt à tout instant, je m'étais levée de bonne heure pour m'entrainer espérant une fois de plus chasser mes idées noires, mais en vain encore et toujours. La journée ressemblait à tant d'autres, entrainement, douche, mess. La seule différence étant qu'une fois encore, je n'avais guère le droit de m'éloigner de la base, au moins Mathieu pouvait utiliser ses hommes pour autre chose que ma surveillance, et j'avais un peu moins l'impression d'être une gamine affublée de baby sitter. J'aurais sans doute du me sentir mieux, mais c'était loin d'être le cas. J'aurais aimée pouvoir rejoindre Paris, voir mon père, mais même si je le voulais, ça serait impossible, Mathieu ne m'accorderait pas cette permission, d'ailleurs il ne m'accorderait rien du tout étant donné qu'il avait décidé de m'ignorer totalement. Sans doute la meilleure façon de ne pas souffrir, je m'étais toujours trouvée très conne de ne pas agir de la même façon, mais moi c'était plus fort que moi, je n'arrivais pas à oublier si simplement.

Devant mon bureau j'hésitais quelques instants, le regard fixé sur la gourmette offerte par Matt que j'avais abandonné depuis longtemps ici, mais une fois de plus je partis sans elle, même si c'était particulièrement injuste, je lui en voulais toujours pour se qu'il avait dit en mission. Sans réellement savoir où j'allais, je quittais mes quartiers, et cette ambiance trop pesante à mon goût. Si je n'étais pas en service, je portais tout de même mon uniforme, mais mes cheveux étaient détachés m'aidant pas mal à dissimuler mes cernes et mes yeux rouges, le maquillage ne faisait malheureusement pas de miracle. Déambulant dans le SGC, je cherchais un endroit où j'étais sûre de ne pas croiser quelqu'un, en faite Mathieu et Matt, les autres je m'en foutais un peu. Finalement ce n'était pas à l'intérieur de la base que j'allais trouver un calme relatif. Quittant la base, je profitais quelques instants du vent frais, avant de m'éloigner un peu plus de l'entrée de la base. Se sentir seule avait quelque chose d'agréable, et lorsque le bruit des oiseaux et de la nature commencèrent à me taper sur les nerfs, je sortis mon Ipod, il parait que la musique adoucis les moeurs, c'était le moment de vérifier. Fouillant dans ma veste, j'en sortis par la même occasion une petite carte où était inscrit un numéro de téléphone, l'observant un long moment, je finis par reporter mon attention sur le paysage campagnard qui entourait la base avant de pousser un long soupire las.

_________________

Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n’en former plus qu’une. Elles dépendent alors à jamais l’une de l’autre. Elles sont indissociables et n’auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d’une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l’autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s’éteindraient aussitôt. L’une ne peut continuer son voyage sans l’autre.

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Mar 8 Juin 2010 - 17:28

Ahhh, le bon air de la forêt, le calme champêtre... Rien de tel que cela pour se ressourcer ou apaiser un esprit torturé. Rakel essayait de faire le vide quand malgré le son de son baladeur, elle entendit un éclat de voix. Ce qui l'étonna c'était la familiarité de cette voix. Cela venait de pas très loin. Deux hommes étaient en grande conversation et l'un d'eux élevait la voix de façon très régulière, visiblement très, très remonté. L'autre en revanche restait calme.
En se rapprochant discrètement, elle finit par reconnaître la voix de la personne excédée, c'était celle de Virgile. Le ton était menaçant. Pas comme elle avait pu l'entendre lors de ses remontages de bretelles à la base, c'était clairement différent ici. On sentait qu'il était loin d'être de marbre, la voix vibrant de rage à peine contenu.


"... de prendre contact avec elle?! J'avais fait passer la consigne non? PAS de contact avec Peleonor! A vouloir jouer le petit prodige qui retourne un agent SG, tu as failli tout foutre en l'air, pauvre con! Vous aviez les dossiers, vous saviez qui contacter et persuader et toi, tu files direct titiller une tête de bois avec ton équipe de bras cassés aussi discrets qu'une bande de rappeurs dans un diner de charité sur l'Île Saint Louis! Et avec le carnage que vous avez foutu sur cette planète... C'était trop compliqué de poser des brouilleurs radios dans la salle d'embarquement? Vous pas connaître technologie radio?"

L'autre répondit d'un ton sensiblement railleur et là, flash! La voix de l'agent de la DCRI, le fameux Tajid dont elle avait parlé un peu plus tôt pour défier son "grand frère".

"Relax, Virgi. C'est pas comme si j'allais me la mettre au lit ta petite protégée. Je suis les ordres moi aussi. On me dit tu contactes le leader de SG3, je contacte le leader de SG3. Tu sais très bien ce qui arrive quand on prend trop de libertés avec le règlement. Tous les macchabées que tu as semé derrière toi, ça t'a mené direct au placard alors tu devrais faire un peu moins le toréador et être un peu plus reconnaissant car c'est pas pour tes compétences que l'on t'a sélectionné pour cette enquête au BSPC. On sait bien comment tu fonctionnes, nous aussi on a les mêmes idéaux, tu le sais aussi bien que nous le savons..."

Virgile lui tournait le dos, sa silhouette donnait l'impression qu'il était contracté au possible. L'autre était détendu, cela se voyait dans la façon dont il bougeait, dont il parlait. De toute évidence, il pensait dominer la situation et par la même occasion l'agent du BSPC. Les deux se connaissaient et parlaient comme s'ils travaillaient pour le même employeur... Et cet employeur ce n'était pas la DCRI, sinon pourquoi se voir dans les bois au milieu de nulle part?

"Elle est quand même mignonnette cette petite souris, je me la passerai bien à la casserole... Enfin, j'veux pas te piquer ta chasse gardée, il paraît qu'elle et toi vous filez le parfait petit amour dans les coins sombre du..."

Il ne finit jamais sa phrase, Virgile s'était retourné d'un geste tout ce qu'il y avait de plus banal et dégainant par surprise, en un instant il lui avait logé deux balles, une dans le cœur, une dans la tête, les deux tirs étant étouffés par un silencieux.
L'agent ripoux de la DCRI à peine tombé au sol, son bourreau se posta au dessus de lui et lui vida les dix huit autres balles dans la poitrine et la tête. Il sembla lui falloir quelques secondes pour s'apercevoir que l'arme était déchargée. Du sang avait giclé sur son pardessus et son visage, mais il n'y avait pas prêté attention, regardant un peu surpris le cadavre truffé de plomb qui gisait à ses pieds comme s'il l'avait vu apparaître d'un coup comme par magie. Quelque chose ne tournait pas rond dans cette affaire...
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Mar 8 Juin 2010 - 20:28

Allongée dans l'herbe, j'observais le ciel gris, une musique calme et déprimante dans les oreilles, il n'y avait pas à dire, cette journée s'annonçait pour être plus que médiocre, et je ne croyais pas si bien dire. Alors que j'arrivais enfin à me vider l'esprit, du moins autant que je le pouvais, des bruits de voix se firent entendre, impossible d'être tranquille dans ce bled, c'est pas croyable. Retirant mes écouteurs, j'eus la surprise de me rendre compte que je connaissais cette voix. A moins que je devenais parfaitement folle se qui était tout aussi possible. Malheureusement pour moi la curiosité avait toujours été l'un de mes principaux défauts, aussi je me levais doucement, rangeant mon Ipod dans l'une de mes poche, et vérifiant par précaution, le couteau à ma cheville qui ne me quittait jamais lorsque je portais cette uniforme. Mais il s'agissait plus d'un réflexe qu'autre chose, j'étais plus ou moins sur mon territoire, le SGC était tout prêt je ne risquais rien. Prenant soin de ne pas trahir ma présence, je m'approchais le plus prêt possible des voix, d'abord sans pour autant voir le visage des deux hommes, mais nul besoin, je reconnaitrais cette voix entre milles, c'était Mathieu. Je ne pus m'empêcher de froncer les sourcils, son timbre était emprunt d'une rage que je ne connaissais pas, mais il ne fallut que peu de temps pour que j'en connaisse la raison.

Ils parlaient de moi. Doucement, je m'approchais un peu plus, ne perdant pas une seule de leur parole alors que mon estomac se nouait, tout ceci n'était pas net, et je ne voulais pas croire les évidences qui se présentaient à moi. Et pourtant petit à petit la rage naissait en moi, je revoyais le visage du caporal alors que Mathieu parlait au responsable de tout ça. Si j'avais cru les deux hommes assez stupides pour sortir sans armes je me serais sans doute emporter, mais là mis à part laisser couler une larme je ne bougeais pas d'un pouce, observant ce Tajid qui avait osé me menacer ouvertement. Trop haut placé pour y toucher, visiblement Mathieu savait de quoi il parlait... Je me sentais particulièrement trahit, par l'une des rares personnes en qui j'avais une confiance aveugle et si je restais parfaitement silencieuse, mon corps trahissait mes émotions, au point que ma lèvre inférieur tremblait. Je le haïssais de m'avoir mentis, je le haïssais parce qu'à cause de lui je me laissais atteindre à un point qui en devenait douloureux. J'aurais sans doute échanger, à cet instant, n'importe quel blessure pour ne plus sentir ce poids sur mon ventre et ce pincement au coeur. Mais ce n'était pas pour autant que je détournais mon attention de la discussion, je voulais en savoir plus, pourquoi? Ca je l'ignorais, mais peut être que lorsque j'aurais retrouvé ma lucidité je trouverais une réponse.

Alors que Tajid se mit à faire des remarques plutôt douteuses sur mon dos sans que ça ne me fasse le moindre effet, j'observais Mathieu, tout en me demandant quel mensonge il m'avait encore caché et surtout jusqu'à quel point il m'avait mentit. Pourtant combien de fois mon père m'avait dit de ne faire confiance à personne, j'étais stupide, totalement stupide. Alors que je continuais à fixer Mathieu, il se retourna, fichant 2 balles dans son collègue, et il me fallut faire tous les efforts du monde pour retenir un cri. Je tremblais, la main figée devant ma bouche alors que Mathieu s'acharnait sur cet homme que je ne devais pas toucher parce qu'il était soit disant trop important. Je ne le reconnaissais plus, probablement parce que je ne l'avais jamais réellement connu. Alors que son arme était à présent vide, je semblais moi aussi reprendre mes esprits, j'attrapais mon couteau au cas où. Où quoi ? Je n'arrivais plus à réfléchir il s'agissait plutôt là d'un instinct basique. Puis reculant sans aucune précaution, n'arrivant pas à détacher mes yeux de Mathieu. Sauf que lorsque l'on ne fait absolument pas attention à se que l'on fait il est évident que l'on fait des conneries.

Je me pris les pieds dans des broussailles, me retrouvant en quelques secondes par terre. La main crispée sur le couteau, je tentais de me relever en vitesse mais tomba une fois de plus. Je pris le temps de réfléchir quelques instants, mais la panique laissa place à la colère, je ne pouvais pas laisser le SGC même si j'en mourrais d'envie, même si je voulais m'éloigner de tout ça. Au contraire j'allais plutôt assumer mes actes pour une fois, et je me relevais. Cette fois au lieu de reculer, je fonçait tête baissée en direction de Mathieu, le couteau toujours à la main. Alors que je sortis de ma planque, je ne pu m'empêcher de poser mon regard sur ce qui restait de Tajid, se qui provoqua inévitablement de nouveaux tremblements et larmes. Mais finalement ce fut sur Mathieu que je posais le regard, essayant d'éviter cette horrible vision.

"Je peux savoir dans quel camp tu es?"

Je ne m'y attendais vraiment pas, mais ma voix tremblait malgré la rage que j'y mettais, se qui dominait c'était ma détresse, la même que celle que l'on pouvait lire dans mes yeux. M'assurant de ne pas le laisser s'approcher trop prêt de moi, reculant à chacun de ces gestes, et restant menaçante je poursuivais.

"Qu'est se que tu me cache encore? Tu avais envie de jouer c'est ça les journées au SGC étaient trop longues et trop ennuyeuses? Tu as foutu la petite souris dans le labyrinthe pour voir comment elle s'en sortirait?"

C'était avec rage que je crachais ces mots, reprenant les mots utilisés par Tajid quelques instants plus tôt. Et c'est surtout avec une douleur que prononçait à présent l'évident.

"Les membres d'SG12 sont morts à cause de toi tu savais..."

Je ne baissais pas la garde de mon couteau mais la douleur était de plus en plus oppressante alors que je ne quittais pas des yeux le visage de Mathieu. Il m'avait sauvé, ça ne pouvait pas être lui, il m'avait sauvé la vie à Noël, c'était lui qui m'avait protégé de la sorcière, c'était mon prince. Mais non, je n'avais plus quatre ans, je ne pouvais pas me laisser aveugler par ce genre de connerie, les princes n'existent pas, ce monde est pourri. Essayant d'y mettre le plus de conviction possible, histoire de m'en persuader moi même, je ne pus m'empêcher de lui cracher au visage la chose que je souhaiterais réellement, juste pour arrêter de souffrir :

"JE TE HAIS."

Mais j'avais beau crier autant que je voulais, ma voix et mes yeux ne reflétaient que ma douleur et mon désespoir. Je ne devrais pas me trouver ici, je devais partir, prévenir les autorités concernées, et pourtant mes jambes ne me répondaient pas, j'étais comme figée, pourtant mon esprit me criait de partir.

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Mer 9 Juin 2010 - 0:32

Rakel fut peut être la première personne au monde à voir cette expression sur le visage de Virgile, la surprise la plus totale. Elle n'avait pas dû y faire attention, mais le temps qu'elle gagne son duel avec le buisson, l'agent avait rechargé et s'était décalé prêt à faire feu, son arme manquant de lui tomber des doigts quand il avait vu le leader de SG3 sortir de l'enchevêtrement de branches et de feuilles comme un diable sort de sa boîte, l'invectivant en pleurant et jurant.
Il la regarda un instant, regarda le couteau qu'elle avait en main, puis son arme et démontant le silencieux, la remisa dans le holster avec un soupir résigné.


"Rakel?..."

Le ton était d'un calme trompeur, son regard trahissait une inquiétude notable. L'agent du BSPC ou plutôt le grand frère, s'était rapproché d'elle sans donner l'impression de prêter attention au poignard qu'elle tenait en main.

"Je n'ai trahi personne, et surtout pas toi. Moins tu savais de chose, plus la marge de manœuvre était simple. Tu ne sais pas de quoi sont capables ces gens, tu n'as pas le début du commencement de la moindre idée de jusqu'où leur influence remonte! Il y a des agents corrompus dans la plupart des services de l'état et pas que le nôtre, leur degré d'implication dans les affaires d'Hégémonie, c'est ainsi que ce groupe se fait appeler, est variable, mais le BSPC est le plus touché de par la nature de ses enquêtes et de sa mission. Cela a permis à ces gens de mettre la main sur des technologies de pointe, pas forcément extraterrestres d'ailleurs, dans noble but d'asseoir peu à peu leur domination dans le monde. Pas une domination dictatoriale, non, ils gouvernent en sous main, influencent les politiques et dans certains cas, les font "remplacer". Ils te servent de beaux discours, mais la seule chose qui les intéresse, ce n'est pas l'avenir de la nation ou quelque chose du genre, mais quel pouvoir ils obtiendront, combien ils vont récolter sur les places financières. Grâce à une certaine politique, ils ont pu recruter des agents du renseignement français et c'est ainsi qu'ils ont eu vent du programme Porte des Etoiles.

De mon côté, les services de contre espionnage m'avaient mis sur la touche et quand on m'a muté au BSPC c'était pour bien me faire comprendre que ma carrière était foutue et que je n'avais plus aucun avenir. Le BSPC c'est aux services secrets ce qu'une sixième roues est sur une voiture, un truc inutile dans lequel on colle ceux que l'on veut foutre au placard ou les bons copains qui pourront tranquillement toucher une rente à vie. Ce programme a tout changé. Si je te disais que le premier agent qui s'est occupé de cette affaire a eu accident de voiture et qu'il n'y a pas survécu, cela t'étonnerait? En fouillant bien par la suite j'ai trouvé les traces d'une transaction financière un peu mal camouflée. Il avait sans aucun doute vendu des information sur le programme et en a été remercié par un aller simple pour le boulevard des allongés. Son cadavre n'était pas encore froid que mon supérieur m'appelait. Depuis que j'étais muté là bas, c'était la première fois en quatre ans qu'on m'appelait pour une telle affaire. J'avais toujours eu droit à des enquêtes que n'importe quel gratte papier aurait pu régler et là je me retrouve à enquêter sur le programme le plus secret de France voire de la planète "parce que je suis un agent expérimenté et de confiance".
J'ai vite compris ce qu'il en serait quand on a m'a approché pour me faire part de certaines propositions. J'avais été sorti du placard parce que mon profil correspondait à ce que "certaines personnes" recherchaient. Si je devenait un de leurs collaborateurs, je pourrai aider mon pays à acquérir plus de puissance qu'il n'en avait jamais eu. Je n'avais juste qu'à mener l'enquête et faire en sorte qu'elle piétine. Laisser le temps à certaines personnes de faire leur mission en attirant l'attention sur d'autres. Ranks a été parfait dans son rôle de bouc émissaire, il ne le sait sans doute pas mais sa mission était sans aucun doute d'attirer l'attention des gens sur autre chose que les vrais coupables.

Ces gens ont cru qu'ils pourraient me mettre dans leur poche avec de belles paroles et de belles liasses de billets, des promesses de responsabilités, de réintégration dans le service anti-terroriste voire carrément d'en prendre la tête. C'est eux qui ont fait en sorte que Parray tombe et que je me retrouve à la tête du SGC pour leur donner un meilleur contrôle des choses et je dois donner le change si je veux découvrir qui est impliqué dans la base.
Je n'ai pas trahis SG12, pourquoi crois tu que je vous serine avec les horaires de départ et de retour? Parce que je sais depuis longtemps qu'ils ont la Porte Bêta. Elle n'a jamais été transférée sous notre juridiction. Celle qui est stockée sur le plateau d'Albion est une réplique en acier et plastique. Un de leurs spécialistes m'a expliqué le principe de priorité, je devais donc tout faire pour éviter que nos Portes soient actives au même moment. En leur donnant les créneaux d'activation de notre propre Porte, j'augmentais les chances de survie de vous tous! S'il n'y avait pas eu les incidents de SG5 et 12, personne ne se serait rendu compte de l'existence d'une autre équipe. J'aurai pu mener mon enquête... Mais rien ne se passe jamais comme prévu n'est ce pas?"


Il lui adressa un triste sourire. Sa main droite se leva comme pour toucher la jeune femme, hésita à mi parcours et retomba finalement. L'agent s'éloigna d'elle, lui tournant un peu le dos.

"J'ai beau essayer de me dire que mes sentiments ne sont pas naturels, que c'est une fichue aberration provoquée par quelque chose issu de la Porte, ça ne change rien au final... Je tiens à toi. Trop peut être... Sinon je n'aurai pas transformé ce crétin en clafoutis au pruneaux même si cela me démangeait depuis le début."


Il se laissa carrément tomber au sol, s'appuyant contre un arbre. Il avait totalement désemparé, loin de l'image qu'il donnait tout le temps. Virgile Dante, l'implacable directeur du programme n'était à cet instant que Mathieu Emalet d'Anjou, un grand frère malgré lui complètement dans le brouillard, vulnérable.

"Tu crois vraiment que je pourrai te faire défaut?"

La voix de Mathieu vibrait étrangement, étranglée par des émotions qu'il peinait à refouler au quotidien. Penser qu'elle put douter de ses sentiments donnait l'impression de lui faire autant de bien qu'une décharge de chevrotine dans le ventre.
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Mer 9 Juin 2010 - 1:56

L'arme de Mathieu pointé sur moi ne me faisait ni chaud ni froid, il y avait pire que la mort, j'en étais persuadée aujourd'hui. Mais bien qu'il rangea son arme, dès que Mathieu s'avança vers moi, je me mis au devoir de reculer, comme quoi mes jambes avaient décider de m'obéir un minimum et pourtant je restais là à le regarder, sans pour autant avoir confiance en lui. Je n'arrivais pas à y croire, d'ailleurs mon assurance si frappante d'habitude avait prit des vacances, je tremblais toujours, le visage détrempée de larme. Ce n'était que d'une oreille que j'écoutais ses paroles, sans doute parce que je souffrais autant physiquement que mentalement. Ses belles paroles étaient bien trop facile, je ne savais effectivement pas se qui se tramait au dessus de ma tête mais je ne pouvais oublier se que j'avais vu et se que j'avais entendus. A vrai dire pendant toute sa tirade, je ne bougeais pas, ou à peine, parfois la garde de mon couteau retombait doucement, mais je me reprenais toujours bien vite. Il m'avait mentit une fois il pouvait bien recommencer et de toute façon la seule personne qui pouvait commenter ses dires se trouvait au sol avec 20 balles dans le corps, du moins se qui en restait. Et tout ça pour quoi? Quelques mots déplacés. Plus j'y pensais et plus j'en souffrais, ce type était un danger public, et se trouver dans une forêt avec quelqu'un comme ça n'était pas spécialement recommandé. Il n'avait rien d'un prince, lui c'était le grand méchant loup et j'étais la connasse de blanche neige qui ne trouvait rien d'autre à faire que d'aimer le grand méchant loup. Décidément quand je me mettais dans les conneries j'y allais jusqu'au bout. Malgré mes pensées qui se bousculaient, je l'écoutais toujours, pleurant toujours comme une gamine. Je détestais montrer ma faiblesse mais à cet instant précis la souffrance était trop grande pour faire comme si de rien n'était, même moi je n'avais pas les épaules assez largues pour supporter ça.

Tant bien même il me dirait la vérité, ça me faisait une belle jambe à présent, qu'est se que nous allions faire, surveiller nos montres toutes les deux secondes ? Ca recommencerait, et à présent j'avais du mal à croire que Mathieu ne savait pas où se trouvait cette foutue porte des étoiles, et encore plus pourquoi l'idée d'une bombe ne lui avait pas traversé l'esprit alors que j'étais persuadée que je n'étais pas la seule à y avoir pensée. Une bombe Tok'ra aurait fait l'affaire, même pour moi qui n'aimait pas les serpents. Ranks qui avait servit de bouc émissaire, ce qui c'était passé à Londres, la mort de SG12, c'était trop, comment pouvait il dire qu'il était de notre côté? Le SGC n'avait jamais été aussi mal que depuis qu'il en était à la tête, et moi je n'avais rien vu venir, trop occupé avec mes problèmes à la con. Rien ne se passait comme prévu effectivement, mais il était clair que si SG5 et 12 n'avait jamais découvert l'utilisation de cette autre porte, tout ceci aurait continuer et jusqu'à quand ? Jusqu'à se qu'ils arrivent à mettre la main sur le SGC probablement. Moi qui avait des tendances méfiantes, pour ne pas dire paranoïaque, je me retrouvais dos au mur, les aveux de Mathieu avaient sans doute pour but de faire en sorte que je lui pardonne mais je n'avais pas la moindre intention de revivre un jour ou l'autre un douleur pareille, et la meilleure façon pour éviter ça c'était encore de ne faire confiance à personne, pas même à lui, malgré se qu'il avait fait pour moi. De toute façon même Matt m'avait déçu, preuve que l'on ne peut compter que sur soit dans la vie. Dure leçon que je connaissais pourtant déjà depuis longtemps quelle stupidité d'avoir voulu la mettre à l'épreuve.

"Bienvenue au SGC."

Et oui au SGC rien ne se passait jamais comme il le fallait, un peu comme si les lois de la logique n'avait plus court ici. Mais essayer de faire la dure ne changeait rien son sourire me brisa le coeur, tout en essayant de ne rien laisser paraitre, mais ça ce n'était chose facile lorsque l'on tremble et pleure toutes les larmes de son corps. Mais malgré ça, j'eus tout de même un mouvement de recul lorsqu'il leva la main vers moi, la méfiance d'un animal blessé. J'étais incrédule face aux paroles de Mathieu, voilà qu'il avait descendu un mec simplement parce qu'il avait dit qu'il me prendrait bien dans son lit et qu'il avait insinué que je couchais avec lui, mais il fallait qu'il se réveille, sur le deuxième point, plus de la moitié de la base était sans doute avec lui.

"Et tu compte descendre tous les mecs qui émettent l'hypothèse que l'on se fait des sauteries dans ton bureau? Ou simplement ceux qui voudraient m'avoir dans leur lit? Non parce que concernant la première hypothèse, fou carrément le feu au SGC ça ira plus vite, même les personnes qui me connaissent le pensent."

Y compris Matt. D'ailleurs cette pensée était douloureuse, je n'aurais jamais imaginé qu'il écouterait les bruits de couloirs me concernant. Je ne pu m'empêcher de jeter un coup d'oeil à se qu'il restait de ce foutu mec bien trop sûr de lui, et même si je l'aurais bien tué moi même, je ne pu réprimer une grimace de dégoût.

"Tu... Tu l'as massacré ce type, et sans vraie raison et après tu me demande quoi ? De te croire? De te faire confiance?"

Grimaçant, je le regardais, visiblement il souffrait autant que moi. Oui mais moi je n'avais pas transformé un mec en passoire il y avait 5 minutes.

"Je ne sais pas à quoi tu joue avec moi. Un jour tu me colle un groupe de baby sitter au cul, le lendemain tu me dis de dégager, et le surlendemain tu blinde un mec qui parle mal de moi. Il faut savoir se que tu veux merde. Je suis pas un chaton que tu peux foutre au placard dès que ça te chante, surtout que tu ne te gêne pas pour t'initier dans ma vie."

Je parlais bien sûr de ma relation avec Matt, quoi que depuis quelques temps c'était plus une non relation étant donné que nous nous évitions totalement. Et même si je souffrais de le voir ainsi, je gardais mes distances, plus pour ma santé mentale que physique. Même si pour une fois je devais avouer que j'avais sincèrement eut peur de lui.

"Depuis quand tu te préoccupe de se que je pense? Je peux savoir où tu étais lorsque l'on était sur le terrain en train d'essayer de sauver Chatelet pour que dale? Dire que tu as osé nous servir ton petit discours alors que tu savais très bien que ça aurait pu arriver à n'importe quelle équipe. Tu crois vraiment que sur les autres planètes on a le temps de surveiller nos montres? Et que..."

Là j'allais être méchante et lui balancer à la figure que si ça ne tenait qu'à lui j'aurais déjà embrassée l'iris, mais contrairement à d'habitude, lui balancer ses vérités à la tête ne me faisait pas le moindre bien, au contraire même plus le temps passait, plus je parlais et plus je me sentais mal. Cette fois mon couteau était bel et bien baissé, tout comme ma méfiance, le regard sur Mathieu, je restais silencieuse, ravalant ma fierté.

"J'ai mal, et ce n'est pas une douleur supportable, je ne veux plus jouer."

J'étais sincèrement désemparée, et je rangeais mon couteau, bien que je tremblais encore, je commençais à me calmer, tout en prenant bien soin d'éviter de poser mon regard sur le cadavre qui se trouvait non loin. Pendant quelques secondes, ce fut la gamine face à la méchante super nanny, face aux vilains nains, qui apparu sur mon visage, celle qui attendait que son prince charmant la sauve, mais ça ne dura pas, rapidement, je me repris et effaçais cette personnalité, trop fragile à mon goût.

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Ven 11 Juin 2010 - 3:34

Au lieu de s'énerver, de lui répondre du tac au tac, voire même de réagir tout simplement, Mathieu ne fit que hausser les épaules. Visiblement, elle ne voulait pas le croire, alors à quoi bon se lancer dans des justifications, lui expliquer pourquoi il agissait de la sorte...

"je pourrai te donner mille raisons à tout ça. Mais puisque tu ne veux pas croire ce que je dis parce que j'ai déjà menti. Ce que j'ai fait et ce que je fais, c'est dans l'intérêt de la nation... Enfin, ça c'était avant ce fichu Noël. Non, je ne descendrais pas tous ceux qui t'approchent, oui, malgré toute ma bonne volonté pour reprendre en main les choses je me retrouve toujours à considérer une étrangère comme ma soeur. C'est complètement illogique, mais c'est ainsi, rien n'y fait, tu es devenue ma soeur et c'est comme ça, je dois faire avec... Alors oui, j'ai soufflé le chaud et le froid, j'ai laissé mes sentiments pour toi prendre le pas sur la logique, la prudence et tout ce qui a guidé mes pas jusqu'à présent. tu veux savoir pourquoi j'ai transformé ce salaud en passoire? Parce qu'il a tout simplement dit qu'il allait te tuer. La dernière femme avec laquelle il s'est amusé on a pu l'identifier grâce à son ADN... C'était la soeur d'un trafiquant d'arme, mais elle n'avait rien à voir avec son affaire. Des rapports d'enquête et de planque le montraient, mais monsieur a suivi son feeling et a commencé à la draguer, et un soir il a fait coup double, il l'a lacérée comme une pièce de boucherie afin de lui soutirer des infos qu'elle n'avait pas et pour envoyer un message à son frangin. L'affaire a été étouffée car ça a permis de faire sortir le loup du bois. C'est moi qui menait l'opération de plaque alors je sais très bien de quoi il retourne et il le savait très bien lui aussi."

Il se tut le temps qu'elle puisse faire un petit parallèle.

"Tu comprends maintenant? Le message qu'il m'envoyait n'était pas "je vais me faire ta soeur", mais "je vais la torturer à mort." Et s'il fait ça c'est que l'Hégémonie commence à avoir des soupçons me concernant ou qu'ils veulent me mettre à l'épreuve et toi tu es le sacrifice consenti. Il y a six mois je n'aurai pas réagi quoi qu'il m'ait dit et tu aurais fini en petits morceaux à donner toutes les infos que tu sais sur le programme, et tout le reste. Il y a du avoir des informations qui ont filtré sur nous deux et peut être a t il voulu s'en servir... Je ne sais pas trop, j'avoue que j'ai perdu mon sang froid. L'idée qu'il te fasse subir ça..."

Péniblement, comme accablé par la fatigue, il se releva et épousseta son manteau. Il sortit un mouchoir de sa poche et se nettoya le visage puis prenant un petit miroir qu'il avait dans la poche inspecta le travail pour voir si ça allait. Il jeta un oeil à sa tenue et nettoya ce qui était trop visible.

"je n'ai pas envie de jouer non plus, Rakel. Et ne crois que ce que je fais dans ce programme est facile tous les jours. Je sais que les équipes que j'envoie ont une chance de ne pas rentrer. Si j'ai donné les informations sur les créneaux horaires des équipes c'est justement pour minimiser ces risques. Je ne sacrifie pas mes hommes comme si c'étaient des consommables. Et je n'ai pas sacrifié Chatelet. Elle est vivante, elle a été conduite dans une clinique clandestine que je connais et qui ne pose pas de questions. Officiellement son corps a disparu durant le transfert au centre médico-légal ce qui arrange aussi Hégémonie. Si tu ne me crois pas, on peut y aller lui rendre une visite. Mais arrête de croire que je t'utilise. Ce que je ressens pour toi, ces sentiments sont sincères, Ne me reproche pas d'être bizarre, j'ai toujours vécu seul d'aussi loin que je me souvienne et là je me découvre une soeur et tous les sentiments qui vont avec. Je n'ai pas le droit d'avoir peur de ça, c'est si étrange de vouloir essayer de s'en protéger au début, de ne pas savoir comment gérer ça? J'exagère peut être en te collant des gardes du corps au kilo, c'est sans doute douloureux de te repousser - pour moi aussi soit dit en passant - mais comprends aussi ma position!"

Il se rapprocha d'elle sans lui laisser l'opportunité de la retraite. Il essayait de l'apaiser d'une façon qui ne lui était pas familière, mais dans tous les cas, sincère...

"Tu comptes pour moi. Je..."
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Ven 11 Juin 2010 - 14:51

Si rester debout était douloureux, je continuais à tirer sur mes forces pour ne pas perdre le peu de dignité qui me restait. Moi qui ne pleurais jamais avant mon arrivée ici, qui restait un monstre de méfiance et de froideur, je m'étais bien faite avoir par cette putain de base. J'avais cette horrible impression que ce moment durait depuis trop longtemps, et qu'il durerait pour l'éternité, que plus jamais il n'y aurait de moment de bonheur, sans doute à cause de mon estomac qui me faisait souffrir plus que de raison. Je rêvais de la "caresse" d'une lance serpent, les goa'ulds étaient des ennemis moins pervers que nos propres sentiments. Pourtant j'aurais du apprendre la leçon depuis longtemps mais mon jugement n'avait jamais été le meilleur. Pourtant si ma raison me poussait à me barre de cette forêt, de prendre mon sac et ma voiture afin de m'éloigner de ce mec, mon coeur m'empêchait de faire quoi que ce soit. Quoi que je disais, je l'aimais, bien plus que Matt, bien plus que mon propre père, et même si je savais que c'était du à un problème de la porte ça ne changerait rien. Je le savais depuis longtemps, les effets de la porte influençaient bien assez notre esprit, particulièrement le mien, même si mon coeur connaissait la chanson et que je savais que chaque homme qui m'approchait me faisait souffrir. Serrant mes bras autour de ma taille, j'écoutais ses paroles avec un air de dégoût, mais ça n'expliquait pas l'acharnement dont Mathieu avait fait preuve. Mais soyons un peu réaliste, je savais comment je réagissais lorsque l'on s'approchait de quelqu'un que j'aimais, la rousse en avait fait les frais, et si je ne m'étais pas acharnée c'était sans doute parce que je savais à quel point les munitions étaient précieuses en mission.

De toute façon j'avais beau faire la demoiselle choquée, est ce que je pouvais si facilement passer à autre chose? Probablement pas, sinon je ne serais plus ici, et je n'aurais même pas essayer de lui parler. Mais c'était perturbant de voir sa vie diriger par des sentiments si fort que la raison n'avaient pas de poids dessus. Je conservait tout de même ma petite fierté, si je ne tremblais pas devant des goa'ulds à tendance mégalo ce n'était pas pour m'inquiéter des menaces d'un petit maffioso à la française. Et si j'avais toujours les larmes aux yeux, je trouvais toujours à protester.

"Je ne suis pas un chaton sans défense, tu crois que ce mec me fou la trouille, je dois te rappeler se qu'on doit affronter derrière la porte? Il y a pas mal de chose qui ne sont pas dans les rapports de mission..."

Mouais je m'étais connu plus vigoureuse dans mes protestations, mais peu importe le monstre qu'il était sur terre, j'avais vécu pire, et même si sa carrure était plus imposante que la mienne, il n'avait rien de la force surhumaine des goa'ulds, ni les dents des dinosaures qui avaient essayé de nous bouffer il n'y avait pas si longtemps. De toute façon, cette perspective ne m'effrayait pas plus que ça, je n'étais pas suicidaire, mais à partir du moment où l'on choisissait de se balader en compagnie de divers monstres. D'ailleurs en quelques sortes pour la plus part des gens normaux, j'avais tout pour faire partit de ces monstres, y compris aux yeux de Matt. Et pourtant malgré cette réputation de personne froide et sans coeur la nouvelle sur l'état de santé de Chatelet me tira un soupire de soulagement, je m'en étais tellement voulu, d'ailleurs j'en voulais aussi à Matt pour ces remarques de chevalier blanc, à Mike pour son absence, il m'avait laissé me démerdé avec des pansements alors que ce n'était pas mon truc. Le poids d'avoir fait une erreur ayant coûté la vie à l'une de mes collègues s'envolait, c'était un soulagement que je n'espérais plus. Mais il fallait avouer que peu de personnes auraient réagit comme moi, je me contentais de regarder Mathieu essuyer le sang qui maculait son visage ne me sentant pas plus gêné que si il nettoyait un peu de boue. De toute façon, je voulais la peau de ce malade, il m'avait menacé, il ne fallait pas croire qu'il s'en sortirait aussi facilement, il ne savait pas à qui il avait osé s'en prendre, d'ailleurs une balle dans la tête était une mort trop douce à mon goût, enfin je me vengerais sur ses petits copains, ce n'était pas réellement un problème.

Perdue dans mes pensées, je ne remarquais qu'à peine Mathieu qui s'approchait de moi et pourtant j'eus ce même mouvement si habituelle lorsqu'il m'empêcha toute retraite. Tant de gens trouvaient si agréable d'être ainsi traité, et pourtant ma méfiance naturelle m'empêchait de profiter de ce genre d'instant, enfin d'habitude... Si le mouvement de recul avait tout d'habituel, au lieu de chercher à me débattre ou à fuir, je me contentais de poser ma tête sur son torse et de passer mes bras autour de son cou, comportement pour le moins étrange pour toute personne me connaissant un tant soit peu. Je n'étais pas des plus à l'aise, mais c'était plus la douleur que m'imposaient une fois de plus mes sentiments, que cette position qui, elle, était plutôt agréable. Essayant d'oublier mes pensées sombres, je terminais sa phrase :

"Je t'aime."

Ma façon d'agir, de penser, et même de parler, était tout à fait différente de celle que j'arborais au SGC. Ma confiance inébranlable en moi même avait disparu, j'avais cet air de petit chose fragile que je détestais tant, et cette foutu impression de retrouver mes 4 ans et mon incapacité à me défendre seule. Peu de gens pouvaient se vanter de m'avoir vu dans cet état, au SGC personne jusqu'à aujourd'hui. Mais rapidement les bonnes vieilles habitudes, si je restais dans les bras, je redressais la tête pour le regarder, reprenant un certain sérieux qui sonnait légèrement faux étant donné ma position.

"Et tu compte faire quoi pour Hégémonie?"

A cet instant, une crampe de peur me tordit l'estomac, il allait devoir s'expliquer sur cette disparition et ça ne risquait pas d'arranger les doutes de ces traitres.

_________________

Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n’en former plus qu’une. Elles dépendent alors à jamais l’une de l’autre. Elles sont indissociables et n’auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d’une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l’autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s’éteindraient aussitôt. L’une ne peut continuer son voyage sans l’autre.

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Ven 11 Juin 2010 - 17:00

L'agent ne s'était pas préparé à un tel "assaut" de la part de sa soeurette et il se retrouva fort dépourvu quand s'agrippa à lui. Légèrement pivoine, il ne savait que faire, mais ses bras agirent guidés par l'instinct du grand frère, la serrant contre lui, une main dans ses cheveux. Rakel pouvait constater que le calme plus ou moins apparent n'était justement qu'une façade. Son coeur battait la chamade, à croire qu'il venait de faire un marathon. Virgile était complètement perdu. La petite voix dans sa tête qui lui avait toujours permis de s'en sortir, de surpasser tous les problèmes, de venir à bout de tous les gêneurs, lui hurlait de s'éloigner de Rakel, ou mieux de lui réserver le même sort qu'à Tajid, avec Rakel liquidée de sa main, Hégémonie ne lui poserait plus de problèmes voyant qu'il était bel et bien l'animal à sang froid que l'on disait. Mais cette idée le révulsait au plus haut point. Il se moquait bien d'Hégémonie, du SGC et même de sa sacro-sainte patrie, la seule chose qui lui importait était la jeune femme qu'il serrait dans ses bras.
L'aveu qu'elle lui avait fait, lui avait arraché un petit sourire. C'était la seconde fois qu'elle lui disait. Pourquoi était si facile pour elle? Elle devrait patienter un peu pour qu'il puisse un jour lui répondre la même chose. En tout cas autre chose que ce qui franchit ses lèvres et qui lui sembla pas très adapté après coup, mais il faisait ce qu'il pouvait. L'avoir dans ses bras était déjà un petit miracle en soi, lui en demander plus était une véritable tyrannie.


"Je sais..."

Elle avait trouvé le moyen cependant de le morigéner quand à son comportement trop protecteur et il n'avait rien dit pour la faire taire ou pour nuancer son propos, il savait qu'il y avait des batailles qu'on devait perdre pour espérer gagner la guerre, celle là en faisait partie d'autant plus qu'elle était bien moins farouche qu'à l'accoutumée. tous les deux étaient éprouvés par ces sentiments nouveaux qui s'ils avaient été artificiellement implantés, n'en étaient pas moins réels et d'une étourdissante intensité.

Reprenant un peu pied, elle se comportait à nouveau comme le Major Peleonor que l'on connaissait au SGC, si ce n'était qu'elle était toujours dans ses bras et qu'il n'avait rien fait pour l'en chasser, en fait il comptait même profiter de cet instant autant que faire se peut car il se doutait qu'une fois la magie interrompue, la réalité reviendrait douloureusement creuser à nouveau cet immense fossé entre eux deux.
Sa question concernant ses plans vis à vis de l'organisation clandestine ne le surprit guère, de même que le ton inquiet de sa voix. Affichant un sourire carnassier que tout le monde craignait Dante lui répondit d'un ton plutôt détendu. Le fait d'avoir réglé ce qui était son plus gros souci donnait une belle relativité aux choses et les problèmes posés par Hégémonies lui semblaient bien triviaux en comparaison de la gestion de sa relation fraternelle toute neuve.


"Bah! Je leur dirai que tu as revu Tajid et que tu l'as liquidé. Comme tu fais partie du SGC et que lui n'avait aucune raison officielle de venir te poser des questions, je dirai que j'ai étouffé cette affaire et fait disparaître le corps de l'imbécile heureux qui n'a pas su écouter mes conseils avisés. J'avais donné une liste de noms des membres du SGC susceptibles non seulement d'être des agents potentiellement intéressés, mais également de personnes sur qui ils pouvaient faire pression en menaçant des proches. Cela me permettait de concentrer mes efforts de protection et de surveillance sur ces personnes là. On dirait que le poisson n'a pas voulu mordre à l'hameçon, ça leur aura coûté un excellent agent car crois moi, ce Tajid c'était vraiment un as dans son domaine. Il avait des contacts dans pas mal de milieux louches et pas seulement français, c'était un grand copains de mafieux albanais et tchétchènes. Même si personne n'est pour eux irremplaçable, sa perte va nous donner un peu de temps pour souffler et nous organiser.
Par contre il va falloir qu'on maquille sa mort et qu'on laisse filtrer quelques informations. Ecoute bien ce que je vais te dire car une fois tout lancé, il n'y aura plus le choix et l'erreur n'est pas une option. Tu veux que je te fasse confiance, tu veux que je ne te laisse pas sur la touche, très bien, tu vas avoir un petit aperçu de mon monde, très petit et très bref, mais il va falloir être aussi prudents que rapides à exécuter le plan."


Il décolla à regret sa petite soeur de contre lui et commença à ramasser les douilles de pistolet qu'il avait semé autour du cadavre, les glissant dans sa poche.

"Primo, il faut que tu ais l'air d'avoir combattu, il va falloir te cabosser un peu et te maculer de sang ici et là. Surtout au niveau des mains. Égratigne toi les articulations en donnant quelques coups sur un arbre, ça donnera l'impression que tu as pas mal cogné. N'y vas pas trop fort non plus, tu n'as pas affronté le Terminator. Quand tu auras fini, viens par ici et donne quelques coups de ton poignard dans le cadavre, met-en plein la main pour qu'on puisse voir l'hémoglobine et qu'on se dise que tu y es pas allée de main morte. Ca ne surprendra personne si on parle de mort en te voyant avec un pas mal de sang sur les fringues et sur les mains."

Virgile récupéra l'arme de Tajid après avoir enfilé des gants. Se baladait il toujours avec des gants de chirurgien dans les poches?

"Quand tu auras fini de te maquiller je tirerai deux fois. L'un des projectiles devra t'effleurer. Oui, je vais te tirer dessus, mais ne t'en fais pas, comme tu le sais et a pu le constater, je vise très bien. Je vais te récurer les côtes pour donner l'impression que tu as failli te prendre une balle en pleine poitrine. C'est très douloureux, mais sans conséquence. D'ici une semaine tu seras complètement guérie et d'ici là tu pourras penser à moi à chaque fois qu'une certaine personne se frottera d'un peu trop près à toi." Il avait beau sourire en faisant cette dernière remarque on pouvait sentir le grand frère trop protecteur tapis dans l'ombre. "Allez, en piste! Dès que j'aurai tiré et replacé l'arme dans la main de Tajid, je m'esquive. Toi tu appelles et je viendrais. Il faut qu'on me voit sortir du SGC ce qui va être tendu vu que l'on va entendre les coups de feu à des kilomètres à la ronde... Mais à coeur vaillant rien d'impossible. Tu resteras là. Si des membres du personnel arrivent, fais en sorte de les tenir assez éloignés du corps quitte à les menacer avec le pistolet de Tajid le temps que je débarque. La possibilité existe et est même plus qu'envisageable. Ca pourra nous servir, mais il ne faut pas qu'ils s'approchent trop près du corps sinon ils vont remarquer qu'il tient plus du clafoutis aux pruneaux que du carpaccio de porc. Prête?"

Même s'il lui posait la question, tout semblait déjà goupillé au micron près. déjà il la plaçait dans une certaine position pour lui tirer dessus. Mathieu était redevenu Virgile. Professionnel, minutieux, froid calculateur.
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Ven 11 Juin 2010 - 19:43

Il était effectivement rare que je sois aussi démonstrative, même Matt pourra en témoigner, et pourtant même si je n'appréciais que rarement le contact des autres, j'étais parfaitement bien dans ses bras, même si Mathieu semblait surpris par une telle réaction. Il faut dire que je m'étonnais moi même sur ce coup là, je me serais cru plus rancunière que ça, enfin il ne fallait pas se leurrer, il s'agissait de son privilège à lui. Difficile de comprendre comment des sentiments nés en une petite soirée, même pas en quelques heures étaient bien plus fort que la relation que j'entretenais avec Matt depuis plus d'un an, ou même que les liens du sang, mais ça ne me choquait pas plus que ça, j'aurais appris à m'accommoder de ce genre de chose, surtout qu'à cet instant j'étais agréablement lovée contre son torse écoutant son coeur battre la chamade qui contrastait avec son apparence si calme. En tout cas, je ne m'étais que rarement sentit aussi en sécurité que serrée ainsi dans ses bras. J'arrivais enfin à me calmer et à reprendre le calme froid qui me caractérisait si souvent. Si contrairement j'arrivais à lui dire que je l'aimais, ce n'était pas pour autant si simple, ça bousculait trop de choses, et pourtant au fond de moi je savais que je m'habituerais vite à ce genre de situation, un vrai bisounours, moi qui me moquait si souvent de Matt... Mais c'était si rare de se sentir aussi bien, particulièrement pour moi qui vivait un certain mal-être depuis trop longtemps. Son petit "je sais" me tira un sourire, je me sentais mon coupable de tout ce que j'avais pu dire, particulièrement les choses que je n'avais dis que sur le coup de la colère.

Reprenant petit à petit mon comportement habituel, ou presque, je ne pouvais m'empêcher aux détails pratiques, difficile d'expliquer l'inquiétude de ma voix, mais heureusement c'était une chose que je n'avais pas à faire, lui me comprenait. Quelle chose agréable de pouvoir partager en silence des choses plus fortes que de simples mots, mais impossible de garder le silence lorsqu'un cadavre se trouve à vos pieds, il fallait une solution et vite, de toute façon je lui faisais confiance, tant qu'il ne se mettait pas en danger, je ne protesterais pas. D'ailleurs son sourire carnassier me rassura immédiatement le "terrifiant" Virgile Dante avait une idée, et sans surprise celle ci me plut tout de suite, me tirant un sourire parfaitement assortit au sien. Je ne tenais pas à passer pour une pauvre petite fille sans défense, surtout que les bruits courraient bien vite au SGC, l'idée de jouer la tueuse d'agent secret me plaisait bien.

"Ca me convient, je veux pas qu'on apprenne que l'on me protège, il manquerait plus qu'on me prenne pour une demoiselle charmante, bien élevée et fragile. Et si je n'étais pas prudent je ne serais pas ici pour te parler, t'en fait pas pour moi."

Et surtout c'était hors de question de rester de côté cette fois ci, j'étais impliquée qu'il le veuille ou non, et surtout je ne le trahirais jamais, peu importait le prix à payer. Alors que Mathieu se décolla de moi, je ne fis aucun effort pour le retenir, c'était bien mignon tout ça, mais je n'oubliais pas que nous avions un cadavre à nos pieds, le genre de soucis qu'il faut mieux régler avant de faire des mamours. Le regardant se déplacer autour du cadavre que je regardais à présent sans la moindre gêne, je l'écoutais, prenant bien note de ce que j'avais à faire, dommage pour une fois que je ne m'étais pas abîmée en mission, il fallait que je le fasse maintenant, j'aurais bien râlé pour la forme, mais sur le coup ça ne me vint même pas à l'esprit. Quelques égratignures ce n'était pas grand chose comparé à la plus part des retours de mission, je savais se qu'était un combat à main nue, et je me faisais tout aussi mal lorsque je m'énervais contre un mur, ce n'était pas la mer à boire. Restant silencieuse, en bonne élève, je le regardais enfiler des gants, sans rire, j'ai pas pensé à prendre les miens avant de sortir, ce mec était décidément pas croyable. Vint la partie la plus désagréable, se faire tirer dessus n'était jamais une partie de plaisir, c'était d'autant plus rare que ça soit une personne que l'on apprécie. Mais encore une fois ce n'était qu'un tribut inconséquent à mes yeux, je savais que ça guérirait vite, et ça me donnerait une occasion de plus d'éviter certaines personnes. A sa remarque sur le frottement, je ne pu m'empêcher de riposter, mine vexée, allez savoir pourquoi :

"Ca sera guérit bien avant que qui que se soit vienne se frotter à moi et j'ai encore moins besoin de ça pour penser à toi."

De toute façon, entre Matt et moi c'était encore bien tendu, même si Mathieu trouvait encore nécessaire de faire son grand frère jaloux, c'était sans raison particulière, en ce moment la solitude me plaisait bien plus que la compagnie de mes collègues, lui se trouvait être l'exception, mais il n'était pas mon collègue.

"Et va pas trop te venter d'avoir pu me tirer dessus sans que je bronche, tu as décidément de la chance que j'ai confiance en toi."

Puis vint cette fameuse, question qui allait lancer les hostilités. Après ça il serait hors de question de reculer, quoi que pour moi c'était déjà le cas. En silence je m'approchais de lui, posa un baiser sur sa joue, avant de repartir pour mettre en scène notre plan, lâchant simplement un petit oui. N'étant pas douillette, ce fut sans grande difficulté que je m'abîmais les mains, la plus grand difficulté fut de jouer avec mon couteau et le corps du traitre, mais là encore, il fallait bien plus que ça pour me choquer lorsque l'on parlait de la sécurité d'une personne que j'aimais. La sensation d'être recouverte de sang encore chaud était désagréable, et ça serait avec joie que je me plongerais sous une douche, mais nous n'en avions pas encore terminé. Sans prendre le soin de nettoyer mon couteau, je le rangeais à sa place avant de prendre une grande respiration et de me tourner vers Mathieu, je n'aurais pas aimé que les rôles soient inversés je préférais de loin être celle qui se prenait la balle. Lui adressant un sourire, je fermais les yeux, plus pour éviter de le déconcentrer ou de le torturer.

"Quand tu veux."

Je savais que ça allait être particulièrement douloureux, mais j'attendais surtout la suite des événements, espérant qu'aucun membre du SGC ne serait assez stupide pour tenter de s'approcher de trop prêt.

_________________

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Dim 13 Juin 2010 - 10:05

Elle avait beau jouer les dures, et même l'être, pour Virgile elle restait cette petite fille haute comme trois pommes qui l'avait suivi durant toute la soirée de Noël. Au moment de braquer son arme sur elle, qu'elle ne fut pas sa surprise à voir sa main trembler, l'index refusant tout simplement d'obéir. D'un côté il valait mieux, il aurait pu lui loger une balle dans la peau au lieu de l'égratigner. Là, pas de doute, il était soufflé par les gens qui s'étaient opérés en lui. C'était la première fois qu'une telle chose lui arrivait et s'il comprenait la raison, pointer une arme sur la seule personne qui eut de l'importance dans sa vie, l'idée que son corps refusa de lui obéir était non seulement un affront, mais une source d'inquiétude. Quelles autres surprises cela lui réservait il?
Au prix d'un colossal effort, il inspira, se calma et visa un point précis du flanc de sa soeur, se focalisant sur la zone et non sur la personne, sa main redevenant aussi sûre qu'à l'accoutumée. L'index se fléchit, la queue de détente recula et l'arme aboya, crachant la mort plombée. Le projectile fusa sur Rakel et déchiqueta le vêtement avant de venir lacérer sa peau et les muscles intercostaux sur son passage, laissant une zébrure ensanglantée au côté gauche et une douleur fulgurante qui coupa le souffle à la militaire irradiant dans toute sa poitrine. Elle entendit à peine les trois autres coups de feu tirés rapidement, les balles se perdant dans les troncs d'arbres non loin... Ce n'était pas le moment de descendre quelqu'un par mégarde aussi Virgile "tua" deux arbres relativement proches.
Il prit ensuite la main de Tajid et tira une dernière fois dans une autre direction comme si on avait écarté le bras du tireur violemment alors qu'il était projeté au sol. Cela permettait à l'agent de laisser suffisamment de preuves de tir sur sa victime.
A peine avait il finit qu'il se précipita sur Rakel, vérifia qu'elle allait bien en auscultant sa plaie et quand il fut rassuré, lui étreignit l'épaule droite en signe de soutien et fila au pas de course, disparaissant au travers des fourrés et laissant la major avec le cadavre du traitre à la solde de l'organisation secrète ayant volé le Porte Beta.
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Dim 13 Juin 2010 - 12:35

Les yeux fermés, j'attendais cette douleur fulgurante qui allait m'envahir d'un moment à l'autre. Mais si c'était sans grand soucis que je m'étais mise en place et que j'attendais le coup, l'attente fut sans doute le plus difficile, même si je comprenais tout à fait la raison de cette attente. Je me sentais parfaitement incapable ne serait ce que d'imaginer échanger les rôles, je préférais de loin souffrir que de devoir infliger ça à Mathieu. J'essayais de relativiser, une balle, c'était douloureux, mais pas autant qu'un tir de lance serpent en pleine poitrine malgré mon gilet, ou toutes autres blessures que j'avais ramené mainte fois de mes missions. Mais en faites ça n'avait rien de rassurant, et même si j'essayais de me changer les idées, un instant la possibilité que Mathieu rate son coup et me l'envoie en plein torse me chatouilla l'esprit. Mais je la chassai en vitesse, j'avais confiance en lui. J'essayais de focaliser mes pensées sur des choses agréables, tout en sachant que c'était parfaitement idiot, ça ne rendrait pas les choses plus simple lorsque la douleur arriverait, lorsque le coup de feu retentit.

Quelques secondes plus tard, j'avais le souffle coupé, plié en deux, essayant de prendre une respiration, mais chaque mouvement était douloureux, en faite même le fait de ne rien faire me tirait des grimaces de douleurs. Le sang tapait dans mes tympans, et la douleur me tirait les larmes aux yeux alors que je refusais de la laisser m'envahir. Il me semblait juste que des heures c'étaient déjà écoulé quand Mathieu, vint vérifier ma blessure, me serrant l'épaule en signe de soutient. Je lui fis signe que tout allait bien, essayant de sourire, mais seul une grimace s'affichait sur mon visage. Le regardant partir, je cherchais dans ma poche mon téléphone portable, chose plutôt difficile étant donné que ma main tremblait. Il fallait que je laisse le temps à Mathieu de rentrer avant de l'appeler, aussi j'essayais de me calmer, d'oublier la douleur, passant la main sur le visage, m'étalant par la même occasion sur sang un peu partout, enfin ça n'en serait que plus réaliste. Finalement j'arrachais l'arme de la main du cadavre, essayant de jouer mon propre rôle. Ma méfiance naturelle me pousserait à croire qu'il n'était pas seule, même mon cerveau embrouillé par la douleur, cette idée m'avait traversé l'esprit.

Serrant l'armée dans une main, et le téléphone dans l'autre, je laissais cinq minutes, qui me semblèrent une éternité, s'écouler avant de composer le numéro du SGC, et d'annoncer la nouvelle d'une voix plus tremblante que je ne l'aurais souhaité à Virgile Dante, le capitaine à la tête du SGC. A présent il fallait attendre. Je rangeais maladroitement mon téléphone dans ma poche avant reporter mon attention sur mon environnement, cherchant la moindre preuve que quelqu'un s'approche, plus méfiante que jamais.

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Adrien Daleiden
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Dim 13 Juin 2010 - 14:12

- Mais où est-ce qu'elle est fourrée?!

Adrien poussa un juron. Lilote lui avait donné rendez-vous dans la forêt mais le seul ennui était qu'elle n'avait pas vraiment préciser où... Ni quand exactement... D'ailleurs, d'après ce qu'on lui avait dit sur elle, elle oubliait la plupart du temps ce qu'elle était censée faire. Si ça tombait, elle était en train de se dorer au soleil en ayant complètement oublié le rendez-vous. Il aurait du être plus prévoyant et la retrouver en avance à la cafétaria.
Malgré tout cela, il ne pouvait s'empêcher de sourire béatement. Cette alien l'avait littéralement ensorcelé. Il se souviendrait toujours de leur rencontre...

Ah... Lilote... Ma pauvre folle adorée...

Pris dans sa pensée, il se prit également dans une ronce et tomba à la renverse, lâchant un juron. Il sortit complètement de sa rêverie d'amoureux transi. Il regarda autour de lui.

- Mais je sais même plus où je suis, moi... Bon... Allez, on va grimper un peu, je devrais voir le SGc de là.

Adrien commença à remonter un peu la colline lorsqu'un coup de feu retentit. Malgré une mission et le peu d'entrainement qu'il avait, il ne reconnut pas immédiatement le son, se contentant de sursauter.

- Fourte! C'était quoi ça?

Deux coups de feu suivirent et il reconnut cette fois le bruit d'une arme. Son visage se décomposa et, complètement figé, il pensa tout haut.

- Ok... Des coups de feu... Je suis seul, sans arme, sans idée d'où je suis exactement par rapport au SGc et à ses gardes et j'ai peut-être un tueur sur les bras.

Il inspira un grand coup avant de lâcher un profond soupir... Il pensait qu'après le retour de la planète de Bastet, il aurait un sursis avant de risquer sa vie... Autant pour la justice de l'univers. Si seulement il s'était trouvé avec Lilote, il aurait moins paniqué. Elle était au sexe faible ce que Bill Gates était à un pauvre. D'autant plus qu'elle avait plus d'expérience de combat que lui.
Restait cependant qu'il était seul pour le moment et qu'il y avait eu des coups de feu... Qu'est-ce qu'il pouvait donc faire? S'enfuir? vers où? Il était perdu! Courir n'importe où? Avec sa chance, il tomberait sur le tireur par hasard. Non... Il ne voyait pas d'échapatoire. Et une personne pouvait être blessée.

Et puis si ça tombe, c'est simplement un chasseur...
Oui et si ça tombe, tu tomberas sur les jaffas pelucheux du Dieu Bisounours, idiot!


Adrien commença à se diriger vers l'endroit d'où les coups de feu étaient parti. Il lui sembla entendre au passage un bruit de marche rapide parmi les feuilles mais il n'y prêta pas attention. Une toute petite voix au fond de son esprit lui dit que cela ne pouvait qu'être une bonne chose, le tireur ayant pu laisser sa victime, homme ou animal.

Finalement, au détour d'un buisson, il tomba sur un arbre qui avait pris un coup de feu. En voyant cela, il se rassura, pensant tout à coup qu'il s'agissait simplement d'un militaire qui s'était défoulé sur un arbre. C'est en tournant la tête qu'il vit tout à coup une jeune fille blessée. Il poussa un cri d'effroi et courut vers elle.

- Mademoiselle? Vous allez bi... Aaaaaah! Qu'est-ce que ça?!

Adrien venait de tomber sur les cadavres, désormais visible depuis qu'il avait quitté le couvert des arbres. Son visage n'était qu'un masque décomposé d'effroi et de panique. Deux cadavres... Ou plutôt un et demi... Un cadavre et demi dont la moitié vivante avait une arme en main...

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Dernière édition par Adrien Daleiden le Dim 13 Juin 2010 - 17:49, édité 1 fois (Raison : correction d'incohérence)
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Dim 13 Juin 2010 - 17:13

L'attente était effroyablement longue, que se soit l'attente de soin ou de l'arrivée de Mathieu, en attendant, moi seule pouvait assurer la réussite d'une mission plus compliquée que celle dont j'avais l'habitude, il faut dire que l'enjeu était plus important que celle des missions de SG3, du moins à mes yeux. Tout paraissait relativement silencieux lorsque des bruits se firent entendre dans des fourrés. Essayant d'oublier la douleur, je pointais immédiatement mon arme dans cette direction, vérifiant que le cadavre était suffisamment loin pour pas que les blessures soient entrevues. Dès qu'une voix raisonna je tournais l'arme dans sa direction, le regard figé sur lui.

Je ne connaissais pas cet homme, mais je n'oubliais pas mon objectif, le tenir à distance. La douleur ne tenant pas à se faire oublier, et l'adrénaline étant moins forte que lorsque l'on se retrouve coursé par un tas de jaffas, il me fallut reprendre une inspiration pour réussir à articuler quelques choses de compréhensif.

"Restez à distance et tout se passera bien, le capitaine a été prévenu."

Le regard froide et calculateur que j'affichais était déconcertant, mais la douleur n'effaçait pas mon véritable caractère, de toute façon, cet homme avait eut se qu'il méritait. Quoi que pour moi une mort par balle était bien trop douce pour ce monstre, j'aurais pris tant de plaisir à lui faire comprendre que je n'étais pas le genre de personne que l'on pouvait se permettre de menacer. Passant relativement discrètement la main sur ma plaie qui saignait toujours, je grimaçais à ce contact, et commençait à me languir de l'absence de Mathieu.

"Qui êtes-vous?"

Un membre du SGC probablement, mais je tenais à savoir à qui j'avais à faire, sans doute un civil, un militaire ne se laisserait pas impressionner par si peu. Remarque c'était une bonne chose, je pourrais facilement le maintenir à distance à l'aide de l'arme à feu du tas de chair, ça éviterait pas mal de soucis, et il ne tenterait pas de m'approcher de trop prêt, ça m'éviterait d'avoir à abîmer un collègue.

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Dim 13 Juin 2010 - 17:57

Adrien était entre la panique et l'énervement. Qui était encore cette folle? Et pourquoi est-ce qu'il fallait qu'on lui pointe un revolver vers lui. Surtout si "on" avait prévenu Dante!
Il tenait ses mains bien en avant et fit des mouvements pour lui faire signe de se calmer, quoique de manière un peu incohérente à cause du choc. Il essayait d'articulier quelque chose mais le cadavre, la blessure de la jeune fille, son air peu amical et accessoirement le revolver qui menaçait sa survie à très court terme étaient des éléments relativement perturbant, surtout pour un homme comme lui.

- Docteur Adrien Daleiden, SGC... Est-ce que vous pouvez me dire pourquoi vous pointez ça sur moi?

Mon empire pour un zat ou un gilet pare-balle...

Adrien pointa tout-à-coup le cadavre sanguinolent ou plutôt le morceau de carcasse d'abattoir... Adrien se sentait tout à fait perdre son sang-froid. Et si cette enième folle voulait le descendre, ce n'est pas vraiment le calme qui y changerait quelque chose...
Il avait bien envie de courir, aussi.

- Et qui est ce type? ET QUI ÊTES-VOUS, VOUS?!

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Dim 13 Juin 2010 - 19:07

Le civil semblait bien instable, légèrement inquiétant, mais ce n'était pas pour si peu que j'allais perdre mon sang froid, une balle dans la jambe serait suffisante pour le refroidir. Il avait beau essayer de me calmer, je conservais ma froideur et mon arme levée vers lui. Même si à cet instant, j'avais l'air d'une bête sauvage, je ne m'attaquerais pas à mes collègues, c'était une chance pour lui de faire partit de cette organisation. Enfin pour le moment ce docteur semblait plutôt sain d'esprit et ne tentait rien de stupide, suffisamment pour me permettre un calme relative.

"Personne ne doit approcher cet homme, si vous gardez vos distances, je la baisse, mais au moindre pas en avant vous le regretterez, d'accord?"

Toujours ce même calme, cette façon de hacher mes mots tant la douleur m'empêchait de respirer avec la liberté que j'aurais souhaité. Observant le doigt pointé d'Adrien, je parus surprise qu'il s'intéresse à cet homme, enfin se qu'il en restait, mais après tout c'était un civil, il y avait bien longtemps que j'aurais du comprendre que leurs réactions me choquaient toujours.

"Lui? Un traître."

A cet instant une lueur de rage passa dans mes yeux, il était responsable de la mort de SG12, sa mort aurait du être plus douloureuse.

"Je suis le major Rakel Peleonor du SGC. Je vous prie de garder votre calme, vous êtes docteur en quoi?"

J'avais relativement baissé mon arme, en tout cas elle n'était plus pointé dans la direction d'Adrien, c'était plutôt une bonne chose pour lui, mais ma méfiance était toujours là, et le moindre geste du docteur vers moi le conduirait automatiquement à être menacé.

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 0:58

Adrien ne comprenait pas pourquoi un officier du SGC se montrait si menaçant envers un autre membre. Enfin... Il commençait à s'y faire. Lilote n'était que l'exception qui confirmait la règle dans ce foutu complexe.
Il obéit et recula. Il n'avait pas la moindre envie de jouer les provocateurs devant une arme à feu. Il se sentit respirer lorsqu'il vit le pistolet baissé.

- Astrophysique mais je ne vois pas vraiment l'intérêt de la précision. Et puisqu'on en est au protocole, je ne pense pas que menacer un civil d'une arme pour simplement éviter que des preuves soient polluées soit très légal pour un militaire.

Il soupira. Vu l'état d'esprit de la jeune femme, ils ne tireraient rien de bon d'une dispute. D'ailleurs, vu la blessure qu'elle avait au côté, elle n'était très certainement pas dans son état normal. Il n'aurait pas du s'énerver... Reste qu'il fallait s'assurer qu'il ne soit pas non plus tombé sur une folle furieuse. D'abord, commencer par la désarmer et la mettre en confiance... Et s'occuper de sa blessure... Si elle perdait du sang, elle ne deviendrait pas beaucoup plus rationnelle.

- Ecoutez... Posez cette arme et laissez-moi vous aider avec cette blessure, voulez-vous?

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 1:32

Même si j'avais confiance en Mathieu, je commençais à avoir du mal à supporter la douleur, surtout qu'il semblait bien prendre son temps, il me faudrait résister à l'envie de lui foutre une belle baffe quand il ramènerait enfin son cul. Et bien sûr on ne croisait jamais un médecin quand on en avait besoin, ça serait trop simple, bordel Mike où es tu? A partir du moment où j'avais compris que cet homme n'avait pas été médecin, je ne prêtais que peu d'attention à ses paroles, toujours à se plaindre les civils.

"Bordel les médecins sont jamais là quand on a besoin d'eux."

Serrant les mâchoires, j'essayais d'oublier la douleur, ronchonnant intérieurement de ne pas avoir une bonne décharge d'adrénaline pour calmer ne serait ce qu'un peu cette foutu sensation de brûlures. Ma main se resserrait sur l'arme lorsqu'il parla de poser l'arme, essayant de me calmer.

"Vous approchez et c'est vous qu'il faudra calmer, je ne laisse pas un astrophysicien tripoter une plaie par balle. Surtout qu'il ne doit pas être seul dans le coin, ça par contre c'est peut être une bonne raison de braquer la première personne arrivant sur la scène. Alors vous allez arrêter de me prendre pour une folle d'accord, parce que blessée ou non je reste votre supérieur étant donné que vous travaillez sous la juridiction de l'armée. Je ne tiens pas à vous tirez dessus, mais j'ai pas non plus spécialement envie de prendre de risque, se faire tirer dessus n'est pas une partie de plaisir."

Je repris mon souffle, avant de reprendre.

"Je ne tiens pas a savoir se que vous foutiez ici, le capitaine se chargera de vous poser des question, mais comprenez ma situation, ce mec vient d'essayer de me tuer parce que je refusais de donner des informations sur le SGC, je ne vous connais pas, si les situations étaient inversés, me feriez vous confiance?"

C'était une question rhétorique, personne ne ferait confiance à des inconnus dans ce genre de situation. Je saignais toujours, je sentais le sang s'écouler le long de mon treillis.

"Qu'est..."

Je m'arrêtais grognant légèrement, plus de douleur que d'agressivité.

"Si mes questions vous dérangent je peux arrêter, mais c'est douloureux, parler me permet d'essayer de ne pas y penser."

Mon visage était crispé, et pour moi, je ne pu m'empêcher de pester :

"Bordel qu'est se qu'il fou, il prend le thé ou quoi !"

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 11:07

C'est vrai, le major avait un point de vue qui se défendait mais il restait convaincu que perte de sang, cadavre fumant et arme à feu ne faisaient pas bon ménage... Il prenait garde de ne pas faire de geste brusques.
Il ne pouvait quand même pas rester planté là à se contenter de jouer les anti-douleurs vocaux... Et pourtant, il n'y avait pas grand chose d'autre à faire.

- J'imagine que nous sommes bloqués alors...

Il lâcha un profond soupir et s'assit sur l'herbe. Il restait mal à l'aise. Discuter avec un cadavre tout près n'était pas vraiment dans ses cordes.

- Si vous voulez parler pour vous distraire de la douleur, racontez-moi donc ce qui s'est passé.

Il ne tenait pas spécialement à devenir un quelconque confident mais être arrivé avant toute autorité compétente le rendait déjà suspect. Surtout si l'on considérait la crédibilité de son excuse pour sa présence.

Mais monsieur le juge, je cherchais Lilote qui m'a plus ou moins donné rendez-vous là...
Oui, super crédibilité...


Il avait bien besoin de ça, tiens... Enfin... Mieux valait occuper la jeune femme en état de choc et il se voyait mal commencer à discuter de la pluie ou du beau temps.

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 14:43

Les deux agents fortuitement rencontrés se faisaient face et devisaient... Ou du moins, Adrien essayait de faire la conversation pendant que Rakel le tenait en joue et le gardait bien à l'oeil.
Soudain, ils entendirent une petite détonation d'are à air comprimé et dans la demie seconde suivante, Adrien regretta d'être venu au monde. Une douleur cuisante et la sensation de ne plus pouvoir contrôler le moindre muscle, puis une fois à terre et agité de convulsion, il manqua de perdre connaissance.


Rakel put voir les buissons s'animer. Virgile sortit de derrière un des arbres et fit signe à des hommes en combinaisons militaires armés jusqu'aux dents. Ceux ci se déployèrent tandis que d'autres emballaient le corps et qu'un binôme tenait en joue le pauvre scientifique qui n'avait rien fait de mal et un des soldat s'approcha avec Dante.


"Comme on se retrouve!"

La voix était celle de l'auxiliaire sanitaire qu'ils avaient croisé lors de leur précédente mission. Elle put voir le sourire à travers le trou de sa cagoule et immédiatement il s'occupa d'elle. Son frère la regardait sans manifester la moindre émotion, puis toujours sans rien dire, il s'approcha de la'autre agent SG.

"Daleiden, j'espère que vous avez une excellente raison de vous trouver ici sinon je vous enfermerai dans une petite pièce obscure et je vous écorcherai avec un canif lentement, très lentement, jusqu'à ce que vous me disiez ce que je veux entendre."

Il était cuit, fini, mort... A entendre cette voix froide et implacable, il n'y avait pas de doute quand à ce qui l'attendait... Exactement ce que l'agent du BSPC lui promettait.
Les soldats avaient fini d'emballer le colis et firent signe au directeur du programme qu'ils étaient prêts à partir.


"Emmenez le, s'il tente de résister ou quoique ce soit d'aussi stupide, vous avez permission de tirer pour tuer, espion ou débile, dans tous les cas ça mérite la mort."

Un petit ricanement carnassier en guise d'accusé de réception de la part des soldats et Virgile laissa tout ce beau monde s'éloigner, Adrien étant transbahuté manu militari par deux armoires à glace qui lui avaient passé les mains dans une attache en plastique qui entravait tout mouvement des bras aussi efficacement qu'une paire de menottes. On lui colla une cagoule sans trou sur la tête et il fut propulsé sans douceur à l'intérieur d'une camionnette ou un véhicule du genre.
D'un geste, Virgile congédia l'auxiliaire sanitaire et quand il vérifia que personne n'était à portée, vint serrer sa petite soeur dans ses bras en poussant un long soupir de soulagement.


"Il faudra que l'on pense à se faire quelque chose de plus conventionnel comme sortie en famille, tu ne penses pas?"

La voix était celle de son grand frère et non pas du directeur, il l'étreignait doucement pour ne pas appuyer sur sa plaie, attention fort appréciable au demeurant.
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 15:32

Voilà que je me retrouvais à faire la discussion avec un égocentrique, qui ne pensait qu'à une chose, me faire parler sur les événements qui venaient de se produire, et puis quoi encore? Il voulait pas que je lui fasse un roman détaillant chacune de mes actions? Je ne savais pas à quoi il jouait, mais il me sous estimait, j'avais été capable de prendre des décisions et d'agir en étant bien plus mal en point. Le scientifique s'assit dans l'herbe, alors que moi, au contraire, restait debout, ne bougeant pas d'un pouce. J'avais du mal à comprendre pourquoi cet homme cherchait à en savoir plus alors que c'était parfaitement évident qu'il se mettait en danger en faisant ça. Je crois qu'il ne me voyait que comme une pauvre demoiselle en détresse, le pauvre se foutait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude. Il était l'agneau qui tenait compagnie à la louve.

"Et puis quoi encore?"

Je n'eu pas le temps de rajouter quoi que se soit, qu'une petite détonation se fit entendre, et qu'Adrien se tordait déjà de douleur, décidément, la rumeur courrait bientôt que toute personne m'approchant finissait par se tordre de douleur. Enfin ce n'était qu'à moitié faux. Il fallut attendre que Mathieu sorte de sa cachette pour que je lâche mon arme soulagée. J'aurais sans doute du lui jeter un regard noir, et avoir cette envie de lui faire la tronche, mais même pas. Bordel, je détestais cette sensation d'être si impuissante face à lui, c'était décidément injuste. Si Mathieu s'approcha de moi avec un homme munit d'une cagoule, je ne quittais pas des yeux le scientifique, mauvais endroit, mauvais moment, pauvre gars. Je ne détournais le regard du pitoyable spectacle que lorsque l'aux san m'adressa la parole. Je reconnaissais cette voix, je l'avais entendu durant la mission de sauvetage, mais c'était sans un sourire et sans un mot que je l'observais avant qu'il ne s'occupe de ma plaie. Ce ne fut que lorsque je reposais mon regard sur Adrien que je croisais le regard de Mathieu, quelques secondes, mais à cet instant son regard était aussi vide d'émotion que le mien. Ce n'était pas chose facile, mais j'avais l'habitude, je me contentais d'éviter de le regarder, c'était encore la meilleure chose à faire. De toute façon, je me mettais au devoir de surveiller le moindre geste de l'aux san, ma confiance légendaire envers les médecins ne faisait plus aucun doute.

Le pauvre astrophysicien allait passer un mauvais moment, encore un qui ne risquait plus de m'adresser la parole après ça, mais bon, ce n'était pas le genre de chose qui m'empêcherait de dormir, je n'attendais rien de la part de mes collègues si ce n'était du professionnalisme. J'étais tout de même un peu sonnée, il faut dire qu'il avait prit son temps, et que le trop plein d'émotion de la journée n'arrangeait rien. Je sursautai légèrement lorsque Mathieu me prit dans ses bras, je ne m'attendais pas réellement à ça, et si j'avais cette envie de râler sur le temps qu'il avait mit, et sa façon d'agir envers l'un de mes collègue, je me contentai de fermer les yeux et de profiter de ce contact rassurant et agréable, n'ouvrant les yeux que pour ronchonner du regard à sa remarque.

"Crois tu ? Continuons comme ça, et les membres du SGC me crucifieront à côté de toi dès qu'ils en auront l'occasion."

Je grimaçais, laissant ma tête se poser contre son torse, je n'aimais pas particulièrement l'idée de devoir surveiller mes arrières au sein même du SGC, mais il fallait faire avec.

"Rassure moi, tu ne compte pas te servir de ce pauvre mec de la même manière que Ranks?"

J'avais eu le temps de faire le parallèle entre Ewan et ce gentil monsieur qui ressemblait à un clochard à Noël, et je ne pouvais m'empêcher de me sentir mal, ça aurait pu être n'importe qui au SGC, après tout SGC avait bien faillit se mange l'iris, ce traitement de faveur, je ne le devais qu'à Noël et cet étrange cadeau.

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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 17:33

Adrien haussa les épaules. Il touchait une corde sensible. Prévisible. Cela dit, il commençait à se demander si l'officier avait bien agi en légitime défense. Sinon, c'était bien sa veine. Mieux valait garder sa neutralité. Du sang-froid, du sang-froid... Il l'avait vaguement retrouvé et entendait bien le garder.

- Vous disiez que parler ai... AAAAAAAAH.

Le scientifique tomba à la renverse, complètement empli d'une douleur atroce. Au moment de toucher le sol, il ressentit d'ailleurs un sursaut de douleur, comme si le projectile s'était enfoncé plus durement dans son dos.
Il crut qu'il allait s'évanouir mais il garda conscience.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel...

- Daleiden, j'espère que vous avez une excellente raison de vous trouver ici sinon je vous enfermerai dans une petite pièce obscure et je vous écorcherai avec un canif lentement, très lentement, jusqu'à ce que vous me disiez ce que je veux entendre.

- J'étais... juste... promenade... enfoiré...

La douleur était implacable et lui avait de nouveau fait perdre son sang froid. Il ravala avec difficulté. Le capitaine Dante... Il l'avait déjà trouvé sans grande sympathie mais il pensait que ce n'était qu'un phénomène d'ambiance.
Il devait retrouver ses esprits. Le SGC était un rassemblement complet de tarés! S'il se laissait calmement emmener, il était fini. Comme avec hartman. Une erreur et couic, direction le charnier...

- J'ai rien fait! J'ai juste trouvé cette folle qui me menaçait! C'est elle! C'est elle!

Il jeta un regard plein de haine vers le major Péléonor. C'était de sa faute, la faute à cette pauvre cruche de gamine qui avait tué ce pauvre type... Et sa faute à lui... Et à Dante... Pourquoi est-ce qu'il la protégeait ELLE?! Il n'en avait plus rien à faire qu'elle ait tué ce type en légitime défense ou non. C'était SA faute, la sienne. Elle avait fait le coup. Pourquoi c'était lui qu'on emmenait...

- Emmenez le, s'il tente de résister ou quoique ce soit d'aussi stupide, vous avez permission de tirer pour tuer, espion ou débile, dans tous les cas ça mérite la mort.

Ca y est, il pétait les plombs... Il commença à crier.

- Et mes droits, bande d'enfoirés! On est en France, p****! Je suis un civil! JE N'AI RIEN FAIT!

Les cris continuèrent d'affluer, désormais étouffés, alors que les hommes de Dante lui mirent une cagoule et l'emmenaient. Il n'était pas bien dur à maitrisier. Une fois saisi, c'était à peine s'il gigotait. Il se calma rapidement, plongé dans un simple désespoir haineux.

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Virgile Dante
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 20:36

Virgile manqua d'étouffer de rire à la remarque de Rakel sur leur destin au SGC, à savoir finir pendus haut et court et lapidé. il se fichait comme d'une guigne de sa popularité et elle aussi apparemment, point commun normal entre frère et soeur... Sauf qu'ils ne l'étaient pas vraiment. Parray lui avait fait la remarque que son comportement allait lui causer des problèmes avec le personnel, il en avait conscience, mais son naturel ne l'amenait guère à la diplomatie. Il fut moins jovial par contre quand sa soeur évoqua le sort du captif.

"Rakel, ce petit malin, s'amuse à s'envoyer en l'air avec la zapèque que SG6 nous a ramené de son entraînement, tu sais, l'extraterrestre qui pèse une demie tonne et a la fâcheuse habitude de se balader dans le plus simple appareil...
En fait, ça en devient problématique vu que je subodore qu'elle s'envoie à peu près tout ce qu'il est possible de s'envoyer. Pour le moment j'ai d'autres chats à fouetter, mais quand tout sera un peu rentré dans l'ordre je vais sérieusement recadrer tout ça! Quand à ce que je vais lui faire... Ca dépendra de sa façon de se comporter. Déjà, il m'a traité d'enfoiré, ça commence mal pour son cas. Je déteste ces gens là, tu sais ces lavettes qui n'hésitent pas te chier dessus et qui se cachent derrière "leurs droits" "la France" quand ça les arrange. je vais lui en donner des droits moi, et de la France aussi tiens."


A en juger par le ton menaçant, ce n'était pas le jour de chance d'Adrien. Virgile était quelqu'un de carré et quand les choses ne lui convenaient pas il y remédiait avec la finesse d'une frappe nucléaire tactique. il n'avait jamais apprécié la zapèque et son comportement étrange, représentant pour lui plus une menace qu'un apport utile au SGC et à la Terre. Elle était encore sur Terre uniquement parce que ses supérieurs lui avaient ordonné de ne pas s'en débarrasser vu qu'elle pouvait les amener à des technologies très poussées, ce dont lui même doutait carrément. C'était une sauvage. Elle était issue d'une civilisation très avancée, mais à part ça... Et son attitude ne cessait de lui causer des désagréments. Quand à Daleiden, il avait le malheur d'être au mauvais endroit au mauvais moment, d'avoir couché avec Lilote, et surtout d'avoir ouvert son clapet quand il aurait dû se faire tout petit, petit.

"Je déteste les civils."

Il s'éloigna de Rakel et regarda la scène de crime. Ses hommes avaient complètement nettoyé le secteur et plus rien ne subsistait comme trace de l'homicide. Il n'y avait plus de raison de traîner ici.

"Allez, je te raccompagne, que l'on te voit dans ce bel état et avec tout ce sang... Tu sais, j'étais sérieux quand je disais qu'il faudrait que l'on se fasse une soirée normale entre un frère et une sœur. On pourrait se faire une sortie cinéma ou restaurant, ou plus réaliste, je pourrai nous faire livrer un repas traiteur et quelques DVD. Se balader en tête à tête à l'extérieur de la base n'étant pas l'idée la plus lumineuse qui soit. Réfléchis y. Tu me donneras ta réponse et j'organiserai tout. En attendant, en route, mauvaise troupe!"

Il guida la jeune femme en reprenant son air impassible et glacial, l'amenant à une jeep. De là, ils furent conduits à la base où tout le monde dans les couloirs et pu remarquer le sale état dans lequel était Rakel et le sac à viande qui suivait Virgile. La blessée et le cadavre allèrent à l'infirmerie, un soldat stationnant devant le corps, et deux autres veillant sur Rakel pendant qu'on s'occupait d'elle de façon plus poussée. Virgile quand à lui alla directement aux cellules, il y avait quelqu'un qui devait se faire remonter les bretelles et plutôt deux fois qu'une.
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Un peu de tranquilité (libre)   Lun 14 Juin 2010 - 23:13

Ma réputation au SGC m'importait guère, il faut dire de toute façon, elle était plutôt mauvaise, ça ne me changeait pas beaucoup de d'habitude. De toute façon, la compagnie de mes collègues ne m'était pas particulièrement agréable, au contraire même, ça ne m'attirait que des soucis, alors autant les éviter, je l'avais compris depuis longtemps, c'était d'ailleurs pour ça que je passait la plus part de mon temps seule, ça évitait les désagréments. De toute façon, les personnes capables de me comprendre n'étaient pas nombreuses, en faite la seule se trouvait à côté de moi. La nouvelle de Mathieu sur cet astrophysicien, me tira une moue de dégoût, comment pouvait on coucher avec CA ? Ca me dégoûtait surtout en sachant le nombre de mecs du sgc qui étaient passés entre ses cuisses pire qu'une autoroute. A mes yeux, il fallait réellement être en manque. Quoi qu'à mes yeux même ça ne justifiait pas un tel acte, je préférais de loin être seule. Surtout que l'on pouvait se demander quel genre de saloperie elle traînait à coucher comme ça avec n'importe qui, ou même n'importe quoi

"Comment on peut coucher avec ça. C'est particulièrement dégoûtant, à croire que les mecs ne sont pas capable de se contrôler face à un femme qui se ballade à poils, sans rire."

Mon dégoût s'affichait sur mon visage, je n'aimais pas cette façon d'agir, incapable d'être civilisé, la base se transformait en plateau télé d'une série du genre les feux de l'amour. Je ne regrettais pas de m'éloigner ouvertement de Matt, de toute façon, nous n'avions rien en commun. Lui considérait chaque personne comme blanc comme neige, comme si il ignorait le mal qui régnait dans ce monde, et dans tous les autres d'ailleurs. Je préférais de loin considérer tout le monde comme des ennemis, ça évitait pas mal de soucis, et ça évitait de prendre des risques inutiles. D'ailleurs je lui en voulais encore d'avoir osé préféré la vie de gamins à celle de Chatelet, encore heureux pour lui qu'elle était toujours vivante, sinon je lui en aurais sans doute voulu toute sa vie, la moindre seconde perdu aurait pu être fatale. Encore un point commun entre Mathieu et moi, l'un comme l'autre détestions les civils, trop imprévisible, trop stupide, trop prêt à penser que tout est beau dans ce monde, quelle erreur stupide.

"Et moi donc."

Je poussais un soupir alors que Mathieu s'éloignait de moi, à la fois de dépit face à se qui allait suivre, mais aussi face aux problèmes liés à ces satanés civils. Pourquoi qu'SG3 se retrouve avec Matt pour seul et unique civil, ça éviterait pas mal de soucis, quoi que même Kelp avait posé des problèmes pourtant il était militaire, je commençais à me poser des questions sur le système de recrutement du SGC et pourtant, je savais que Mathieu faisait son possible pour nous fournir des hommes compétant, le problème étant que si l'on se pliait à nos exigence, il n'y aurait sans doute plus grand monde, sans parler de nos membres efficaces qui se faisaient la mal. Je sortis de mes pensées quand la voix de Mathieu raisonna, effectivement j'allais devoir me balader dans le SGC dans cet état, splendide. Enfin la perspective d'un repas venant de chez le traiteur était des plus positif, la bouffe du SGC commençait à me rendre malade.

"D'où tu pense que j'ai besoin de réfléchir, tu sais parler aux femmes toi, le mot traiteur avait finit de me convaincre, tu dois pas bouffer souvent au mess si tu crois que je peux refuser une offre pareille?"

Je souriais, le narguant du regard, même si bien sûr l'idée du traiteur était réjouissante, je préférais de loin l'idée de passer un peu de temps avec Mathieu, avoir l'impression d'avoir une vie normale ou presque, un goût de paradis à mes yeux. Je montais à l'arrière dans la jeep, laissant mon regard se perdre sur le paysage avant d'être conduit à la base, où je suivais Mathieu, en fixant le sol, les mains le long de mon corps avant d'être conduit à l'infirmerie.

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Il arrive que deux âmes se rencontrent pour n’en former plus qu’une. Elles dépendent alors à jamais l’une de l’autre. Elles sont indissociables et n’auront de cesse de se retrouver, de vie en vie. Si au cours d’une de ces existences terrestres une moitié venait à se dissocier de l’autre, à rompre le serment qui les lie, les deux âmes s’éteindraient aussitôt. L’une ne peut continuer son voyage sans l’autre.

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Un peu de tranquilité (libre)

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