La porte des étoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 [Micka] Entraînement de Karim Issar

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Karim Issar
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MessageSujet: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Ven 18 Juin 2010 - 10:55

Les mains croisées derrière la tête, une jambe par-dessus l'autre, je fixais sans vraiment le voir le plafond sombre de ce qui était ma chambre. Un bien grand mot, c'était certain... Positionné dans un baraquement isolé, je me doutais bien que la véritable base de ce que l'on appelait SGC devait se trouver ailleurs. Par conséquent, je n'étais ici que dans une zone de transit, signe évident qu'il y avait derrière tout ça une montagne administrative qui, comme partout ailleurs, pourrissait lentement tout le système militaire.

Mine de rien, au fond de moi, j'étais déjà comme calmement excité par les évènements à venir. J'étais assez content d'avoir été tiré d'un contrat où la routine m'était désormais une exaspérante répétition, pour en trouver un autre certes plus juteux, mais aussi plus intéressant - a priori.


- Issar ? Vous êtes là ?

Je tiquais rapidement en m'entendant désigner comme un vulgaire marmiton. Malgré tout, je reportais mon regard sur la porte métallique, plus semblable à une cloison pivotante de tôle vert-de-gris qu'à autre chose, et je répondis d'une voix forte.

- Présent, à l'intérieur, et prêt à partir.
- Alors rejoignez-moi, au trot !

Je me levais souplement, faisant grincer les ressorts du vieux lit fatigué sous le mouvement imprimé par mes quatre-vingt-dix kilos environ, auxquels j'ajoutais le poids de mon treillis et des diverses bricoles qu'il recélait. J'enfilais mes bottes en un tour de main, avant de jeter un oeil à ma montre. Neuf heures vingt-deux...
Bien assez tard pour que je n'aie pas été le premier sur la liste à être convoqué, et suffisamment tôt pour avoir le temps d'en baver. J'esquissais un sourire en coin, avant de sortir dans l'air parfumé du matin.

J'y découvris un petit homme sec, nerveux, qui me fit rapidement signe de monter dans la voiture vaguement affiliée à une jeep qui lui avait permis de me rejoindre.


- Allez là-dedans, s'il vous plaît.

J'acquiesçais silencieusement avant d'obtempérer, goûtant avec un certain plaisir la rigidité presque spartiate de l'habitacle. Peu de temps après, la conduite tout aussi inconfortable de mon chauffeur aux mouvements brusques me fit adresser quelques prières à Allah, avec une note d'ironie.

- Vous allez à l'entraînement, Issar, marmonna mon homme. Je suppose que vous vous en doutiez.
- A moitié.
- Bon. Je ne devrais sans doute pas vous dire ça, mais faites de votre mieux, c'est un examen important.
- Ca, je m'en serais rendu compte.

Il grommela quelque chose qui ressemblait à une espèce de "Mouais" faiblard, et le reste du voyage se déroula dans le silence, si l'on exceptait les cahots tonitruants de la voiture.
Enfin, nous arrivâmes sur le lieu dit de l'entraînement...


- Et bonne chance ! me lança-t-il en descendant, m'indiquant une direction avant de filer à l'opposé.

Je me dirigeais lentement vers le point indiqué, qui s'avérait être un homme à l'expression plutôt hargneuse. Je le saluais avant de m'identifier, optant pour tout dénuement de grade puisque c'était ainsi que j'avais été convoqué...


- Issar Karim, mandé à... l'entraînement...
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MickaËlla Strucker
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Ven 18 Juin 2010 - 20:03

MickaËlla était sur le terrain d'exercice, elle attendait sa recrue avec une patience feinte.Elle n'aimait pas attendre, elle n'aimait pas perdre son temps et elle avait l'impression de précisèment perdre son temps en ce moment.Le soldat évalué méritait sa palce au SGC cela crevait les yeux mais les huiles voulait absolument une évaluation.La seule évaluation qui aurait eu un sens aurait étè une évaluation psychologiques pour être sur que le soldat était apte au service pour le programme porte des étoiles.

Karim avait mal commencé sa journée l'homme hargneux qu'il avait en face de lui n'était pas un homme.Non il était le sergent instructeur Louis Hartman, l'instructeur le plus vachard que la terre est jamais porté.Avant même que Karim est pu se rendre compte ce qui se passait il était plié en deux et le Sergent l'emmenait vers seul le diable savait ou.

Moins d'une minute plus tard MickaËlla vit Hartman arriver avec sa recrue sous le bras, il la jeta à ses pieds en lui lançant un regard, qui lui fit regretter les engueulades de l'année dernière lors de l'entrainement estival.Karim s'efforçait de reprendre son souffle forcé de constater que l'homme qui l'avait frappé était un spécialiste du corps qui aurait pu le tuer sans aucun problème.Il entendit des hommes le railler puis un coup de feu.En relevant la tête il put voire la femme aux pieds de laquelle il était un P99 à la main.Elle était vêtu tout de noire et malgré la douleur il remarqua sur le champs que la jeune femme portait un équipement sur mesure non accessible au trouffion lambda ou alors sur ses deniers personnels.Son couvre chef était un bérêt amarante portant l'insigne des pracutistes d'infanterie de marine.Son regard dévia pour voire un homme à terre pliait en deux, fort heureusement pour ce dernier il portait un gilet pare balle.

"Je n'ai besoin de personne pour me moquer des recrues.Foutez le camps avant que je ne perdes patience."

Les soldats commencérent à se disperser et deux d'enter eux se dirigérent pour relever leur camarade qui gisait au sol.MickaËlla fit un pas en avant son pistolet braqué au niveau du visage d'un des deux soldats.

"Non lui il reste il m'appartient."

Aucun des deux soldats ne se le fit répèter une deuxième et ils tournérent les talons pour partir au galops vers une destination connus d'eux seuls.Karim avait pu voire dans leur yeux qu'ils étaient persuadé que la femme allait leur tirer dessus et il devait s'avouer qu'il pensait pareil qu'eux.La femme se retourna vers lui sa voix se fit plus douce mais était chargé de menace qui invité le stagiaire à se méfier de la femme qui allait l'évaluer.

"Debout Soldat.Tu viens de me faire passer pour la dernière des connes, et j'ai horreur de ça.T'as 10 minutes pour prendre se sac faire le parcours et amener ton cul en dehors de la fosse.Un Sac de 40kg , bourré de Plomb bien sur , mais pour l'exercice il s'agit d'un sac de premier secours vitale pour une équipe mèdicale.Tu le colles sur tes épaules 10 pompes suivi de 5 tractions , un mur d'escalade de 3 mètres , 50 mètres de course , 20 mètres à ramper sous des barbellés , 50 mètres de courses , 20 mètres de pneus , 50 mètres de courses , l'espalier , la poutre , échelle de corde de 4 mètres , le dessus-desous sur dix mètres , et pour finir la fosse."

Alors que le Stagiaire se relevait pour accomplir le parcours MickaËlla sortit un chronomèter de l'une des poches de son gilet, et le déclencha avant de désigner le soldat qui se tordait de douleur au sol.

"Ah et oublies pas ton binôme."

Karim avait déjà accomplis ce genre de parcours mais jamais aussi chargé avec un autre soldat à trimballer avec lui.C'était mission impossible ce qu'on lui demandait là à croire qu'on voulait qu'il échoue au test d'évaluation.

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Karim Issar
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Ven 18 Juin 2010 - 21:22

Je repris mon souffle, clignant des yeux pour tenter de chasser de ma vision les petits points incandescents qui parsemaient ma vision. Ce type était un monstre. Soit il avait eu un coup de bol énormissime, soit il avait en quelques secondes anticipé ma respiration et frappé juste sous le plexus solaire, au moment où mon expiration en était à son amplitude maximale. Ainsi, mes poumons déjà vides avaient été forcés d'expulser ce qu'ils n'avaient pas encore recouvré... Me plongeant dans une apnée aussi brutale qu'involontaire.
En bon soldat, j'avais soigneusement bloqué la douleur, mais je ne pouvais m'empêcher de desserrer légèrement les lèvres, sifflant lamentablement afin de me réapproprier mon souffle au plus tôt.

Je fus projeté au sol sans ménagement, où je pris soin de rester le temps de récupérer, appuyé sur les genoux et les coudes. Je me souvins alors de mes premières semaines à la légion. A l'époque, je m'étais plusieurs fois relevé, même à moitié mort, pour ouvrir ma gueule et brailler un bon coup, avant de retourner au tapis. Maintenant, je savais comment il fallait faire... Ne quitter la terre qu'au moment où on était prêt à essayer, ne serait-ce qu'essayer, de se défendre.

Je ne pris conscience des rires qu'au moment où ils s'arrêtèrent, couverts par la détonation. Je levais les yeux sur une femme qui ressemblait davantage à une call girl excentrique qu'à un véritable officier de formation. La seule preuve que ce n'était pas une blague demeurait encore en l'objet qui la coiffait, à savoir un authentique béret de parachutiste.
Ainsi que le respect terrifiant qu'elle avait spontanément imposé aux soldats alentours, évidemment.

Deux paires de bras me remirent debout et je crus que l'un de mes bons samaritains forcés allait y passer lorsque le pistolet fut braqué juste sous son nez.


"Non lui il reste il m'appartient."

Alors ça, je ne m'y attendais pas. Ceci dit, vu le déhanché de celle qui venait de prononcer ces mots, je n'étais pas forcément contre.

"Debout Soldat.Tu viens de me faire passer pour la dernière des connes, et j'ai horreur de ça.T'as 10 minutes pour prendre se sac faire le parcours et amener ton cul en dehors de la fosse.Un Sac de 40kg , bourré de Plomb bien sur , mais pour l'exercice il s'agit d'un sac de premier secours vitale pour une équipe mèdicale.Tu le colles sur tes épaules 10 pompes suivi de 5 tractions , un mur d'escalade de 3 mètres , 50 mètres de course , 20 mètres à ramper sous des barbellés , 50 mètres de courses , 20 mètres de pneus , 50 mètres de courses , l'espalier , la poutre , échelle de corde de 4 mètres , le dessus-desous sur dix mètres , et pour finir la fosse."

Je commençais à m'orienter tout en empoignant ledit sac, toujours collé au sol comme s'il y avait été cloué, que je fus asséné par une ultime injonction.

"Ah et oublies pas ton binôme."

Je posais les yeux sur le type qui gémissait par terre. Un unique mot me vint à l'esprit, qu'accompagna un sourire sardonique. "Salope."

J'étais habitué à porter des sacs, mais ça ne voulait pas dire que j'aimais ça. Des deux mains, je calais l'énorme charge sur mes épaules. Ma haute taille m'handicapait, en ce sens qu'un tel fardeau me déséquilibrait encore plus qu'un autre. Par conséquent, je resserrais au maximum les épaisses lanières, sachant pertinemment qu'elles finiraient pas me couper la circulation au niveau des épaules. Mais pour l'instant, c'était mieux que rien, si je ne voulais pas me défoncer les lombaires en courant.
Du bout de la botte, je secouais mon "camarade".


- Debout, petit connard, ou je te laisse dans les griffes de la connasse de service.

Avant même que ma douce examinatrice n'ait pu me menacer de son arme, je me détournais et m'éloignais de quelques foulées innocentes, faisant mine d'avoir oublié ses premières instructions. Comme animé par un éclair de génie, je me jetais soudain au sol, la nuque bien droit et le nez face au sol. Je descendis lentement, bloquais mes muscles une fois que mon ventre raclât la terre du camp d'entraînement. J'expirais profondément avant de remonter, puis de recommencer, assouplissant méthodiquement mes muscles. Au bout de la quatrième pompe, j'y allais plus franchement, remuant légèrement afin de mieux positionner la masse de plomb répartie sur mon dos.

Je me levais souplement, avant de jeter un oeil à mon binôme. Il m'avait imité à toute vitesse, et débutait déjà sa première traction. Au moins, il était pressé d'en finir, tout comme moi...
Je me plaçais à côté de lui et agrippais fermement la barre métallique. Un halètement laborieux m'échappa lorsque je tirais sur mes bras, tractant des biceps et des poignets un poids qui, pour un peu, frôlait le quintal et demi. En développé couché, j'aurai enchaîné les cinq avec une relative aisance, mais guère plus.

Dans cette position, je peinais à accomplir le mouvement dans toute son amplitude.

Je partis au trot sur les talons de l'infortuné soldat qui courait avec des difficultés. J'aurais parié qu'il n'avait pas récupéré l'intégralité de sa respiration...
Quant à moi, j'avais acquis au cours des longues années de perfectionnement musculaire, une facilité spontanée à faire jaillir ce que la plupart des gens appelaient le second souffle. Mes mollets décollaient du sol avec une nouvelle légèreté, et bien que le poids qui me tirait sur le bas du dos me forçât à me plier légèrement, je le supportais sans broncher.

Je gémis intérieurement lorsque mes yeux se posèrent sur le mur d'escalade.

Cette falaise démoniaque décrivait une pente qui s'incurvait vers moi, à la manière d'une vague boisée prête à s'abattre sur le coin de ma gueule. Je sautais le plus haut possible, avant d'empoigner une prise qui m'échappa des mains avec un craquement sonore d'articulations malmenées. Grognant, j'exécutais une seconde tentative, qui si elle fut moins audacieuse et donc moins haute, était du moins faisable.

Mes pieds dérapèrent péniblement sur la surface lisse avant que le bout de mes semelles proéminentes ne se calent dans un interstice. Je jetais littéralement mon bras en avant, tout en poussant sur les jambes. Mes efforts étaient vifs et brusques, mais je prenais soin de m'assurer de mon équilibre avant de les poursuivre.
Retomber n'était pas une option envisageable...

Mon collègue me dépassa, comme pourchassé par le diable. De fait, je risquais un regard en arrière pour croiser celui de cette femme à l'allure désormais satanique. Je déglutis non sans lui avoir adressé un rictus crispé qui se voulait railleur, et repris mon ascension désespérante.
Je sentis mon pied glisser et rater l'anfractuosité dans laquelle je comptais l'appuyer. Ma jambe toute entière se retrouva à pendre dans le vide, et je devinais en un éclair que si la seconde suivait le même chemin, je serais forcé de lâcher prise.

Ahanant comme un damné, je poussais du plus fort que j'étais en mesure de l'oser afin de passer une main sur le sommet du mur d'escalade. La deuxième la rejoignit et enfin j'apposais mes coudes de part et d'autres, suite à quoi la fatalité reprit ses droits.

- Sacré Allah ! aboyais-je plus que je ne le dis, alors même que les monstrueux quarante kilos s'abrutissaient sur mes épaules. J'avais l'impression qu'un fouet cranté me lacérait les épaules à la manière d'une scie à métaux.

- Déconne pas mec, tu vas te faire bouffer si tu tombes !

J'adressais un clin d'oeil au soldat qui était revenu pour me passer les bras par-dessus la nuque, et m'agripper par la ceinture.

- T'as pas l'impression d'être dans une position délicate là, mon gros ?

Je ne plaisantais qu'à moitié. Si je tombais, il venait avec moi, parce que la majeure partie de son équilibre tenait dans ses genoux et la pointe de ses pieds, tout le reste de son corps s'arquant par-dessus moi pour m'empêcher de chuter.


- Bordel, lâche-moi et soulève le sac, plutôt ! sifflai-je, agacé par son idiotie.

Il obtempéra néanmoins et me soulagea ainsi de mon principal handicap. Je parvins à passer une jambe par-dessus l'obstacle, et d'un seul coup nous basculâmes tous deux comme deux pingouins, nous affalant trois mètres plus bas. Malheureusement pour moi, le sac me retomba en plein sur la colonne, et je jure que c'est une dizaine de centimètres au moins de terre meuble qui se tassa sous moi.


- Cinquante mètres de course sur la liste, lança mon camarade d'infortune avant de détaler.

Je pris appui sur mes mains, avant de me propulser en avant, donnant tout ce que j'avais dans les cuisses, les mollets et le gainage afin de gagner un maximum de vélocité. Ce départ me rappela un certain exercice que je pratiquais souvent à la légion, et qui visait à conférer un dynamisme explosif, propre à un soldat en train de passer d'un couvert à un autre.

Je ne suis pas certain qu'il n'y avait que cinquante mètres, de là où nous atterrîmes jusqu'aux barbelés. Ce n'était toutefois pas le problème et je m'aplatis dans un plongeon impressionnant, sentant par ailleurs le sac se faire avidement agripper par le fil de fer. Je regrettais aussitôt cette détente née d'un vieux réflexe lorsque la masse de plomb m'enterra dans la boue que surplombait le système dentelé.

Pestant contre ma propre imbécillité, j'entrepris de ramper avec une lenteur ahurissante, arrachant mon corps à la mélasse qui l'étreignait. Par ailleurs, je sentais naître au fond de mon ventre une rage que je connaissais bien, et qui était le fruit d'une frustration sans nom, celle à laquelle tout bon officier sait donner naissance, de par la seule évocation de son visage dans l'esprit de son élève.

"Rasmani. Enflure."

Mes genoux avançaient de concert, refoulant la glaise. Mes poings serrés s'envolèrent avant de s'enfoncer, m'offrant de nouveaux appuis. Plus loin.

"Crevure. Envoiré."

Toujours plus loin.

"Enfoiré !"

Je crois que jamais je n'avais autant aimé et haï à la fois un seul et unique homme. Ce type qui savait donner une souffrance inhumaine, terrible. Infernale. Une douleur rouge et livide, qui ne donnait qu'une envie à celui qui la ressentait : aller jusqu'au bout de l'enfer, et en ressortir triomphant, même mort, même maudit, pour regarder ce salaud droit dans les yeux et lui dire : "Va te faire foutre" en face.

Je me relevais, avant de me jeter à nouveau en avant pour entamer une nouvelle cinquantaine de mètres. Le fardeau de plomb pesait désormais bien plus qu'au début de l'examen, à tel point que ma course s'en ressentait par de lamentables cahots. Je savais que j'aurais mieux fait de faire une pause de quelques secondes, afin de récupérer et de reprendre, mais pour être franc je n'osais pas.

Je n'avais pas de gilet pare-balles, moi ; j'avais un sac de plomb. Et Allah seul savait avec quoi cette chienne me tirerait dessus.

J'eus un sourire en coin. Maintenant, haïr cette femme était tout naturel. Elle s'était elle-même placée dans cette position, en m'imposant un collier qu'elle m'avait défié d'enlever. C'est pourquoi j'en faisais mon icône impie, le symbole de mon calvaire.
Mais j'étais conscient que ce sentiment était tout aussi temporaire qu'intense.

Mes doigts crochèrent la première corde, tandis que mon pied se calait au creux du pneu qui était en tête d'une courte série. Me servant de l'impulsion fournie par cette entrée, j'atteins rapidement le second, et passais ainsi de l'un à l'autre quoiqu'avec un rythme plus tranquille. La sueur ruisselait sur mon front mais également sur mon torse, avivant la brûlure causée par les lanières du sac qui continuaient de me scier la chair. Je clignais des yeux, avant que soudain le ciel ne décide de s'inverser.

Je suivis le mouvement avant de m'étaler tête la première dans la gadoue que dominaient les pneus.

Grognant et sacrant, je repris péniblement pied avant de finir cette foutue série de pneus. Une nouvelle course, le souffle brûlant, la poitrine comprimée, les côtes douloureuses, mais le coeur fier et empli d'une combattivité bestiale, et je m'effondrais contre l'escalier, le front allant s'écraser contre mes avant-bras croisés.


- Et merde ! La connasse ! Ah ! La connasse !

Je crachais encore un moment tout en avançant machinalement, montant et rejoignant les différents paliers de la structure. Arrivé devant la poutre, je me figeais - si l'on peut dire, tant j'étais tremblant, les membres agités par la fureur qui se déversait de mes veines.


- Ah ça... ça va pas le faire...

Je n'allais quand même pas y aller comme les bleus, à quatre pattes...
Je serrais les poings, avant de glisser les pouces sous les lanières de ce maudit sac. Je courbais la tête, et fonçais droit devant, les pieds se dérobant l'un devant l'autre à une allure aussi hachée que ridicule. Je fixais le bord de la plate-forme que j'étais censé atteindre, comme s'il s'était agit d'une planche vers le salut. Arrivé à un mètre d'elle, je pris appui et bondis en avant, avec un résultat pathétique pour tant d'efforts.

Mon genou cogna atrocement contre le bord, et mes mains glissèrent comme je tentais sans succès de m'y accrocher. Finalement, je parvins à enrouler mon bras autour d'un pylône autour duquel le pallier était construit. Sachant que je n'allais pas tenir indéfiniment, je puisais au fond de moi pour me soulever et m'écrouler contre le bois sec, faisant par-là même vibrer tout le bordel.

Je dévalais l'échelle en trichant autant que possible, pour m'affaisser face au ciel avec un gémissement plaintif.


- Va te faire foutre, murmurai-je en crachotant de la boue, et sans m'adresser à quelqu'un en particulier.

J'avais l'impression qu'on venait de vider mon corps. Les hurlements de Rasmani me revinrent en mémoire, comme s'il était à côté de moi pour me les hurler à l'oreille.
"C'est une connerie ! Tu racontes des conneries, soldats ! Debout !"

Je basculais sur le flanc, puis le ventre. Mes mains placées sous le ventre, je parvins à me remettre sur les genoux, puis au bout de quelques tentatives, la position debout fut de nouveau mienne. Je découvris alors ce qui m'attendait.

Dessus-dessous, sur une dizaine de mètres environ... et en traînant et maniant une masse de cent-quarante kilos au bas mot ?
La bonne blague.

- Rigolote va, grommelai-je.

Je fis lentement le tour de l'exercice, pataugeant de-ci de-là afin d'arriver jusqu'au bord, là où m'attendait le banquet final de tous les cochons. La bonne vieille fosse, là où les soldats se laissaient tomber avec une certaine satisfaction parfois, harassés, détruits par l'effort intense qui les vidait durablement.
Parce que cette fatigue-là, avant d'être musculaire, était nerveuse. Et je le savais parfaitement.

J'enjambais le rebord, avant de couler dans un demi-mètre de boue malodorante et plus sale que tout ce que j'avais imaginé. Une vraie horreur. Même à la légion, on n'avait pas eu droit à un immondice pareil.
Sans doute parce qu'il y aurait eu du grabuge...


- Ferme les yeux, Allah, ton serviteur ne va bientôt plus être digne de ton regard, susurrai-je avec une pointe de rancoeur.

Je m'immisçais dans l'hideux mélange de terre, d'eau et de déchets, avant de m'en sortir quelques huit mètres plus loin. Mes jambes se dérobèrent sournoisement, et le haut de mon corps ne tarda pas à suivre sous la poussée brutale de mon sac. Les lèvres pressées contre la terre, je pus à peine parler.


- Conneries...

Je débouclais les lanières et repoussais presque rageusement la charge qui m'avait consciencieusement démoli les muscles du dos, avant de fixer l'azur de la voûte céleste. Mon binôme avait disparu depuis longtemps, mais pas mon instructrice. Je me redressais aussi vivement que j'en étais capable, sans oublier de m'efforcer de retrouver un souffle normal.

- Vous devriez essayer, un de ces jours, ça vous donnerait un meilleur teint, vous savez...
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MickaËlla Strucker
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Sam 19 Juin 2010 - 17:16

MickaËlla avait bien peu apprécier la réflexion du Soldat Issar, pour ne pas dire l'insulte.Et cette insulte allait lui couter chère, elle allait lui faire passer l'envie de jouer les machos forte tête.Malgré la sourde colère qui envahissait son corps elle regardait le stagiaire évoluer sur le parcours, et elle devait admettre qu'il se débrouillait bien.Le parcours en soit était un classique du parcours combattant para, rien d'insurmontable mais on le faisait rarement en paquetage de combat et quand c'était el cas ce dernier n'excédé pas les 25 kilos autant dire qu'avec 15 kilos supplèmentaires le temps demandé était impossible à accomplir.Mais c'était là prioncipalement l'objectifs de l'exercice, confronté le stagiaire à l'échec le mettre en difficulté moralement et physiquement.Sur le parcours MickaËlla pouvait voire que le stagiaire raler sur son sort, contre les obstacles, contre elle, et certainement contre personne en particulier.Le stagiaire était lessivé par la première épreuve mais cela ne fit pas sourire MickaËlla, qui ne commençait à trop bien connaitre ce genre de stagiaire.Certains étaient rattrapable d'autre, devaient être inévitablement écarté du programme car ils représentaient un danger pour eux même et les autres.MickaËlla avait rangé son chronomèter depuis un moment quand le stagiaire arriva enfin à son niveau.Ce dernier déposa son sac et s'efforça de reprendre son souffle, mais il put quand même lancer ce qu'il devait définir comme une blague, alors que MickaËlla chercher quelque chose dans une poche de son gilet tactique.Comme réponse à sa remarque Karim put entendre le clac caratèristique d'un bâton télescopique qu'on dépliait.

"Push Up Now."

MickaËlla savait pertinemment qu'on ne pensait pas 7 ans dans la légion sans baragouiner une bonne dizaine de langues.Les 21 centimètres d'acier de la matraque montrait bien que la femme en noire ne plaisantait pas et Karim savait très bien qu'avec ce genre d'engin il finirait vite avec un membre cassé si il faisait le malin.Mais MickaËlla savait pertinemment que c'est ce que cherchais le stagiaire mais si cela était insconscient il poussait le test de dominance à son paroxisme.Le châtiment corporel n'aurait aucun effet sur un tel individu, il finirait à l'hôpital avant d'avoir concédé quoi que se soit.Tandis que le soldat était entrain de faire ses pompes MickaËlla commença à user des autres cordes dont disposaient son arc.

"Je vois que tu as encore du souffle, et que tu t'es permis de tailler le bout de gras sur mon parcours.Ca doit être pour ça que t'étais pas dans les temps?De toute manière, le manque de respect à un supérieur et c'est le zéro pointé.Pour chaque exercice soit tu es apte, soit tu ne l'es pas.Ici on veut le plus de la crème de la crème option bon."

Le binôme du stagiaire venait de finir son deuxième tour, et s'était jeté à côté de Karim et il il commençait à faire des pompes imitant ainsi son binôme sans que MickaËlla ne lui ait demandé quoi que se soit.D'une voix moins séche et moins rude elle parla au binôme de karim.

"Sergent.Qui était le caporal-chef Châtelet?"

Le binôme de Karim était un sergent ce qui sous entendait que l'instructrice était plus gradé.Toujours était il que là tout de suite Karim ne voyait pas ou la para voulait en venir avec son caporal chatelet.

"Le caporal-Chef Châtelet était un ancien chasseur alpin, elle était l'auxiliaire de SG12.Championne olympique de triathlon, de biathlon, et de combiné nordique.Elle était la mère d'une petite fille d'un an et demi.Le caporal-chef est morte en service commandé le mois dernier."

Karim avait confirmation que le SGC comprenait des unités de combat et ces dernières semblait bien dôté.En tout cas le cv du feu caporal-chef était des plus impressionants, c'était à se demander qui était ce sergent et la femme qui se tenait debout devant eux.

"Voila le genre de soldat que tu es amené à remplacer.Si tu tiens à fraire partie des notres il va falloir changer d'attitutde.Si tu ne t'en sens pas capable, je te laisse une chance de rentrer chez toi, mais si tu décides de rester, ta vie et ton âme serons nôtre."

L'acier de la matraque vint relever le menton de karim pour qu'il regarde sa tortionnaire dans les yeux.MickaËlla n'avait pas un regards plus aimable qu'au dèbut de l'exercice, et il pouvait voire dans les yeux de la jeune femme l'envie d'utiliser sa matraque pour taner le cuir du stagiaire.MickaËlla avait choisi ses mots avec soins et attendait de voire la réaction du stagiaire.Accepterait il d'appartenir corps et âmes au SGC.

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Karim Issar
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Sam 19 Juin 2010 - 22:22

- Vous savez, je suis un bon soldat, lâchai-je en me mettant en position de pompe.

Je devinais sa stratégie. En somme, j'allais devoir mener cette conversation sur deux fronts ; le premier était verbal, bien entendu. Quant au second, il allait être physique, et c'est en gardant ceci à l'esprit que j'alternais des mouvements rapides et d'autres relativement plus lents, sollicitant différents efforts auprès de mes muscles.
La douleur cuisante de mes bras me fit grimacer, mais je lui adressais un mélange de colère et de défi.

Je m'arrêtais lorsque le bout de sa matraque vint me faire relever la tête, sans ménagement.


- C'est l'attitude d'un officier qui détermine celle du subalterne. Mais ça, je suppose que vous le savez déjà hein ?

Je savais que ces seuls mots frisaient déjà la limite que la jeune femme semblait s'être imposée. Je baissais la tête et recommençais à pomper, mettant à profit l'exercice pour m'empêcher d'avancer sur une pente que je savais savonneuse.
Railler un supérieur était une chose ; mais je n'y prenais particulièrement plaisir. En tous cas, pas au point de me faire démolir lorsque ça n'en valait pas la chandelle.


- J'ai parfaitement saisi ce dont vous m'informez. Vous exigez des membres du SGC l'excellence, et ce jusqu'à la retraite. Cette vie monopolise tout, et réduit l'existence au minimum.

A un pur et strict minimum. Se compter dans les rangs du SGC, c'était manifestement lui appartenir par-dessus tout, quelle que soit la famille, les occupations. Je ne savais pas si cette caporal était imaginaire ou réelle, mais au fond je m'en foutais royalement. Ce n'était pas la véracité de sa petite histoire qui importait, mais sa morale.
Sauf que si elle avait mieux lu entre les lignes de mon dossier, mon bourreau se serait rendu compte d'une chose.

Je n'avais aucune vie en-dehors de mon métier.

Mes plus grandes claques dans la gueule, ce n'était ni dans l'armée, ni dans la légion que je me les étais prises. C'était dans le civil. Dans ce putain de civil.
J'avais vagabondé d'échec en échec. Je savais que j'aurais fait un mari infidèle, et un père incapable. En tous cas, la famille m'était une espèce de havre que jamais je ne pourrais atteindre. C'est pourquoi me faire marquer au fer rouge par le SGC ne me serait certainement pas une grosse entrave.

Au pire, ça m'éviterait de courir droit dans le mur, en m'empêchant de marcher, tout simplement.


- Ma vie et mon âme, c'est ça ?

J'expirais péniblement, avant de bloquer mes épaules. La transpiration recouvrait tout mon corps, mais je levais le nez sur l'officier, avec un rictus crispé qui se voulait un sourire mi-figue mi-raisin. Je clignais plusieurs fois des yeux, afin d'en chasser la morsure salée de la sueur.


- Y a rien à côté, je dis bien rien, qui puisse me détourner de l'armée.

J'avais hésité à ajouter "gamine", histoire d'appuyer ma déclaration. Finalement, je m'étais ravisé. Autant ne pas tenter la diablesse, et sa matraque avec. Je me serais par ailleurs bien permis une plaisanterie à l'humour douteux concernant son ustensile, mais je me doutais que la chute serait moins drôle pour moi.


- Quoi que je fasse à côté, je me plante. Alors ayez pas trop de craintes de ce côté-là, d'accord ? Personnellement, je me fous totalement de savoir qui je remplace. Je suis pas là pour me poser ce genre de questions. Soit vous me donnez ce job, en espérant que je le remplisse comme il faut...

Je me redressais avec lenteur, grimaçant par la même occasion. Mon regard se riva au sien, limpide, grave. Et c'est avec une franchise brutale que je conclus.

- Soit vous me foutez un coup de pied au cul, et on en finit avec vos conneries.
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Dim 20 Juin 2010 - 20:08

Le satagiaire avait une sacrée grande gueule et MickaËlla n'aimait pas les soldats qui ne savait pas tenir leur place et qui pensait toujours avoir le droit de rétorquer sur ceci ou cela.Par expérience MickaËlla savait que si il s'était encore trouvé à la légion il n'aurait pas fait ce genre de réflexion, préférant la mettre en veilleuse.Il ne la prenait pas aux sérieux parce qu'elle était une femme et qu'elle était plus jeune que lui et bien elle allait lui faire rentrer dans le crâne à coup de bâton télescopique qu'elle n'était pas moins tendre qu'un légionnaire.

"Tu te décides donc à rester.C'est dommage parce qu'une fois cette décision prise pas de retour en arrière possible, pas de retour dans une ancienne unité ou quoi que se soit."

D'un mouvement souple du poignet MickaËlla fit tourner cette dernière d'une manière qui suggérait qu'elle avait reçu une formation pour apprendre à s'ne servir avec une efficacité maxmimum.Elle appuya le bout de cette dernière contre le menton du Stagiaire, qui pouvait sentir l'embout brise côte lui mordre la peau du visage.

"Je ne toléres aucune marque d'insubordination, et je n'ai pas le souvenir de t'avoir autorisé à parler soldat."

Sans bouger et d'une voix étonnament forte pour sa corpulence la jeune s'adressa au sergent qui était toujours entrain de faire des pompes.

"Sergent vous allez me faire quatres tours de décrasseurs et à la vitesse du son.Et oubliez pas le sac de votre binôme."

Le Sergent se releva et se dirigea vers le dit sac avec une célérité qui montrait bien que lui n'avait aucune envie de discuter les ordres.

"A vos ordres."

MickaËlla se reculla et désigna de sa matraque un FAMAS sur une table quelques mètres derrières elle.Il y avait 5 chargeurs à côté de l'arme, ces derniers étaient pleins et de balles réelles.

"Tir à balles réelles."

MickaËlla désigna des cibles qui se trouvaient sur le parcours, sur lesquels le Stagiaire allait devoir tirer.Elle commença à désigner les cible au Stagiaire qui comme par hasard était situé sur les osbtacles que le sergent était entrain de passer.

"A chaque incartade de ta part c'est les autres qui prendront pour le moment ça n'est que le sergent.Les équipes SG n'ont pas besoin de faux dur qui ont, tout vu, tout vécu, et qui ne se soucies pas des autres.Tu crois avoir connu l'enfer?Je peux t'assurer que l'enfer n'est pas sur terre, et qu'il dépasse ton imagination."

MickaËlla savait pertinemment que le soldat était capable de toucher les cibles sans blesser le Sergent.Mais que donnerait le stagiaire si on le poussait hors de ses gonds.

"Au SGC on s'entraine en condition réelles d'engagements, toute les missions que tu as pu faire par le passé, toutes les souffrances endurés, n'étaient qu'un prélude à ce qui t'attends."

MickaËlla regardait les résultats du stagiaire nullement impressionné par ces résultats, non pas qu'ils soient médiocres mais elle avait vu nettement mieux.Le SGC regroupait la fine fleur de l'armée et effectivement le SGC pouvait se passer d'un ancien légionnaire rééfractaire à l'autorité.

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Karim Issar
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Dim 20 Juin 2010 - 21:55

Je grommelais dans ma barbe, et me relevais tout en me passant une main sur le menton. Elle n'y allait pas de main morte, aussi bien dans ses directives que ses paroles. Ceci dit, mon regard changeait légèrement. D'une manière aussi tacite qu'inflexible, elle venait de me considérer comme une recrue du SGC, quitte à mettre encore plus la pression. Du coup, plutôt qu'une vague emmerdeuse, elle venait d'être promue à une espèce de rang encore plus méfiant, mais également plus respectueux, qui s'approchait de "l'huile tyrannique et réellement dangereuse".

Son manège n'avait pas été qu'un simulacre. Il s'agissait effectivement de véritables balles qui m'avaient été refilées ici. Encore une manière d'accentuer le poids sur mes épaules.
Je pris mon temps pour examiner l'arme et la faire rapidement jouer à vide, non seulement pour en apprécier le recul, et donc la précision, mais aussi afin de me laisser un précieux répit que je mis à profit pour chasser la tension de ma nuque et de mon dos. Lorsque j'exécutais une torsion du bassin en fermant les yeux, une série de craquements secs me soulagea d'une partie de mes crispations musculaires et articulatoires. Je fis encore jouer mes épaules et mes vertèbres, puis pris enfin position.

Cet imbécile de sergent avançait à une allure d'escargot, et j'avais eu le vain espoir qu'il finisse sa punition avant que je n'ai vidé mes cinq chargeurs. Cruelle illusion.


- Crétin, marmonnai-je en empoignant les munitions.

Avec des gestes rapides et presque énervés, j'enfilais le bloc dans l'arme, reconnaissant entre mille le claquement de l'acier contre l'acier que produisait de manière unique le Famas.
Je jetais un oeil torve à l'arme. Ce genre de saloperie avait plus souvent été en face de moi qu'à côté. Par ailleurs, c'était une arme de mercenaire par excellence, et ça ne me rassurait pas vraiment, surtout si ça indiquait la couleur du regard qui était posé sur moi.

Je crachais par terre avant d'épauler l'arme, un genou au sol.

"A chaque incartade de ta part c'est les
autres qui prendront pour le moment ça n'est que le sergent."


Et alors ? Je savais bien que dans toute force armée, il fallait que chacun fasse son boulot, sans quoi les autres prenaient de gros risques. C'était comme une équipe qui évoluait sur un terrain, dans un jeu brutal et mortel. Une erreur dans la défense, et on prend cher.

Le canon sombre du Famas vomit une série de projectiles sifflant, qui vinrent percuter le plastique d'une cible qui s'était dressée à cinq mètres à peine du coureur, s'il méritait seulement cette appellation.

"Les équipes SG n'ont pas besoin de faux dur
qui ont, tout vu, tout vécu, et qui ne se soucies pas des autres."


La colère qu'aurait du m'inspirer cette réplique me fit légère sourire, d'un sourire railleur et légèrement blasé. Ce genre d'image, véhiculé dans toute les compagnies, m'insupportait prodigieusement. Mieux que quiconque, je savais que l'apparence ne comptait pas. Jamais.
En cette terre personne ne peut survivre à une rafale dans la poitrine, et le seul type qui gagne à la fin, c'est celui qui est en vie et qui rentre chez lui, quel que soit ce chez lui. Mais déjà en revenant à l'armée, j'avais eu des démêlés avec des imbéciles qui, apprenant que je sortais de la Légion Allah seul savait comment, m'avait franchement emmerdé. Ces histoires de gros dur, je n'en voulais pas, mais je savais que je les traînerais derrière moi toute ma vie, ou presque.

On pouvait entrer à la Légion et disparaître. Mais dès qu'on en sortait, toute notre identité nous sautait à la gueule, comme une mine.

Je clignais des yeux en m'apercevant que je venais de tirer ma dernière balle. Je claquais de la langue tout en laissant le chargeur tomber par terre. Je tâtonnais vaguement à côté de ma jambe pour en prendre un autre.
Je ne me rappelais même pas les avoir disposés autour de moi.

Je secouais la tête, sardonique. Il fallait bien que les réflexes servent à quelque chose.

"Tu crois avoir connu l'enfer?Je peux
t'assurer que l'enfer n'est pas sur terre, et qu'il dépasse ton
imagination."


L'enfer. Un lieu que tellement de soldats abrutis se targuaient d'avoir découvert. L'enfer est propre à chaque militaire. Le seul et vrai enfer sur terre, c'est celui dont ne revient pas.
Point barre.

Je lâchais une bordée de jurons en même temps que la série saccadée de chocs qui me meurtrit l'épaule. "Issar ! Une mauvaise prise et tu es mort ! Mort !"
Ce putain d'officier qui ne me lâcherait jamais les couilles. D'une certaine manière, il m'avait donné naissance, à celui que j'étais aujourd'hui. Mais pour ça, il avait dû faire de moi un mort en sursis.

"Au SGC on s'entraine en condition
réelles d'engagements, toute les missions que tu as pu faire par le
passé, toutes les souffrances endurés, n'étaient qu'un prélude à ce qui
t'attends."


Instinctivement, ce furent ces mots qui allumèrent ce que cette femme désirait embraser depuis un moment. Ma rage, authentique, n'était pas dirigée contre elle, mais plutôt contre moi. Je lui avais fait cette impression, hein ? Au fond, qu'elle aille se faire foutre. Elle m'était un reflet qui me renvoyait chacune de mes apparences, des apparences parfois sous-entendues, mais dont je ne voulais pas.
Etait-elle sincère en prononçant ses paroles ?


- Et merde.

Je secouais de nouveau la tête en constatant le résultat de ma visée. Décidément, si je n'étais pas foutu de me concentrer à cause d'une distraction aussi évidente, je risquais de ne guère valoir mieux que ce qu'elle prétendait.
Lorsque mes doigts crochèrent un nouveau chargeur, je m'aperçus qu'il était vide. Avec une sorte de fébrilité ahurie et incrédule, j'entrepris de vérifier chacun des petits objets métalliques, mais il ne me restait pas une munition.

Avec une expression dégoûtée, j'allais poser le fusil sur la table où je l'avais pris, avant de me tourner vers mon instructrice.
Les mots restèrent un instant au fond de ma bouche comme tous deux nous gardions le silence. Je me remémorais chacun de ses mots, ainsi que ce qu'ils impliquaient. Je pense que son vrai test résidait peut-être là.


- Il y a une suite, officier ?

Neutre, sérieux. Dans une approche d'une telle platitude, c'était sa réaction qui allait déterminer beaucoup de choses. Mes paroles me revinrent en tête, comme un fouet cinglant.
"C'est l'attitude d'un officier qui détermine celle du subalterne."

Ca avait toujours été vrai, dans chaque corps militaire. A présent que nous étions complètement engoncés dans cette situation, qu'elle prenait enfin naissance, il allait être temps de jeter certaines bases.
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Lun 21 Juin 2010 - 3:38

La recrue s'appliquait à l'exercice et en silence cette fois ci, contrairement à ce qu'elle avait laissé entervoire comme une mauvaise habitude.Dailleurs le fait que le stagiaire est pris en son arme de la seule manière acceptable aux yeux de MickaËlla était un excellent point pour lui.MickaËlla utilisait un monoculaire pour observer les impacts et les brefs regards qu'elle portait sur le soldat entrain de tirer lui en disait long sur sa personne.Il semblait troublé, pas vraiment entiérement là, fort heureusement son manque de concentration n'avait pas fait plombé le cul au Sergent Martel.Une fois ces chargeurs vidés le stagiaire alla reposer l'arme sur la table en mettant cette dernière en sécurité, puis pour la première fois depuis le dèbut de l'évaluation il lui montra du respect.Finalement peut être pas besoin de le renvoyer chez lui sur une civière.

"Ca n'est jamais réelment terminé, il y a toujours une suite soldat."

MickaËlla attrapa un sac à côté de la table, le mit sur ses épaules, rangea son béret dans une des poches intérieurs de son gilet, et fit signe à la recrue de la suivre.MickaËlla commença à enchainer le parcours combattant qu'elle appellait affectueusement le décrasseur.Elle donnait l'impression de connaitre le parcours sur le bout des doigts et pour cause tout les matins elle terminait ses 20 kilomètres de footing par un parcours.La regrettée caporal-chef Chatelet était la rare personne à pouvoir en remontrer à MickaËlla sur un parcours comme celui là.Il ne faisait pas de doute que la femme qui ouvrait la voie au stagiaire était une athlète de haut niveau.

MickaËlla enchainait le parcours à rythme endiablé et la recrue qui l'avait déjà eu une fois dans les pattes, galèrer moins techniquement mais avait quand même du mal à suivre.Au moment de sauter dans la fosse MickaËlla s'arrêta et se mit sur le côté de cette dernière en marchant.Il y avait également le sergent qui était là un sourire espiègle accroché au visage qui vous donnez l'envie de lui mettre un pain.MickaËlla ouvrit son sac et sortit de ce dernier des gants d'intervention qu'elle envoya au stagiaire.Quand il les recptionna il put voire que ces derniers étaient sablés autant dire que les coups qu'ils allaient se mettre serait décuplés.Car bien évidemment son adversaire lui aussi sortait des gants est aucun doute que les siens aussi étaient sablés.Avant de descendre dans la fosse il hôta son gilet tactique et enleva un bérêt d'une des poches de son treillis et l'envoya à MickaËlla.Le stagiaire put voire l'insigne des commandos marines sur ce dernier.

"Prends en soins cardinal j'en ai pas pour longtemps."

Le ton sur lequel il venait de dire dénoter totalement de ce que le stagiaire avait pu entendre et était à cent lieux, de la terreur qu'elle avait instauré les premières minutes qu'il l'avait vu.

"Prends plutôt soin de ta gueule Trepel, parce que si tu fais trop le malin, mon bizut va te casser en deux."

Le stagiaire connaissait le truc.Un test d'agressivité.On mettait deux soldats dans une fosse, et il se tapait dessus jusqu'à plus en pouvoir, ou qu'un instructeur les arrête.Le commando marine qui se trouvait en face de lui, avait perdu son sourire moqueur, sa garde était bien ajustée, et dans son regard le stagiaire put voire que le soldat qui se trouvait en face de lui ne lui ferait pas de cadeau.La moindre et il prendrait la rouste de sa vie.

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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Lun 21 Juin 2010 - 15:04

Intérieurement, je rayonnais de joie. Malgré la lassitude qui ne m'avait pas totalement quitté, je me retrouvais là dans un élément qui était un domaine de pure prédilection. Toute ma vie, j'avais baigné dans cet élément, où la violence prenait d'abord une forme verbale, et lorsque l'intimidation ne marchait pas, elle prenait un tour bien concret. Déjà adolescent, je savais quand il était possible de s'en sortir en faisant le malin, et quand il devenait nécessaire de se sortir les doigts du cul et de cogner.
Sans être un amateur de bagarre, car je savais pertinemment qu'on n'en sortait jamais indemne, je ne rechignais jamais à foutre sur la gueule à quelqu'un, notamment quand ça s'imposait à moi.

Subséquemment, j'avais développé un état d'esprit bien particulier que les connaisseurs comprennent sous l'appellation de "warming up". Se chauffer, à fond, de chaque mot ; faire feu de tout bois.

Je percutais mes poings l'un contre l'autre, tout en contractant à répétition les muscles de ma nuque. J'affichais un sourire d'une méchanceté évidente, les yeux brillant d'un plaisir anticipé.


- Approche petit con, que je te frotte le cul.

Je dévisageais le type qui me faisait face. A priori, il n'était pas du genre à se laisser énerver, encore moins effrayer. Je n'aurais su dire si ça m'arrangeait ou pas. J'étais monstrueusement confiant dans ma propre force, même si ça ne m'empêchait pas de tester le terrain avant de me jeter tête baissée.

- Tu veux que je vienne, hein ? Ca me va.

Je pataugeais rapidement dans la boue, tout en étant sur le qui-vive. Le coup partit sans que je le voie arriver. Heureusement pour moi, j'étais du genre leste et réactif, et le gant bourré de sable heurta mon avant-bras avec un bruit étouffé. Aux yeux de presque n'importe qui, cette action aurait paru comme une petite victoire de mon côté.

Moi qui m'attendait à dévier totalement sa frappe, j'en étais presque sur le cul.

Mon bras gauche se détendit violemment, impactant son épaule. Je croisais alors son regard, rieur, triomphal. Ce type se moquait totalement de se prendre des coups, du moment qu'il pouvait me les retourner, compris-je en encaissant son direct dans des abdominaux qui, je le savais, étaient à la base de tout affrontement physique.

Mais ce gars-là ne me connaissait pas. Et il allait devoir faire gaffe à son visage.

Il fut bientôt évident que nous n'étions à fond ni l'un ni l'autre. Je me contentais d'y aller du gauche, et lui recevait de l'épaule ou du coude avant de me retourner le compliment droit dans un ventre dur comme le fer. Et le pire dans tout ça, c'est que ça ne le gênait pas.
L'examiné, dans l'affaire, c'était moi.

Une énième fois, mon poing gauche érafla la chair musclée de sa poitrine. La réplique arriva à la vitesse d'un train, mais je détournais ma frappe dans son épaule, l'écartant juste ce qu'il fallait pour ne pas m'en prendre plein la poire. Mon bras droit se détendit à la manière d'un ressort infernal, et le gant alla exploser les lèvres du fameux Trepel. Il me repoussa aussitôt.


- Arrête de perdre tes dents, gamin, ricanai-je.
- Je me demandais si tu savais te servir de ce bras, finalement, railla-t-il en retour, pas le moins du monde gêné.

J'étais persuadé qu'une petite partie au moins de sa dentition s'était légèrement déchaussée. Ca n'aurait pas été la première fois que mon direct n'abîme une mâchoire, loin de là.
Je l'étudiais attentivement, guettant la plus petite de ses réactions. Un léger retard, une expression curieuse, et je compris que sa bouche devait le lancer atrocement.

Cependant, il parvenait à oblitérer sa sensation, exactement comme n'importe quel soldat bien entraîné pouvait le faire sur ce genre de blessures. Je jetais un oeil à l'insigne de son béret.

Aussitôt, trente-six chandelles se mirent à danser devant moi. Je fis un pas en arrière pour rétablir mon équilibre, et mes réflexes me sauvèrent en ce sens où je rentrais le menton. Le poing du Marine s'écrasa contre mon arcade sourcilière, laissant s'échapper une coulée de sang.
C'aurait dû être mon nez à la place.


- Et je peux savoir où tu regardes, le bleu ?

J'ouvris la bouche pour répliquer, puis me jetais brutalement en avant. Son coude me rentra dans la nuque, et je rendis grâce à Allah pour avoir un cou pouvant concurrencer un taureau, sans quoi mes vertèbres n'auraient plus été tout à fait alignées.
Mes bras firent le tour de sa taille, et mon crâne s'enfonça dans son ventre avec la même violence qu'un coup de baliste. Il hoqueta faiblement en tombant dans la boue, et je mangeais douloureusement son genou juste sous le menton. Je compris qu'il avait en fait visé ma gorge.

Je tentais de pousser mon avantage en cherchant à l'écraser de ma masse, mais l'enfoiré n'était pas un gringalet. La pluie de coups que j'aurais dû encaisser pour obtenir cette position privilégiée me découragea, et je battis piteusement en retraite pour le laisser se relever.


- C'est comme ça que...

Il ne finit pas sa phrase non plus, car sa jambe partit à l'encontre de ma poitrine. Par pure réactivité, je levais également la mienne, et nos tibias se percutèrent méthodiquement. Combien de fois avais-je vu cette situation lors d'un match de boxe française ? Beaucoup trop, et le pire qui pouvait nous arriver... arriva.

Le sang se mêla à la fange comme des lambeaux de chair se détachèrent de nos jambes. Je fermais un oeil sous le coup de la souffrance immonde, livide, qui m'assaillit, crispant ma mâchoire. Je le vis tressaillir également, mais à mon instar il ne dit pas un mot.
Logique. Celui qui aurait ouvert la bouche, n'aurait pu exprimer qu'un long beuglement d'agonie.

Cette douleur alluma un nouveau feu dans mon ventre ; celui de la rage pure. Délirante. Je grognais du fond de la gorge, sourdement. En titubant, je le rejoignis, échangeant l'un de ses uppercuts qui fit craquer ma nuque pour un assaut particulièrement vicieux, de la paume de la main qui le déséquilibra en heurtant la base de son crâne. Mal assuré sur sa jambe blessé, il bascula en avant et j'en profitais pour me jeter sur le dos, genou en l'air. Mon articulation téléscopa proprement sa bouche déjà meurtrie, le faisant partir en sens inverse.

Je me relevais avec un certain hébétement lamentable, tandis que lui-même, vaguement sonné, retrouvait la position debout.


- T'as assez de dynamisme dans tes muscles pour te permettre ce genre de saloperies, c'est ça ? articula-t-il péniblement.

Je compris que nous étions vraiment dans le combat.


- Ca aide, reconnus-je.

Il fonça soudain sur moi à une vitesse dont je ne l'aurais pas cru capable, dans cette boue et avec une jambe aussi amochée que la mienne. Très vite, voire en un éclair, je compris que je n'étais pas prêt à le recevoir et que toute tentative de contre de ma part était vouée à l'échec.
Sa main gauche saisit violemment mon poignet droit que j'envoyais à son encontre, et il me tordit le bras avec une sauvagerie sans nom. J'eus à peine le temps de voir partir sa frappe ; de l'autre main, je crochais sa nuque, puis son gant acheva d'éclater mon arcade. Un filet rouge se déversa devant mes yeux, mais je n'avais pas besoin de voir puisque je sentais exactement là où était son cou, du fait que je l'enserrais.

Il ne pouvait rien faire contre ça. J'avais une seconde, totalement libre, sous mon entier contrôle.

Mon crâne déjà renversé se redressa, et mon front vint démolir avec une précision née de l'habitude un nez que plus rien ne protégeait. Dans une fontaine sanguine, je décelais de légères marbrures pâles, laiteuses. Le cartilage se mêlait à la bouillie pourpre qui inondait nos deux têtes. Un halètement douloureux, rapide, m'informa qu'il atteignait un seuil de souffrance difficilement supportable. Avec le peu de marge que j'avais, mais épaulé par le tonus de ma musculature, je répétais mon mouvement, optimisant au maximum les quelques centimètres que ma nuque pouvait utiliser.

Il n'eût d'autre choix que de se reculer, incapable de laisser encore mes coups s'abattre sur l'infâme pâtée qui s'étalait au milieu de sa figure comme une abominable araignée.

De mes deux poings, j'entrepris de lui marteler le milieu de la face. Il fut forcé de se protéger, encore et encore. Il tressautait à chaque fois que ses propres gants, sous les impacts que je lui assénais, venaient toucher sa chair sanguinolente.
Auparavant, il pouvait se permettre d'encaisser pour répliquer sur moi. Plus maintenant...

Et c'était précisément pour cette raison que, malgré mes blessures, c'était moi qui avait gagné.
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Mar 22 Juin 2010 - 19:13

Le stagiaire et Trepel se faisait face sous le regard connaisseur de MickaËlla.Elle aussi, avait du droit à plus que sa dose dans la fosse et par chance elle en était toujours ressorti pas trop ammochée.Du fait qu'elle soit une femme et que son gabarit était toujours moindre à celui de ces coéquipiers elle était toujours sous estimé, et il lui semblait que Trepel faisait la même erreur en ce moment même avec le Stagiaire.Etre équipier SG ne vous mettez pas l'abri des erreurs, chose totalement humaine en soit mais inacceptable pour un membre du SGC selon les critères d'excellence de MickaËlla.Trepel était dans un sale, un nez cassé, multiple contusions au visage et le stagiarie n'était pas dans un meilleur état.En même temps les tests d'agressivités dans la fosse n'avait rien de tendre, et ce genre de chose était monnaie courante même avec des protections.Le stagiaire était entrain de marteler Trepel de coups et ce derniier était piégé.En combat réel il aurait pris le risque de ne plus pouvoir combattre pour renverser la situation mais il s'agissait là d'un exercice.Avec une puissance dans la voix que peu lui connaissait MickaËlla mit fin à l'exercice.

"BREAK.SEPAREZ VOUS."

Le stagiaire s'arrêta mais l'envie de combattre était encore dans son sang, et Trepel ne baissa pas sa garde pendant tout le temps ou ce dernier put lui asséner un coup.Le sergent se releva alletant tout autant que le stagiaire.Karim put voire que cette fois ci il prenait les choses au sérieux et que malgré la douleur, il tenait à prendre sa revanche, cette fois ci ça n'était plus un jeux pour lui.

"Sergent Martel, voila ce qui arrive quand on prends les choses trop à la légére, une chance pour vous que ce n'était qu'un exercice sans quoi vous ils vous aurez éclaté.Filez à l'infirmerie vous faire soigner."

Martel était le nom de famille du sergent et comme s'en doutait le stagiaire Trepel devait êter un surnom lié à son unité, le commando Trepel.YUne élite de l'armée française, de la même manière que certains régiments de la légion.

"A vos ordres."

Le sergent Martel fut déçu de ne pas pouvoir prendre sa revanche, néanmoins il s'avança vers son adversaire et lui tendit la main.

"A charge de revanche."

Une fois ceci fait le sergent Martel s'extirpa de la fosse sans difficulté et il récupéra son bérêt que lui lança MickaËlla, puis il s'en alla.MickaËlla avait remit son bérêt amarante durant le combat, et elle s'assit sur le rebors de la fosse pour parler au stagiaire.

"Pas mal.Pas mal du tout même.Mais ça n'avait rien d'une surprise en soi.Votre dossier était suffisament explicite sur vos capacités.Vous êtes un excellent soldat, mais il faut plus que ça pour nous rejoindre.Legio Patria Nostra.Je ne sais pas ce qui vous a poussé à quitter la légion, mais les valeurs qu'elle entretient sont les notres."

MickaËlla pencha la tête dans sa direction comme si elle allait lui confier un secret très important.

"C'est plus qu'un travail qui t'attends soldat, la cause que nous défendons et non seulement la plus noble qui soit mais la plus nécessaire qu'il puisse exister sur cette terre et dans l'univers.Nous avons besoin de soldats qui feront tout pour survivre et pas seulement prêt à mourir.Sachant que si tu acceptes de rejoindre le SGC, tu le quitteras soit à ton départ en retraite soit plus probablement dans un cercueil."

MickaËlla toujours assise sur le rebord de la fosse fixait le soldat au fond de la fosse d'un regard perçant, presque inquisiteur.Elle attendait de voire la réaction et la réponse du soldat.Etait il vraiment prêt?Pourrait il faire partie de l'équipe?C'était la première fois que MickaËlla doutait sur un stagiaire et elle cherchait à éclaircir ces derniers ne voulant pas écarter un stagiaire qu'elle pensait pouvoir être un atout pour le programme.
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Karim Issar
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Mar 22 Juin 2010 - 22:01

Je l'écoutais attentivement. Au fond, je ne savais pas de quoi il retournait, concernant le SGC. Je trouvais cette insistance que mon instructrice avait d'une lourdeur qui tenait d'une part de sa répétition, mais aussi du ridicule que ses avertissements avaient.
A présent, je n'étais plus si sûrs qu'ils soient vraiment aussi futiles.

C'était cette même masse, cette sorte de vive habitude, qui devenait en réalité d'un sérieux mortel. Je savais que la plupart des corps d'armées avaient tendance à promettre le pire, afin de s'assurer de la solidité de ses éléments recrutés. Ici, je commençais à être intimement persuadé qu'il n'y avait aucune exagération dans ce qu'on me laissait entrevoir.

Un combat sans merci se déroulait au fond de mon esprit, où l'incrédulité se déchirait face à mon propre sens de l'analyse du comportement de la jeune femme. Pourtant, et je n'y pouvais rien, je commençais à en avoir marre de tout ceci. La douleur n'était pas si gênante puisqu'elle ne pouvait pas empirer, les exercices étant sensément terminés. En revanche, la fatigue continuait de s'accumuler, étant donné que l'entraînement s'était déroulé à un rythme d'enfer.

Comme une espèce de manoeuvre condensée, en fait.

Je me mis à réfléchir intensément. Elle ne doutait pas de mes capacités purement martiales. Cette simple citation, "Legio Patria Nostra", dénotait qu'elle connaissait les valeurs militaires que j'ajoutais à celle de tout soldat. Ainsi, ma propre détermination ne pouvait pas non plus être remise en cause. Ainsi, je me demandais quelle pouvait être l'ampleur d'un travail au SGC, sa profondeur également, pour qu'elle puisse ainsi faire douter de moi.

Crasseux, lourd de fange, je me hissais en-dehors de la fosse, avant de me tenir devant l'officier. Je me passais inutilement un bras sur le front, en balayant du sang et de la boue pour en remettre davantage encore.


- Ecoutez officier. La noblesse d'une cause, personnellement, je pense que je m'en préoccuperai quelques minutes avant de mourir seulement. Et encore.

Je crachais par terre un mélange de terre et de salive.

- Qu'elle soit la plus nécessaire sur terre ou dans l'univers, ça m'intéresse, je l'admets. Mais ce que je vais vous dire là, sachez que je ne l'ai avoué à personne d'autre qu'à moi-même. Et j'ai mis une dizaine d'années avant de le réaliser, de l'accepter.

Mes yeux fuirent son regard plusieurs fois, comme je retournais mes mots dans ma bouche un certain nombre de fois. C'était une chose de savoir qu'on avait un problème, et de le maintenir à la limite de la conscience, comme un nuage noir que l'on devine, et de par cette fausse certitude, soulager sa conscience. La soulager d'un aveuglement que l'on estime trop léger pour être réel.
Il s'agit là de déposer une opaque chape de plomb sur une cécité déjà bien affirmée.

C'en était une autre que de regarder ce nuage en face, et de lui dire qu'il existait. Et encore pire, le confier à quelqu'un. Parce que l'existence de ce nuage, était de ma responsabilité, et uniquement de la mienne.


- Je ne sais rien faire. Je suis comme une clé qui n'a pas la bonne forme. Dans quelque serrure que je passe, si j'insiste, je me casse. La seule ouverture que j'aie trouvé, c'était l'armée. Mais là, je passais trop bien, si vous voyez ce que je veux dire. Sans honte, je peux affirmer que je m'emmerdais. Il me faut plus. Davantage que ça.

Je rivais soudain mon regard au sien, y plongeant avec fermeté.


- Donnez-moi ce boulot, cette vocation, cette appartenance si vous voulez. Il me la faut, ou je crois que je finirais par claquer dans huit ans au mieux, à force de me taper des emmerdes dans le civil, ou dans une mission suicide dans l'armée - parce que rien d'autre ne me réussissait plus.

Il n'y avait eu que de la vérité dans ces mots, ainsi qu'une certitude absolue. A elle de se débrouiller avec ça.
Finirait-elle par comprendre que je n'avais pas le choix, que de me lancer dans cette entreprise ? D'une certaine façon, on pouvait dire que, à défaut d'être né, j'étais fait pour elle.
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MessageSujet: Re: [Micka] Entraînement de Karim Issar   Jeu 24 Juin 2010 - 1:23

Le soldat Kissar semblait troublé par ce qu'elle venait de lui dire et tant mieux finalement, il n'en accepterait que mieux la vérité, selon elle.Il s'extirpa de la fosse avec plus de facilitée qu'elle ne l'aurait cru, mais en même temps kissar était un ancien lègionnaire habitué à endurer bien pire que ce qu'elle venait de lui faire subir.Elle aurait pu continuer le restant de la journée sans que cela n'est réelment de résultat, et puis il était au dessus du niveau de bien des soldats de cette base et quelqun de moins bien entrainé que le sergent Martel se serait pris la raclée de sa vie face au stagiaire.

MickaËlla se releva pour écouter ce que le stagiaire avait à lui dire, mais il fuyait son regard comme un petit garçon face à la maitresse.Finalement les mots qu'il cherchait finir par sortir.Ces derniers étaient brûlants de sincérité et confirmait ce qu'elle pensait de Kissar.Un bon soldat endurci, bien entrainé, mentale stable et fort.Mais tout ceci avait un prix.Comme beaucoup de soldats des forces spéciales et de la lègion, il avait intégré l'armée à la recherche d'un but, d'une famille, à devenir quelqun.Il était au bout de lui même et ce qu'il avait découvert de lui même n'était pas grandiose, ou magnifique, simplement humain.Kissar était une gueule cassée, brisé, pour être reforgé en soldat d'élite.Les valeurs qu'il défendait et portait dans son coeur n'avait pas de raison d'être dans la vie civil et cela lui attirait irrémédiablement des ennuis.C'était précisèment ce qui faisait que civil et militaires sur la base n'arrivait pas à se comprendre.Il ne pouvait pas comprendre qu'ils étaient une grande famille, et qu'importe ce qu'ils pouvaient ressentir les uns pour les autres, ils se devaient d'accomplir leur devoir, et de ne jamais abandonner un frère ou une soeur.Les civils ne comprennaient pas non plus ce besoin des militaires d'éprouver leur forces comme si il s'aggissait d'une drogue.Dailleurs c'est bien de ça dont il s'agissait, mais le phènomène, le sentiment était inexplicable il fallait le vivre, et ça n'avait rien à voire avec du snobisme si il ne l'exprimait pas.Kissar était de ces soldats ne pas l'intégrer au programme serait un gachis intégrale tant pour lui que pour le SGC.La décision de MickaËlla était prise, Kissar n'était plus un stagiaire désormais.

"Soldat Kissar ce que je vais vous dire et l'une des informations les mieux gardés de cette planète."

MickaËlla marqua une brève pause tant pour laisser le soldat Kissar se préparait à emmagasiner les informations qu'à se laisser le temps d'ordonner ses idées pour que son discours soit le plus fluide et complet possible.

"En 1928 en Egypte sur le plateau de Gizeh plus exactement un dénomé Langford Porfesseur un archèologie découvrit une immense dalle de pierre, sous laquelle reposait un immense anneau dans un métal qu'ils ne purent définir.Ce dit anneau fut ramené en france par le professeur et ses mécènes qui pensérent pouvoir utiliser les propriétes du métal de l'anneau, voire même le dit anneau comme d'une arme.Il y eut des années de recherches infructueuses le programme de recherche s'arrêta et l'anneau prit la poussière jsuqu'au début des années 2000.Des chercheurs de tout horizon et tout poils se repenchèrent sur le sujet sous la direction d'une jeune génèral.Ils arrivèrent à faire fonctionner l'anneau et lui donnérent le nom de porte des étoiles."

De nouveau MickaËlla marqua une pause, elle laissait le temps au soldat Kissar de digèrait ses informations historiques sur le programme.Les prochaines qui allait venir était plus déroutante et importante alors autant que ce dernir soit prêt à les encaisser.

"Ca n'est pas anodin comme nom.La porte des étoiles permet de voyager jusqu'à une autre planète munie elle aussi d'une porte des étoiles en créant une sorte de vortex.Un voyage qui prendrait des milliards d'années et effectués en quelques secondes.Mais nos explorations de l'univers ne sont pas sans danger."

Sans s'arrêter MickaËlla releva la tête vers le ciel pour le fixer tout en continuant son monologue.

"A travers la galaxie il existe plus de danger que nous ne sommes capables d'en affronter et le pire de tous sont les goa'ulds.Il s'agit de parasite ressemblant à des serpents qui prennent possession de corps pour esclavager l'humanité dissèminé à travers les étoiles.Leur arrogance, et leur orgueil ne connaisse pas de limite.Ils ont pour l'habitude de se faire passer pour des dieux, c'est dailleurs eux qui ont donné naissance au mythes sur les divinités antiques que nous connaissons.Les pires que nous ayont rencontrés à l'heure actuel ayant pris ceux des divinités Egyptiennes.Ils sont plus avancés que nous technologiquement, et leur guerrier portent en leur seins une larve destinés à devenir à symbiote qui les rends plus forts, plus endurants, plus rapide, guèris la plupart de leur blessure et rallonge considèrablement leur espérance de vie."

MickaËlla rebaissa la tête et plongea son regard d'ébène dans les yeux du soldat Kissar.Il pouvait y lire une froide détermination frôlant le fanatisme.Ce regard noire comme la poix et aussi froid que le vide intersidéral lui semblait pourtant familier.

"Voila le contexte.Notre mission en tant que militaire et équipier SG est de partir sur d'autre planètes accompgnés d'archèologues et de scientifique pour découvrir de nouvelles technologies nous permettant de pouvoir assurer notre défense plus efficacement qu'à l'heure actuelle.Une équipe SG est constitué de quatres avec au minimun un civil, voire deux.Dèsormais vous êtes un équipier SG, d'ici peu vous recevrez votre affectation dans une équipe, et qui sait si vous êtes aussi prometteur que je le crois."

MickaËlla attendait la réaction du nouvel équipier SG.Serait il incrèdle faudrait il lui fournir des preuves de ce qu'elle avançait ou allait il y croire sans réserve.Il existait aussi la possibilitée qu'il perde la tête en découvrant la vèrité mais MickaËlla en doutait, à son avis ce dernier serait emballé par une telle chose.

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