La porte des étoiles - Jeu de rôle Stargate
 
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 Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]

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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Jeu 21 Oct 2010 - 0:21

Laurent aimait l’action mais après ce que le quatuor venait de vivre, il appréciait ce moment de calme et de découvrir cet agent secret par ses confidences et sa préparation culinaire alors que le militaire ne l’aurait jamais vu aux fourneaux mais si c’était son truc alors pourquoi pas, pourtant ce serait bête d’avoir fait tout ce chemin pour mourir empoisonné car encore fallait-il que le résultat de la mixture de Paul soit bon.

En tout cas, il ne cherchait pas à cacher ou à arranger la vérité sur le fait qu’il n’avait pas été volontaire pour cette mission mais qu’on lui avait imposé comme c’était bien souvent le cas pour de nombreuses choses et toujours d’actualité en 2010. Et puis finalement il nuança ses propos en disant que cette mission lui avait évité un mariage problématique, ce type était un cas mais s’en était amusant, beaucoup plus que le petit nazi avec ses histoires d’acide.

Le militaire l’accompagnait dans ses rires par des sourires amusés, rire aux éclats n’était pas son genre, ne serait-ce que pour respecter l’uniforme qu’il portait encore et malgré son état pitoyable, on ne pouvait pas franchir certaines limites dans son comportement.

Paul était terrible pour revenir brusquement à la réalité alors qu’il avait réussi à distraire les troupes, à croire qu’il était gêné par les compliments alors que sa mission n’était pas encore achevée, compréhensible mais Laurent ne regrettait pas de l’avoir fait maintenant car il avait peur de ne plus pouvoir le faire plus tard, tout allait s’enchainer très vite en Angleterre et l’agent secret ne serait peut être pas invité à resté une fois ses colis livrés.

Ce n’était pas la corvée de patate qui allait effrayer le Para, aussitôt demandé, aussitôt fait, ce dernier alla à l’évier pour se laver les mains, profitant de la douce odeur de ce qui devait être du savon de Marseille qui contrastait avec son odeur de coyote, puis il se mit à éplucher les pommes de terre pour ensuite les confier à Sheyffi pour qu’elle les lave et les découpe.

Cette préparation annonçait un repas comme il n’en avait pas eu depuis de nombreux jours, en fait depuis le week-end passé avec Suzanne qui changeait radicalement de la cantine du SGC. Une chose était sûre, il ne toucherait pas au repas sans être présentable alors il fallait espérer que Maud puis Sheyffi ne traine pas trop car son estomac n’allait pas résister longtemps au supplice.

« Alors je suis heureux que la seule tête brulée qui était disponible c’est été vous et si tout le monde y trouve son compte et bien tant mieux… Noky, dès que Maud a terminé sa toilette, tu y vas, elle prendra le relai dans le calibrage des patates et pitié, j’espère que tu feras vite, ce n’est pas une soirée de gala alors pas la peine de te pomponner pendant des heures et puis il ne faudrait pas trop exciter Paul… »

Moqueur moqué ou l’arroseur arrosé, Laurent avait un grand sourire, fier de sa bêtise qu’il venait de sortir avec une patate dans une main et le couteau dans l’autre, ça devenait bon enfant, signe que le répit était apprécié à sa juste valeur.


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Sheyffi Nokotay
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Jeu 21 Oct 2010 - 14:52

L’ambiance était au beau fixe et c’était vraiment agréable. Paul y allait de ses remarques, facilement suivit par Laurent. Noky souriait de bon cœur mais ne parvenait pas à en faire plus, ni même à participer activement. Maintenant que le calme était revenu, la rouquine ne cessait de penser au fait qu’elle avait mal jugé Paul. Son intervention leur avait sauvé la mise à plusieurs fois et il ne demandait rien en retour. Et puis même si il jouait de l’ironie, il était incontestable qu’il prenait beaucoup de risque vu que de toute évidence, une jolie jeune femme attendait son retour à l’arrière. Noky trouvait cela vraiment triste au fond. Beaucoup d’hommes comme lui partaient en guerre, sans avoir la certitude de revenir en vie ou même entier. Et ça, c’était sans compter les futures veuves blanches qui avaient perdues leurs maries sans même avoir eu le temps de les épouser.

Essayant d’oublier ces conditions difficile ce qui n’était vraiment pas évident avec la radio qui lui rappelait sans arrêt cette image, Noky pensa à ce qui les attendait demain. Paul avait l’air plutôt confiant. Mais jusqu’ici, les épreuves leurs avaient prouvé que rien n’était évident. A tous les coups, ils seraient encore poursuivit, blessés voire pire. Et puis … que ferait-il une fois toute cette histoire de fou finit ? Allaient-ils restés là, dans cette époque pour toujours ? La rouquine commençait à le croire et ça la déprimait profondément. Elle laissait beaucoup de chose derrière elle, ne serais-ce que sa famille et ses amis. Qu’adviendrait-il d’eux s’ils devaient refaire leur vie ici ? Prise d’une profonde nostalgie, n’entendant même plus les remarques des deux hommes, Sheyffi s’éloigna d’eux histoire de retrouver son calme.

Il lui fallu plusieurs minutes pour se rendre compte qu’on attendait quelque chose d’elle. Se forçant à sourire, elle imita Laurent et se lava les mains avant de découper les pommes de terre. Elle avait de lui demander s’il pensait pouvoir rentrer chez eux …. Mais elle n’osait pas. A vrai dire, elle avait peur d’entendre une réponse qui ne lui conviendrait pas. Et puis, il avait l’air heureux à s’amuser avec Paul comme le ferait les enfants. Ce n’était pas le moment de lui saper le moral. Le temps le ferait de lui-même de toute façon. Continuant sa tâche, la rouquine attendait le retour de Maud pour pouvoir enfin s’occuper d’elle. Parvenant à garder son sourire grâce à son compagnon de galère, Sheyffi répondit.

-Ohh … mais je suis sure que Paul est déjà charmé par Maud et moi-même, inutile de jouer aux surenchères.

Elle lança un petit clin d’œil à leur ami, histoire de jouer un peu avec eux et se changer les idées.



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Maud Savin
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Jeu 21 Oct 2010 - 21:06

C'est une fois les pieds sur terre que Maud regretta de n'être pas scénariste. Elle était persuadée que l'idée se vendrait des millions, elle-même n'arrivait pas à croire ce qu'elle avait vécu. L'avion qu'ils avaient pris pour cible avait terminé sa course en un feu d'artifice sous la cabine, ce qui les avait finalement contraint de trouver une autre solution pour leur sortie à eux. C'est sur le toit de la nacelle que Paul leur avait proposé son idée … En mode tarzan comme l'avait souligné plus tard Laurent, après que ses deux coéquipiers se soient occupés de faire taire le deuxième oiseau. Maud ne manqua pas de les féliciter, comme l'avait dit Paul ça avait été un beau lancer ! Bien qu'elle ne craignait pas trop la hauteur, ça ne l'empêcha pas de se tenir fermement accroché avec ses deux mains durant leur promenade dans les airs.

L'atterrissage dans la neige fut un raté total pour l'archéologue, mais le ridicule ne tue pas. Elle se redressa bien vite, et enleva au maximum la neige qui avait fini par lui rentrer dans le cou. Un petit coup d'œil autour d'elle pour voir si tout le monde était en un seul morceau. Sheyffi semblait boiter, ce qui fit froisser les sourcils de Maud qui lui demanda si tout allait bien et si elle voulait de l'aide par la même occasion. La militaire retrouva cependant une démarche normale rapidement, ils pouvaient donc continuer leur fuite sans embûche, quoique la neige en devint une petit à petit, fatiguant davantage.
Malgré ça, ils réussirent à échapper aux patrouilles. Maud ne savait pas par quel miracle ses jambes arrivaient encore à la soutenir, mais elle était déterminée à ne pas lâcher prise. Elle était fière de s'en être tirer, s'en voulant presque de n'y avoir pas cru au début. Puis si ils s'étaient tirés de là, c'est qu'ils pouvaient se tirer de cette planète aussi. Elle voulait y croire là, elle était optimiste. Elle allait le faire pour ses petits loups, penser à eux lui donner envie d'avancer.

Ils finirent tout de même par arriver chez ce fameux boulanger puis on les conduisit dans une ville du Nord Pas de Calais, où ils purent retrouver un peu de confort et d'hygiène. Ça ne faisait pas de mal ! Maud fut la première à y avoir accès d'ailleurs à la salle de bain, jamais elle n'avait autant désirer se laver. Elle prit toutefois rapidement une douche, ses coéquipiers devaient en rêver tout autant qu'elle. Elle enfila les vêtements qu'on leur avait donné, et rejoignit le trio en annonçant que la place était libre. Les seuls mots qu'elle entendit en arrivant furent ceux de Sheyffi. Curieuse, elle haussa un sourcil, avant de demander un sourire aux lèvres :

« Qui doit jouer aux surenchères ? Et merci encore Paul pour les vêtements, je ne pensais plus pouvoir sentir bon comme ça ! »

Elle prit en même temps la place de sa coéquipière, à la découpe de pommes de terre, une oreille attentive portée à la radio qui annonçait le débarquement de Normandie. C'était frustrant de ne rien pouvoir dire …
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Sam 23 Oct 2010 - 18:28

Maud rejoignait l’équipe et Laurent la regarda sans rien dire pendant quelques secondes, non pas qu’il paraissait émerveiller de la voir ainsi vêtu mais c’était quand même un sacré changement de la voir sans un uniforme de plus est dans une robe des années quarante.

« Alors la si ce n’est pas de la surenchère… As-toi de jouer Noky, tu ne vas quand même pas te faire voler la vedette par notre bleue… Je plaisante, par contre Paul, évites de baver dans ta mixture, ça ne fait pas parti des ingrédients enfin je l’espère ! »

Encore une vingtaine de minutes et lui aussi aurait le droit de faire une toilette et de passer des vêtements propres mais en attendant la pluche continuait pendant que la radio passait des messages codés que le militaire ne comprenait pas, encore une chance sinon les allemands n’auraient pas de mal et quand ce n’était pas du blabla, c’était de la musique à laquelle il n’était pas habitué et qui n’était pas vraiment à son goût, heureusement qu’il y avait Maud et Paul à taquiner gentiment pour s’occuper l’esprit et ne pas se remettre à imaginer le pire.

D’ailleurs le pire n’était sans doute pas ce à quoi pensait l’agent secret mais de ne jamais pouvoir revenir en 2010. Laurent avait largement eu le temps d’y penser pendant qu’il veillait sur ses équipiers chez Antonin, il se voyait déjà bloqué à cette époque et avait fait ses calculs, dans 41 ans ses parents allaient le mettre au monde, Suzanne serait déjà née et 25 ans plus tard ce serait un grand moment entre elle et son mini-lui à moins que le futur soit changé par leurs actions depuis leur pitoyable arrivée. Voila pourquoi il ne voulait pas y penser d’autant qu’il était impossible d’en parler en présence de Paul alors il préférait profiter de l’instant présent.

« Au fait Paul, quel âge as-tu ? Je ne demande pas pour me moquer, c’est juste par curiosité »

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deimos
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Lun 25 Oct 2010 - 0:13

L'ambiance était au beau fixe et la préparation du plat touchait à sa fin, l'heure allait être à la cuisson et à la dégustation d'un bon vin doux sorti d'on ne savait où en ces temps de disette. Maud était revenue, et Paul laissa échapper un petit sifflet admiratif avant de rire franchement.

"Et comment tu crois qu'on épaissit la sauce, espèce de moule à gaufre! quand personne ne regarde hop, un petit glaviot! Et c'est tellement gratifiant après quand les gens disent que c'était excellent. Savoir qu'on apprécie tellement ce qu'on pu donner de sa personne ça fait chaud au cœur! enfin, moins chaud que cette jolie robe. si j'avais, su, j'aurai cherché quelque chose d'un peu plus décolleté.
Allez, suivez moi, allons dans le salon pendant que ça cuit maintenant, on sera plus à l'aise pour siroter ce nectar des dieux et papoter."
Se laissant tomber dans un fauteuil bien rembourré, il se servit une bonne rasade de liquide ambré et en servit un verre à chacun avec un grand sourire. "Vous m'en direz des nouvelles! Ca c'est un trésor national qui vient tout droit du sud. Ca vous réchauffe le coeur et les papilles!" Donnant l'exemple, il en but une gorgée et laissa échapper un grognement satisfait, mimant le baiser du gourmet ravi. "Divin..." Jetant un regard à Laurent, il fit celui qui soupirait un peu agacé par une question inopportune. "Je suppose que j'ai pas le choix... Je fêterai mes quarante deux printemps, le huit du mois prochain. Si vous êtes toujours là et que je ne suis pas sur le terrain, qui sait, peut être que j'inviterai ces charmantes demoiselles à danser dans un bar peu fréquentable de la banlieue de Londres. du côté de chez moi c'est un peu trop fréquenté par les fridolins et ces chiens de la milice. Je vous aurai bien proposé un peu de musique mes chers invités, mais il vaut mieux ne pas faire trop de remous... Rha, mon royaume pour du tabac et ma pipe!"

Il n'avait pas l'air très malheureux de ce manque en tout cas, confortablement installé dans son fauteuil. A bien y regarder, il était vrai que la maison était plutôt cossue. Déjà la radio, mais aussi un beau phonographe et sûrement de quoi se faire plaisir aux oreilles dans le meuble sur lequel il était posé.

"Te fais pas de bile p'tit gars, vous allez tous rentrer à bon port et ça, pas plus tard que demain alors faudra qu'une fois n'est pas coutume tu pionces cette nuit, j'aimerai pas devoir t'assommer avec un pot de chambre pour que tu fasses pas le hibou. Et ressers donc ces beautés, un verre vide se plains et un verre plein..."

La réponse coula de source. Le reste de la soirée fut du même acabit, papotant de choses et d'autres, Paul leur raconta quelques unes de ces petites mésaventures dont certaines fleuraient bon l'exagération de circonstance et où le sérieux n'avait pas sa place comme son intrusion dans la maison d'un nobliaux collabo qui aurait dû se faire par la fenêtre d'un petit salon et s'était soldée par un tête impromptu avec une des bonnes, l'espion atterrissant la tête la première dans les massifs atouts de la belle heureusement aussi généreuse qu'il semblait y paraître.
Le repas fut absolument délicieux, le père Tintignac magnant la cuillère aussi bien que l'escopette, voire mieux, chose qu'il expliqua par un paternel cuistot et une formation sous sa tutelle dans les cuisines, période qui selon lui faisait passer ses séjours en schtallag pour des vacances sous le soleil de Malaga.

Finalement vint le temps de se coucher et malgré toutes les bonnes résolutions, garder un oeil ouvert s'avéra être impossible, à croire qu'on les avait drogué... Laurent fut réveillé par quelqu'un qui le secouait violemment. Ouvrant un oeil, il put voir un gentil soldat allemand le secouer comme un prunier et deux autres le tenir en joue avec des MP40. Maud et Sheyffi eurent droit à la même amabilité. Mais qu'est ce que cela pouvait il bien signifier?
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Lun 25 Oct 2010 - 18:56

Paul ne faisait pas dans la finesse, rien que l’histoire de la sauce épaissit à la bave lui fit faire une grimace d’horreur, se faire traiter de moule à gaufre était de bonne guerre alors Laurent ne releva pas mais constata qu’il n’abandonnait jamais l’affaire que ce soit avec Sheyffi ou dans le cas présent avec Maud.

Ils passèrent dans le salon quand Sheyffi revint, Laurent accepta de trinquer pour ne pas froisser leur hôte, il but une gorgée puis écouta la réponse de l’agent secret concernant son âge, quarante deux ans mais il ne les faisait pas, sans doute ce style dragueur qu’il se donnait et sa bonne condition physique le faisait paraitre plus jeune… Mais pourquoi une simple question se transformait toujours en une occasion de se rapprocher des demoiselles de l’équipe ? Un grand malade ce type.

Il voulait les filles pour lui tout seul et bien il allait les avoir puisque Laurent fila se nettoyer, il ne garda pas ses vêtements militaires du fait de leur état et qu’ils n’étaient pas du genre discret pour ce qui attendait le groupe le lendemain. Il ne sauva que son caleçon qu’il lava à la main, il ne manquait plus qu’il se passe de son porte bonheur alors qu’il restait encore une belle étape avant l’Angleterre, évidemment, il le laissa à sécher dans la salle de bain sans rien dire à personne. Se sentant de nouveau humain quoique déguisé à la mode de 1944, il retourna voir si Paul résistait à autre choses qu’aux allemands sans quoi les risques étaient élevés face aux lionnes de SG5.

Le militaire fit son apparition en pantalon, chemise et les inévitables bretelles qu’il s’amusait à étirer avec ses pouces en souriant de façon niaise puis après avoir constaté que le ridicule ne tue pas, il récupéra son verre pour porter un toast :

« A tous ceux qui se battent pour la liberté et à nous tous, que nos vies soient longues et accompagnées de ceux qu’on aime ! »

Tout était dit sans rien dévoiler à Paul, cela sous entendait de pouvoir revenir en 2010 mais sans la moindre idée pour y parvenir, déjà il fallait arriver à Londres. Les pensées de Laurent devaient être visibles à sa moue que l’agent secret ne manqua pas de remarquer en tentant de le remotiver à sa façon, c’était de l’amour vache ou il ne s’y connaissait pas.

« Je ne pense pas que j’aurai du mal à dormir après le périple que tu nous as fait faire mais c’est gentil de t’en inquiéter Maman ! Par contre une chose dont je suis sûr c’est qu’on va s’arrêter la côté alcool, nous en avons déjà que trop abusé alors que notre mission n’est pas terminée… Règlement oblige… »

Le repas fut un régal, cela faisait plusieurs jours que le quatuor n’avait pas mangé des aliments mijotés et la sauce passait plutôt bien malgré le pseudo secret de fabrication de Paul et qui était déjà oublié. C’était le ventre rempli que le militaire allait se coucher dans un lit prometteur d’un confortable repos amplement mérité, seulement le lendemain matin…

« Mmmmhhmmmm… Suzanne, qu’est-ce que tu fabriques… »

Plus moyen de dormir agité comme il l’était et en y réfléchissant bien, ça ne pouvait être l’élue de son cœur car il se resitua dans la réalité après un réveil à rendre de mauvais poil alors il se redressa dans son lit pour qu’on arrête de le prendre pour une bouteille d’Orangina.

« Hey ho ho ça va oui ?! Vous n’avez pas vu l’étiquette sur la porte où c’est marqué ne pas déranger, apparemment non… Vous permettez que je passe mon pantalon sinon vous allez faire connaissance de Popaul ! »

En parlant de Paul, génial sa planque foireuse, Laurent ne pouvait encore imaginer que ce grand couillon les ait emmené jusque la pour les trahir, non, maintenant qu’il commençait à le connaître, il se demandait si ce n’était pas des potes de l’agent secret déguisés pour une quelconque raison comme leur faire passer les points de contrôle du port.

Quoiqu’il en soit, il était plus raisonnable de penser que c’étaient de vrais schleus alors le militaire attendait que l’un des trois soldats s’exprime pour savoir quoi faire tout en se préparant mentalement à attraper celui qui l’avait secoué pour s’en servir de bouclier et espérer pouvoir se saisir du Luger planqué sous l’oreiller afin de butter les deux autres.

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Sheyffi Nokotay
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mar 26 Oct 2010 - 11:29

Pour Noky la soirée s’éternisait un peu et elle ne fut pas mécontente de voir Maud revenir. Elle était vraiment sublime dans cette robe typique de l’époque. Paul fut encore plus agité qu’il ne l’était déjà auparavant. Posant couteau et pomme de terre, Sheyffi s’éloigna de la cuisine.

-Je vais essayer de faire vite, dévorez pas tout sans moi.

Enfin le calme et le silence, ou presque. Même d’ici on entendait encore au loin la voix portante des deux hommes. Des vrais phénomènes décidément. Mais au moins ici la rouquine n’avait plus à se forcer pour répondre. Prendre une douche fut pour elle plus revigorant que tout le reste. L’effet apaisant du savon et de l’eau chaude, rien de mieux pour reprendre des forces et du moral. Vint ensuite le moment qu’elle redoutait un peu : s’habiller. De quoi avait-elle écopé ? Une robe… des années 40 bien sure. Mais bon, ce n’était pas si mal au fond. Noky l’enfila rapidement. D’une couleur grise foncé, parsemé de point blanc, la robe donnait un peu l’effet à Noky d’être un dalmatien. C’était aussi sans compter l’ajout de la ceinture à la taille. Mais au fond, ça devait rendre assez bien.

Paul serait son premier critique de toute façon. Vérifiant qu’elle n’oubliait rien, elle alla rejoindre les autres au salon où la discussion allait bon point. Restant silencieuse, la militaire s’installa près d’eux, écoutant avec attention ce qui se disait. Dans tout ce baratin habituel chez Paul, elle ne retint qu’une seule phrase « vous rentrerez à bon port demain ». Etait-ce un sous entendu ? Parlait t-il de leur destination d’origine ? Noky n’osait y croire, mais son esprit pensait autrement. C’est ainsi que son moral au beau fixe, quitte à avoir de grandes désillusions le lendemain. Laurent s’éclipsa à son tour pour revenir avec un pantalon à bretelle qui arracha un petit sourire à la rouquine sans le vouloir. La soirée se termina sur une note plutôt joyeuse. C’est l’estomac bien plein que Sheyffi alla se coucher.

Son sommeil fut très rapide à venir, elle en avait grand besoin depuis la veille où ils crapahutaient partout. Cette nuit là, aucun rêve ne vint troubler son esprit. En clair, aucun sommeil paradoxal aux environs, elle ne récupérerait donc pas de sa fatigue psychologique. Mais pire encore, elle fut secouée assez brutalement. Ouvrant les yeux, son cœur fit un grand bond dans sa poitrine en voyant un soldat allemand devant elle, non en fait trois. Elle avait mis du temps à repérer les autres. Instinctivement, le bras gauche de Noky glissa sous le drap pour tenter d’attraper son arme. Face à trois gars comme ça, ça ne servirait sans doute à rien, mais sur le coup c’était tout ce qui lui venait à l’esprit. Impossible de penser plus et plus vite dès le réveil.

-Lâchez moi espèce de brute! Je vous en ferais voir moi, me réveiller comme ça dès le matin.


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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mer 27 Oct 2010 - 18:52

Peut être les avait on prévenu, peut être n'avaient pas été discrets ou alors la cachette sous l'oreiller était assez connue pour que même des soldats allemands la connaissent, à moins que... Dans tous les cas le geste furtif des deux militaires arracha un sourire carnassier et narquois aux allemands et tous deux eurent droit à la même petite phrase avec et accent au couteau si musical.

"Alors, on gagne du temps pour chercher ce que la petite souris a laissé sous l'oreiller?"

Les deux autres soldats derrière en appui ricanèrent de concert, sans pour autant perdre leur cible de vue. Ce n'étaient pas des rigolos ou des bleu-bites et leurs uniformes indiquaient à Maud qu'ils étaient d'une unité SS et non de la Wermacht.

"Levez vous maintenant ou on vous abat dans votre lit, à vous de choisir. Nous on aime bien quand les terroristes résistent un peu."

Les deux tenaient plus ou moins le même discours et devaient avoir les mêmes habitudes car le nez des retardataires eut droit au même traitement, un amical bourre-pif si bien nommé et vu leur état vaseux, engager le combat maintenant c'était l'assurance d'une bonne correction ou d'une exécution.
Leur bourreau lâcha un ordre sec et deux autres soldats entrèrent dans la pièce, le genre d'athlète est allemand des années 80 qui collèrent les trois agents SG au sol et leur collèrent une paire de menottes avec la délicatesse d'un équarrisseur, puis on les fourra tous dans un camion, où ils rejoignirent Paul, le dit Paul ayant pour l'occasion revêtu un uniforme que tous pouvaient reconnaître, celui de la Milice et le dégoût avec lequel il les regardaient semblait tout à fait sincère. Il discuta brièvement en allemand avec le SS qui avait l'air le plus gradé, celui qui avait boxé Laurent, discussion un brin animée et la linguiste put comprendre que Paul voulait qu'on les interroge le plus tôt possible alors que le SS voulait qu'on les rapatrie d'abord sur Paris pour les confier à la Gestapo. L'espion ou milicien - peu importait sans doute à ce moment là - eut gain de cause en expliquant que ces trois lascars étaient des agents clefs dans une affaire de première importance en cours et que chaque heure perdue à les transférer serait du gâchis... et qu'en plus il n'y avait pas de raison que ce soit la Gestapo qui retire toute la gloire du démantèlement d'un des plus gros réseaux de résistants, mot lâché avec un rictus d'écœurement.

Peut être la perspective de promotion ou simplement celle "d'interroger" Maud ou Sheyffi avait persuadé l'officier SS, en tout cas moins d'un petit quart d'heure plus tard, on les débarquait dans la cour d'un bâtiment. On pouvait entendre les vagues se fracasser sur une jetée non loin et l'air été chargé d'iode, signe qu'ils étaient proches de la mer, mais plus que jamais loin de Londres.
Ils revirent alors Paul qui escorta les prisonniers sous bonne garde jusqu'à des geôles bien humides et on les y laissa moisir pour le moment.
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mer 27 Oct 2010 - 23:20

Oh non ce n’était malheureusement pas une blague, le coup reçu dans le visage en était la preuve mais il en fallait bien plus pour impressionner Laurent qui se frotta la zone impactée avant de sortir des draps nu comme un ver pour se dépêcher de passer un pantalon et de mettre une chemise qu’il n’eut pas le temps de boutonner avant d’être plaqué au sol pour être menotté par deux colosses avec toute la délicatesse de tortionnaires.

Ce qui était aussi inquiétant, le fameux logo présent au niveau du rabat de col, connu pour être à l’origine des plus grosses atrocités de la seconde guerre mondiale. Le premier point positif était de voir que Sheyffi et Maud avaient droit au même traitement et non pire, le second point positif étant que le militaire pouvait constater était l’absence de Paul, s’il avait réussi à ne pas se faire prendre, ce dernier tenterait de nouveau de faire s’évader ses protégés mais l’espoir s’envola vite quand Laurent l’aperçu le pseudo agent secret libre et dans un uniforme particulier qui ne semblait pas gêner les nazis.

Le regard de dégout était partagé et pour une fois, le Para ne se fatigua pas à ouvrir la bouche sachant que les coups qu’il gagnerait en échange feraient encore plus plaisir à cette ordure, ensuite ses regards étaient pour ses coéquipières, un brin dépité dans son attitude, il était le leader et ne pouvait leur proposer qu’une solution radicale, tenter de s’enfuir avec pour seule chance au mieux une mort rapide sans passer par les tortures mais il se sentait incapable de le faire car cela signifiait abandonner Maud et Sheyffi si elles n’étaient pas prêtent à se lancer dans un suicide annoncé. Si Laurent pensait à ça, c’était qu’il savait le les nazis arriveraient à les faire parler après d’immenses souffrances physiques et mentales alors la mort était la solution la plus douce pour emporter ses secrets et protéger l’avenir alors il osa parler, brièvement avant qu’on le fasse taire :

« Mourir ou souffrir, mon choix est fait et vous ? »*

Même si les membres de SG5 étaient d’accord, il fut impossible de mettre en œuvre ce courageux plan puisqu’ils furent bien encadré pour ne pas pouvoir mettre un orteil de travers, du coup Laurent releva la tête vers le ciel, c’était peut être la dernière fois qu’il le voyait ainsi que les mouettes qui flottaient dans les airs paisiblement et librement, ah qu’il aurait aimé être une mouette, cela aurait été si simple.

Quelques minutes plus tard, ils retrouvèrent barreaux et murs humides, s’en était à regretter ces chers Jaffas et pour une fois, le militaire ne savait pas quoi dire pour donner des raisons de ne pas perdre le moral :

« Désolé les filles, je suis en dessous de tout, je ne suis même plus capable de crier ma haine contre cet enfoiré de collabo… Je devrais trouver des raisons d’espérer un miracle mais je vous préviens que si un type vient nous sortir de la à la grenade, je l’étrangle avant de partir d’ici ! »

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Maud Savin
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Jeu 28 Oct 2010 - 2:44

Maud n'avait pas cherché plus loin quand Paul en avait mit et puis remit une couche en matière de drague. Ils commençaient à cerner le personnage, et l'archéologue avait bien compris que ça en était presque une marque de fabrique. Bref, c'était une soirée tranquille qui leur permettait de souffler et de déguster de bons mets. Hors de question de se braquer pour si peu. Paul enchaînait anecdote sur anecdote, et verre d'alcool sur verre d'alcool. Si bien que Maud ne sut dire à la fin si elle souriait à cause de l'histoire qu'il racontait ou plutôt pour l'état dans lequel il était. Ou bien encore à cause des échanges entre Laurent et leur hôte, l'archéologue ne pouvant s'empêcher de penser qu'ils s'étaient bien trouvés ces deux là.
Quand il leur confia con âge, elle resta un instant songeuse. 42 ans, en 44 … Elle était curieuse de savoir si en 2010, il y avait des chances de trouver une trace des enfants, ou petits-enfants de ce bonhomme. À supposer qu'il en ait un jour certes, mais si SG5 s'en sortait Maud se fit la promesse de faire des recherches.

Vint l'heure d'aller fermer les yeux, et Maud n'eut pas de mal à trouver le sommeil. La soirée lui avait presque fait oublier la situation dans laquelle ils étaient à côté, et ce n'était pas plus mal au final. Seulement au réveil, ce fut une autre histoire. Bousculée, elle se releva d'un coup quand elle vit et comprit que des soldats étaient dans la pièce. Paniquée, elle regardait tour à tour ses coéquipiers, cherchant à comprendre ce qu'ils faisaient et ce qu'ils fallait faire surtout.

Pendant qu'ils les faisaient lever, puis finalement menottés avec une délicatesse sans nom, le regard de Maud s'attarda sur l'uniforme de leurs bourreaux. Unité SS … Ce qui décrocha une grimace à l'archéologue. Malgré l'agitation, elle essayait de garder un œil sur ses deux coéquipiers, pour chercher à se rassurer peut-être. Ce qui lui fit rapidement froncer les sourcils fut l'absence de Paul,il était étrange qu'ils ne soient pas avec eux là, menottés …
Elle comprit pourquoi quand elle le vit débarquer dans l'uniforme de l'ennemi. Maud en resta ébahie, n'arrivant pas à croire ce qu'elle voyait. Le Paul avec qui ils avaient partagé un bon repas la veille … Non, impossible. Et pourtant, vu la conversation que Maud entendit, il n'y avait aucun doute. Il avait joué l'agent double. Elle n'arrivait pas à ressentir autre chose qu'un profond dégoût pour cet homme. Elle resta toutefois muette, parler n'était pas une bonne idée. Quant à la remarque de Laurent concernant son dilemme entre mourir ou souffrir, Maud n'y répondit que par un bref signe de négation de la tête. Ni l'un ni l'autre. Elle était tellement remontée contre leur soit-disant hôte de la veille, qu'elle n'envisageait aucune des deux alternatives. Elle voulait sortir d'ici, et puis c'est tout.

Une fois derrière les barreaux, Laurent tenta de remotiver les troupes, mots auxquels Maud répondit, ne voulant pas le laisser croire un instant qu'il était « en dessous de tout ».

« Tu n'as pas à être désolé, vraiment... On s'est tous fait avoir … Mais c'est pas la question, on va se sortir de là, avec ou sans grenade et avec ou sans Paul ! On va trouver un moyen, il y en a forcément un … On va sortir de là, on va rejoindre Londres et on va rentrer chez nous. »

Sûre d'elle, elle avait insisté sans réellement y faire attention, se laissant emporter, peut-être se parlant finalement plus à elle même qu'autre chose. S'être sentie en sécurité la veille au soir, et se retrouver à présent dans une cellule de nouveau, frustrait la jeune femme qui avait besoin de croire qu'ils allaient rejoindre Londres, qu'ils allaient rentrer chez eux en 2010, qu'elle allait revoir ses enfants, … Non, ils n'avaient pas le droit de baisser les bras, pas maintenant.
Tout en traduisant ensuite la discussion entendue plus tôt entre Paul et le SS, elle s'était approchée des barreaux, espérant trouver quelque chose d'intéressant de l'autre côté, bougeant vivement la tête à droite à gauche.
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Sheyffi Nokotay
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Jeu 28 Oct 2010 - 11:45

Sheyffi avait eu ne vague d’espoir sans nom en voulant attraper son arme mais c’était perdu d’avance. Ces gars là connaissaient très bien leur boulot, si bien eu chacun eu le droit à son petit baptême niveau coups. Noky aurait bien voulu luter mais cela signifiait mettre les autres en danger et ce n’était pas envisageable. A contre cœur, elle se laissa donc faire en le regrettant assez vite. Même si elle n’opposait aucune résistance, les soldats dont le logo venait enfin d’être identifié, ne lui faisaient aucun cadeau. Plaquée au sol, elle fut menottée. Il en alla de même pour ses deux amis. Noky se sentait vraiment mal. Cette situation ce n’était pas la première fois qu’elle la vivait, que ce soit sur terre ou ailleurs. Il n’y avait pas si longtemps encore elle avait été torturée pendant plusieurs heures avant d’être sauvée par les autres. Revivre cette expérience était impensable. Elle ne le supporterait pas bien longtemps, surtout aussi tôt. C’était ce qu’elle avait redouté depuis qu’elle avait compris à quelle époque ils étaient. Sans doute Laurent y avait-il pensé lui aussi, du moins elle l’espérait. De toute façon vu leur escorte ils n’avaient aucune chance de pouvoir réagir alors, autant admettre leur échec. C’était dur.

Mais pas aussi dur que ce qui les attendait dehors. En approchant de la camionnette ils eurent en effet la mauvaise surprise de croiser Paul. De toute évidence il avait changé de camps. Noky le regarda droit dans les yeux, sans broncher. La rouquine avait une idée derrière la tête, une sorte d’espoir pour se sortir de là, mais cet espoir était très mince. Si elle acceptait son hypothèse alors elle confiait sa vie et celles de ses amis à la bonne fortune. Embarqué dans le camion, Noky restait silencieuse. A la proposition de Laurent, elle ne répondit que par un simple regard. Il connaissait déjà la réponse de la rouquine, c’était évident, il la connaissait bien. Le voyage fut plutôt long niveau angoisse avant d’arriver à destination. Noky n’avait toujours pas parlé. Etais-ce bon signe ? Surement. Toujours avec autant de délicatesse, ils furent conduits dans une autre cellule, une autre de plus. Ecoutant ses camarades, elle décida de les mettre au parfum. Ne pouvant parler à haute voix à cause des gugusses qui devait les garder dans le coin, elle leur fit signe de se rapprocher d’elle. La militaire n’avait plus qu’à chuchoter.

-Je vais peut-être vous surprendre mais je pense qu’on peut s’en sortir. Vous le savez surement mais avant d’arriver à la base j’étais spécialisé dans l’infiltration. Là où je veux en venir c’est qu’il y a quelque chose ici qui ne colle pas. Je vous préviens de suite, car je peux vraiment me tromper, mais je pense que Paul est toujours de notre côté. Ca serais une sorte d’agent triple, ou quadruple enfin peu importe. Ce qui me fait penser ça ? Le fait d’avoir voulu nous garder sur place là bas. Le fait qu’il nous ait libérés une première fois. Ca n’aurait pas de sens, pourquoi nous faire libérer une première fois puis une seconde sans qu’on ne lui ai rien appris entre les deux ? Et puis s’il avait été avec eux, il nous aurait sans doute livré depuis longtemps. Mieux, on serait toujours là où on était au départ. Je sais que ça parait dingue mais mon intuition me dit de garder espoir. Si par malheur je me trompe, il ne restera plus qu’à sortir d’ici coute que coute.




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deimos
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Sam 30 Oct 2010 - 1:28

On laissa mijoter les trois prisonniers deux bonnes journées sans leur apporter à boire ou à manger et bien entendu leur geôle ne disposait de commodités. Quand ils s'endormaient, comme par hasard des soldats venaient les réveiller en leur collant une lampe dans la tronche et leur beuglant dessus dans cette si charmante langue qu'est celle de Goethe.
Finalement, on vint chercher Laurent et on le trimballa dans une salle où il fut assis sur une chaise en fer fixée au sol et y fut menotté pieds et poings. Pour un peu il se serait cru tel un condamné à mort au moment de son électrocution. Pour tester la solidité des attaches, l'un des soldats ne trouva rien de mieux que de boxer le prisonnier pendant deux bonnes minutes qui semblèrent durer très longtemps pour le sac de frappe improvisé qui sentit à plusieurs reprises ses côtes sur le point de rompre... Peut être même qu'une ou deux étaient au mieux fêlées, voire plus probablement rompues sous la délicate caresse du SS. quand Paul entra, il repoussa l'allemand sans trop de violence, lui indiquant que certes il était temps de s'arrêter, mais qu'il pourrait recommencer dans un petit moment s'il était sage.


"La bonne nouvelle mon petit Lolo, c'est que ces deux débiles n'entravent pas un mot de français en parlant argot ils seront plus que largués, la mauvaise c'est qu'ils vont continuer à te tabasser pendant un petit moment. On m'a rancardé hier dans la nuit que le réseau avait été compromis avec la capture d'un des hommes. Par chance, il ne me connaissait pas et j'ai pu endosser cette saleté que je cultive depuis quelque temps. Là maintenant tu vas me cracher et me gueuler des idioties du genre qu'on ne te fera jamais parler et tout le toutim. Crois moi, vaut mieux que ce soit toi qui soit là, parce que sinon les deux autres vont passer un très sale moment. Ca fait pas moins de six mois que ces grands garçons n'ont pas connu de la fraulein."

A ce mot, des sourires égrillards étirèrent les lèvres des deux teutons, ne laissant pas trop de place au doute quand à ce qui attendait Maud et Sheyffi, si on les laissait entre les mains des troufions nazis.
Que Laurent coopère ou non, Paul fit signe au tortionnaire en uniforme de recommencer la séance de massage et là il put se faire retravailler son profil, une arcade et le nez rendant vite les armes et inondant de sang, le visage et le buste du leader de SG5. C'était un soldat entraîné et il savait qu'un jour il aurait à faire face à ce genre de traitement, mais entre savoir et expérimenter, il y avait une douloureuse différence.
Se campant devant lui et jouant de son air de petit tyran qui convenait à merveille à la situation, Tintignac recommença son faux interrogatoire.


"Va falloir tenir jusqu'à ce soir. Là je pourra faire quelque chose et piquer une de leurs coquilles de noix rapides. Si ça peut t'aider à tenir je te promets que tu pourras casser le cou à notre Friedrick! Hein Friedrick!" Il donna une tape d'encouragement dans le dos de l'intéressé qui opina du chef, pensant que le faux collabo parlait en bien de lui ou indiquait qu'il pouvait s'amuser un peu. La journée allait être longue pour Laurent... "Je te laisse lier connaissance avec tes deux nouveaux amis. Ils ont pour ordre de t'attendrir, mais te garder en vie. C'est le mieux que je pouvais faire."

Et il quitta la pièce non sans froncer les sourcils et coller une droite qui donnait l'impression d'être magistrale, mais qui si elle avait beaucoup de bruit n'avait finalement pas fait bien mal. La suite allait être moins plaisante...
Les deux femmes de SG5 purent s'en rendre compte quand les cris du supplicié commencèrent à se faire entendre malgré la lourde porte et l'éloignement. Sans doute était ce fait pour, histoire d'affaiblir leur volonté. L'espion ou agent double, ou triple, vint leur rendre visite et se comportant comme un parfait salaud afficha un grand sourire avec en fond les bruits de torture.


"Ahhhh, mes deux petites prisonnières. Par qui vais je commencer? La tigresse peut être? Je suis plutôt en forme. Je garderai la petite poupées pour quand j'aurai envie d'un peu de douceur. Vous deux, amenez moi la rousse dans la salle quatre."

Les deux soldats obéirent et pour bien faire comprendre qu'ils n'avaient pas envie qu'on les ennuie collèrent à chacune un bon uppercut à l'estomac qui aurait scié en deux un gaillard bien plus costaud et Maud fut à deux doigts de s'évanouir à cause de la douleur et du manque d'air, suffoquant sous la violence de la souffrance subie. Sheyffi plus habituée eut le souffle coupé et agrippée par les bras, fut conduite sans ménagement dans une salle aussi moche que sa cellule, mais moins humide. On l'attacha à une table suffisamment bien pour presque lui couper la circulation sanguine, le chanvre de la corde, lui lacérant la peau à chaque fois qu'elle bougeait.

"Bon, laissez nous, j'aime bien avoir un peu d'intimité quand je suis avec une amie."

Les deux soldats éclatèrent d'un rire aussi pervers que sadique et quand le plus téméraire des miliciens demanda s'ils pourraient en avoir aussi une part, Paul leur dit qu'ils pourraient s'amuser avec d'ici demain, et à voir la tête des deux hommes, Sheyffi n'avait absolument pas envie d'être là demain.
Ces derniers sortirent en se frottant les mains, ayant hâte de pouvoir goûter à la rouquine sauvage tandis que Paul enlevait sa veste d'uniforme et défaisait les boutons de sa chemise. Puis après avoir verrouillé la porte, il s'approcha de sa victime, se pencha et murmura.


"Va falloir jouer le jeu si tu veux qu'on s'en sorte tous. Espérons que tu sois aussi sauvage que bonne comédienne."

Et continuant à haute voix, tint un discours bien moins aimable lui promettant de passer ce qu'on pouvait résumer en deux mots "sale moment". Déchirant alors de façon stratégique les vêtements, il fit tout pour faire croire qu'il avait abusé d'elle allant même jusqu'à faire des pompes pour se mettre en sueur et lui collant un bâillon fait de morceaux de robe, lâchant injures sur propos scabreux à faire rougir un routier. L'animal se donnait du mal pour que l'on croit dur comme fer qu'il s'amusait avec la prisonnière.

"Si un jour on m'avait dit que je devrait faire semblant avec une jolie femme..."


Malgré cette petite remarque qui essayait d'être humoristique les deux heures suivantes furent apparemment plus éprouvantes pour lui que elle, du moins jusqu'à ce qu'il considère que la mascarade avait assez duré et qu'il aille ouvrir la porte endossant à nouveau son rôle de parfait salopard congratulé par ses pairs.

Like a Star @ heaven HRP Like a Star @ heaven

Laurent, comme dit plus tôt, tu passes un très sale quart d'heure qui dure toute la journée. Je te laisse libre de décrire les réjouissances sachant qu'ils ne te coupent rien et s'arrêtent de temps en temps pour pas complètement te démolir. Donc gégène, bastonnade, noyade, luxation de doigts, et ce genre de délicatesses, ok, mais ils ne rendent pas la Brute en plusieurs épisodes.

Sheyffi, pas de problème pour broder sur le rendez vous en amoureux, sachant que mis à part les hématomes de rigueur là où ils sont le plus visible Paul fait de son mieux pour ne pas te toucher et ça dans tous les sens du terme. On voit très bien qu'il est gêné de devoir faire ça quand vous êtes seuls... Ou que c'est un excellent comédien.
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Laurent Campbell
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Sam 30 Oct 2010 - 12:56

Maud voulait croire en un moyen de s’échapper et le plus surprenant était de voir Sheyffi se montrer plus positive que lui, Laurent se demandait ce qui les rendaient aussi optimiste alors il écouta la rouquine s’expliquer sur ses espoirs alors que l’environnement sombre et humide n’inspirait pas le militaire. Pourtant il devait tout faire pour ne pas se morfondre et continuer de parler avec ses coéquipières en essayant de ne pas les faire redescendre trop violement de leur petit nuage, lui était réaliste et ça n’était pas toujours bon pour le moral.

« Ce chien a essayé d’obtenir notre confiance en nous faisant échappé mais comme ça n’a pas fonctionné alors il passe à l’option torture, l’autre cas possible est qu’il a des accords avec le chef de cette unité SS, voila pourquoi nous faire venir jusqu’ici. Tout ce que je vois c’est qu’on s’est fait avoir et je ne vois pas l’intérêt pour cet enfoiré de compliquer les choses en nous jetant dans les griffes des pires sadiques de cette époque alors qu’on était si près du but »

Il n’y avait que ça à faire, discuter pour ne pas se perdre dans des délires et fausses illusions, peut être Laurent avait-il tort ce qui serait souhaitable mais les faits parlaient pour lui et le temps passait lentement sans que rien ne se passe de l’autre côté de la porte de leur geôle, leurs appels restaient sans réponse quand il s’agissait de réclamer de la nourriture ou de pouvoir se rendre aux toilettes, de quoi devenir fou, la faim, l’humiliation de devoir faire ses besoins naturels en présences des autres dans la même pièce et l’impossibilité de dormir du fait qu’on les réveillait régulièrement… Bref une torture mentale pour commencer qu’il était impossible d’éviter, heureusement ils étaient ensemble même si dans certains cas ils auraient préféré être seul, le fait de pouvoir parler de leurs bons moments dans la vie les aidaient à endurer les périodes de moral à zéro, Laurent avait déchiré les manches de sa chemise pour en faire des bouchons pour les oreilles et avait instauré qu’un membre n’en ait pas quand les deux autres tentaient de dormir tant bien que mal afin de donner le change aux gardes qui seraient content de voir bouger à chaque intervention.

SG5 avait aussi eut l’occasion de se mettre d’accord sur la raison de leur présence, une bête mission d’infiltration dans une base ennemie, cela n’expliquait pas tout mais c’était une bonne base qu’il allait falloir tenter de leur vendre en résistant au maximum pour que ça ait l’air plus vrai.

Ce manège dura deux jours, les forces abandonnaient le Para mais il avait encore toute sa tête quand on vint le chercher pour le trainer puisqu’il n’était pas d’accord et sans doute en état pour facilité les choses, il dit quand même aux filles alors qu’on l’éloignait d’elles d’une façon pitoyable :

« Tenez bon, je compte sur vous pour vous montrer forte… »

Quelques secondes plus tard, il se trouvait attaché sur une chaise métallique et le tortionnaire se fit un malin plaisir à le bastonner sans même chercher à le faire parler, en tout cas Laurent se retrouvait à moitié K.O. la tête basse avec du mal à respirer, il arriva quand même à sortir quelques mots voilés par la douleur au niveau de sa poitrine :

« Normalement on pose les questions avant de frapper espèce de grosse merde ! »

Et Paul fit son entrée pour entendre la belle histoire du traitre qui croyait que Laurent allait gober ça et si ce chien pensait qu’il était utile de lui demander de jouer la comédie en lui crachant dessus et en l’insultant et bien c’était même avec un sacré naturel qu’il fut exaucé et pas qu’à moitié car le Para mettait tout son cœur à l’ouvrage car Paul ne l’aurait pas une seconde fois car ce dernier savait le réseau compromit et il n’avait fait évacuer personne à part sa petite personne.

Laurent redressa la tête et cracha sur l’uniforme de Paul avant de lui hurler de nombreuses insultes et qu’il pouvait le tuer tout de suite car il ne dirait rien. La suite n’avait rien d’étonnante et cette fois, la brute allemande s’en prenait à la tête, faisant couler le sang et laissant Laurent sans aucune réaction, la tête de nouveau penchée en avant pour attendre les prochains coups en essayant d’ouvrir l’œil que le sang de son arcade baignait alors que Paul recommençait sa torture mentale, c’est lui qui avait le rôle du gentil pendant que l’allemand avait celui du méchant, à croire qu’il pensait le militaire assez stupide pour ne plus pouvoir réfléchir malgré son état déplorable. Il baragouina encore quelques mots quand le pseudo agent secret en termina :

« Ce ne sera pas le seul que je truciderai… »

Et hop nouveau coup, cette fois de ce cher Paul, un ami qui vous veut du bien puis place au schleu qui allait encore se faire plaisir jusqu’au moment où Laurent déjà déshydraté et salement amoché ne parvint plus à se retenir d’émettre des sons liés à la douleur. Le pantin qu’il était ne pouvait que subir, espérant le coup un peu trop fort pour le faire quitter le monde des conscients mais le tortionnaire avait de l’expérience et savait varier les plaisirs pour ne pas casser complètement son jouet, la suite était un brin de toilette dans un bac d’eau froide, lui détachant les poignés de la chaise pour lui ré-attacher dans le dos, le schleu mit Laurent au sol avant de lui plonger la tête dedans et si la première fois fut une mise en bouche lors de laquelle il en profita pour boire, les autres baignades plus longues furent beaucoup plus pénibles car il manquait d’air à chaque fois et avait à peine le temps de le reprendre entre deux séances. Les tortures continuèrent sous différentes formes toutes plus dégeulasses les unes que les autres et pendant presque toute la journée, Laurent ne parlait pas mais qu’est-ce qu’il en bavait, gardant à l’esprit ses coéquipières, ses parents et Suzanne pour lesquels il devait résister mais c'était trop dur et le cumul avait raison de sa résistance mentale et physique :

« Arr... Arrêtez… Je vais parler »

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Sheyffi Nokotay
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Sam 30 Oct 2010 - 13:57

Sheyffi était sans doute la plus optimiste des trois. Mais même si Laurent ne semblait pas la croire, la rouquine n’en démordait pas. Son instinct ne cessait de lui crier qu’il y avait espoir, que Paul était toujours avec eux malgré les apparences. Cependant, Laurent était son supérieur hiérarchique et c’est pourquoi Noky ne prit pas la peine de la contredire une seconde fois. Il n’y avait donc plus qu’à attendre, que quelqu’un ou quelque chose se décide à leur expliquer quel serait leur sort. Le temps quant-à lui passait affreusement longuement. Non seulement l’hygiène était déplorable avec un manque total d’intimité, mais on les laissait mourir de faim et de soif. Le ventre de la rouquine devenait aussi dur que le bois et sonnait vraiment creux. Ca, c’était sans compter les douleurs abdominales bien entendu. Bref, plus les heures passaient et plus Noky se demandait si Paul était vraiment de leur côté ou pas. L’idée qu’elle avait avancée perdait de sa pertinence au fil des jours.

Ce n’est que bien plus tard, deux jours précisément, qu’un évènement vint interrompre leur mélancolie. Les soldats vinrent leur rendre une petite visite surprise. Laurent fut emmené avec eux, sans doute pour être torturé. C’était à prévoir et Noky s’y était préparée depuis leur arrivée. Elle qui ne voulait surtout pas y passer, elle devait admettre que c’était encore plus dur d’être ici enfermé en sachant ce qui se passait surement à côté. Noky fulminait intérieurement, faisant les cents pas dans leur prison. Elle était pire qu’un lion en cage, n’ayant pas mangé depuis plusieurs jours. Mais au fait … c’était le cas ! Passant machinalement sa main droite dans ses cheveux, la rouquine s’arracha plusieurs mèches sans le vouloir. C’était un peu comme si elle voulait partager la souffrance que devait ressentir Laurent en cet instant. Jusqu’ici elle n’entendait rien puis vint ce qu’elle redoutait le plus : les cris. C’était vraiment horrible d’entendre ça sans pouvoir réagir.

Comme il fallait s’en doute, le tour des filles arriva bien assez tôt. Paul était là, à peine reconnaissable dans sa façon de faire. Noky ne le quittait pas des yeux, essayant de voir la faille, car il y en a toujours une. Et si elle s’était trompée ? Et si Paul était bel et bien un traitre ? Noky fut surprise de voir qu’elle était la première choisie … pour quoi faire d’ailleurs on se le demande. Les deux soldats vinrent la chercher et tout comme Maud, elle le droit à son petit coup bien placé. Pliée un instant sous le choc, la rouquine n’eut pas d’autres choix que de suivre le mouvement, direction la salle 4. Sheyffi fut rapidement allongée et attachée sur une table. Sur le coup, elle devait avouer qu’elle avait vraiment peur. Son cœur bâtait la chamade, son corps était parcouru de léger frisson d’un glacial pourtant profond. Il était évident qu’elle ne serait pas torturé, enfin pas du point de vu où on l’entend. Elle serait violée plutôt. Le seul réconfort qu’elle pouvait avoir, c’était le fait de savoir qu’elle prenait la place de Maud. Au moins l’archéologue serait en sécurité, encore un petit moment.

Noky resta finalement seul avec Paul. C’était le moment de vérité, à savoir si son hypothèse était fondée ou pas. Mais à le voir enlever sa veste et déboutonner sa chemise, il n’y avait que peu d’espoir. La peur était encore plus présente maintenant. Maintenant elle savait ce que cela faisait d’être prise en otage par un psychopathe sans moyen de défendre son honneur. Paul s’approcha d’elle si bien que la rouquine eu le reflexe de tenter de se dégager. C’était peine perdu, ses liens la blessaient plus qu’autre chose. Se crispant pour le repousser tant bien que mal, elle fut surprise un instant d’entendre sa réplique. Noky eu même du mal à le croire alors que c’était ce qu’elle avait pensé depuis son arrivée. C’était un soulagement pour la demoiselle dont la pression sanguine retomba comme une tarte qu’on sort du four. Reprenant un peu confiance et courage, elle prit même la peine de lui répondre.

-Et si tu continu à me traiter de sauvage je vais m’occuper de ton cas sérieusement.

Désormais il était l’heure de jouer la comédie et autant dire que ça la connaissait bien. Le plus dur, et aussi difficile que ce soit à croire, c’était de ne pas rire. Sincèrement, avec le stress et les conditions de vies, les nerfs de Noky étaient vraiment à fleur de peau. Alors voir Paul faire des pompes comme ça pour faire style, c’était vraiment drôle. Heureusement, le fait que ses vêtements soient déchirés lui permettait de garder son sérieux, surtout que ça ne lui plaisait vraiment pas. Jouant son rôle comme toujours, Noky se mit à crier au viol comme n’importe quelle fille l’aurait fait à sa place. Insultant Paul de tous les noms, criant non à plusieurs reprises en y ajoutant des cris de douleurs … bref tout était fait pour qu’on y croie. On ne dirait pas, mais c’était même fatiguant à la longue. Pour parfaire le tout, Sheyffi se força même à pleurer afin que le résultat soit probant. Ses yeux rouges et son corps dans un état pas très catholique, ça devait être suffisant pour l’instant. Le calvaire se termina enfin et la rouquine accentua sa fausse souffrance mentale et physique. Cela allait-il suffire jusqu’à leur prochaine évasion ?




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Maud Savin
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Dim 31 Oct 2010 - 18:10

Alors que Maud avait collé l'étiquette d'agent double sur le front de Paul, Sheyffi elle pensait que ça en était un triple, ou quoique se soit du genre et qu'au final il était toujours de leur côté. L'archéologue avait écouté attentivement ses propos et admirait réellement l'optimisme de sa coéquipière bien qu'elle restait toutefois sur son premier avis. Elle avait peut-être raison, elle voulait y croire elle aussi pour avoir ne serait-ce qu'un infime espoir concret de sortir d'ici, mais Maud se repassait en boucle la conversation qu'elle avait entendu entre Paul et le SS, et elle n'arrivait pas à se défaire de son idée.

La suite sembla durer une éternité. Sans nourriture, sans eau, sans aucune hygiène et un temps soit peu d'intimité, voilà comment Maud ainsi que ses coéquipiers passèrent deux longues journées dans cette cellule. Le seul point positif qu'elle avait trouvé, c'est qu'ils étaient tous les trois. Si ils avaient réussi à tuer le temps en se racontant de bons moments passés au début, au plus le temps avançait au plus il se faisait dur d'ouvrir la bouche et de dire quoique se soit. La bouche sèche, le ventre vide … Le seul remède consistait à dormir mais encore fallait-il réussir à trouver le sommeil.

Ce n'est donc qu'au bout de deux jours qu'on daigna s'intéresser à eux autrement qu'en leur balançant des lampes à la figure. Enfin quand elle vit Laurent sortir et s'éloigner de la cellule en bonne compagnie, Maud aurait mille fois préféré les lampes. Ses dernières paroles lui glacèrent le sang, mais elle approuva d'un signe de la tête faisant son possible pour lui montrer qu'elle était avec lui. La tête entre deux barreaux, ses mains les agrippant des deux côtés, elle était restée là un moment à observer silencieusement l'endroit par où il était parti.

Elle s'autorisait de temps en temps à jeter un œil à sa coéquipière qui faisait les cent pas dans la cellule. Maud s'en mordait la langue, elle aurait voulu trouver les mots pour essayer de la calmer mais elle était bien trop mal elle aussi pour dire quoique se soit de réconfortant. Et puis, existait-il des mots seulement, pour cette situation ? L'angoisse ne fit qu'augmenter quand elles entendirent les cris de leur leader …
Les dents serrés, le visage crispé, le corps de l'archéologue se voyait animer d'un violent frisson à chaque plainte entendue. Elle n'osait pas imaginer les tortures qu'il subissait, mais ses cris en disaient long … Très vite, les filles reçurent une nouvelle visite que Maud se serait bien passée. Elle s'était attendue à voir revenir Laurent, mais non … Il s'agissait de Paul et de deux acolytes. Ah ce sourire … Voilà le détail qui lui faisait froid dans le dos et qui lui faisait penser dur comme fer que Paul était réellement avec ces SS. À peine eut il le temps de choisir sa victime, que les deux autres gaillards donnèrent un bon coup dans l'estomac à chacune. La violence du coup la fit tomber au sol immédiatement, le souffle coupé.

Pliée en deux, elle cherchait de l'air. Son regard flou essayait d'apercevoir sa coéquipière, dont elle essayait d'ailleurs de prononcer le nom mais sans succès, seule sa bouche se déformait silencieusement. Elle mit un petit moment à s'en remettre, toujours allongée sur le sol elle avait essayé de ramper pour s'approcher des barreaux avant de s'y résigner et d'attendre un peu pour récupérer. Malgré le coup, elle s'inquiétait vivement pour ses coéquipiers à qui il devait arriver bien pire en ce moment même. Les cris de Laurent se faisaient toujours entendre, et bien vite malheureusement, ceux de Sheyffi aussi.

Les yeux fermés à s'en fendre les paupières, elle ne put réfréner quelques larmes qu'elle laissa couler. C'était tout simplement atroce de les entendre sans pouvoir faire quoique se soit. Bien que la douleur à l'estomac avait du mal à s'estomper, elle réussit toutefois à rejoindre les barreaux de la cellule à 4 pattes, animée d'une violente envie de hurler. Ah ce qu'elle aurait voulu que Sheyffi dise vrai … Seulement Paul les avait bien roulé dans la farine, et Maud n'arrivait pas à digérer. Et ce sourire … Il lui revenait constamment en tête.

À cran, fatiguée et inquiète, elle extériorisa tout ceci en avertissant en allemand l'un des soldats non loin de la cellule (enfin à supposer qu'il y en ait un ? ^^) que c'étaient des lâches d'agir de cette façon avec Laurent, de gros dégueulasses pour ce qu'ils faisaient endurer à Sheyffi et qu'ils avaient beau de toute façon détenir trois pauvres individus, ça n'empêcherait pas l'Allemagne de perdre la guerre. Ils avaient sûrement rien à faire de ce qu'elle leur disait, ils s'en fendraient même la poire, mais elle savait qu'elle avait raison ça lui suffisait amplement. Ses yeux pourtant rouges avaient lancé un regard noir aux soldats avant de rejoindre doucement le fond de la cellule, dans un des coins sombres et humides où elle s'assit, dos contre mur et la tête entre ses genoux. Faîtes que ce supplice s'arrête vite, voilà la phrase qui se répétait en boucle dans sa tête pendant que les cris de ses coéquipiers continuaient de la faire trembler comme une feuille.
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deimos
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mar 2 Nov 2010 - 5:09

On reconduisit finalement les deux suppliciés jusqu'à leur cellule. D'abord une Sheyffi aux vêtements en lambeaux et aux marques bleuies et violacées on ne pouvait plus parlante de ce qu'elle avait subi. Elle fut jetée sans ménagement au sol sous les rires et les plaisanteries salaces. Ce que ne savaient pas les soldats ennemis, qu'ils soient de la SS ou de la Milice c'est que la jeune femme avait reçu un petit cadeau de son "violeur", une petite tige métallique suffisamment souple pour servir à crocheter une porte de cellule et des menottes si cela était nécessaire.
Laurent arriva bien plus tard, dans un état lamentable. C'étaient les soldats qui le portaient en le soutenant par les épaules et non pas lui qui se déplaçait sur ses pieds. Son visage était tuméfié, un œil complètement fermé par une pommette atrocement gonflée, du sang partout, les lèvres enflées et fendues à plusieurs endroits... Les deux nazis s'étaient défoulés sans retenue sur leur prisonnier. Sa chemise poisseuse de sang et largement ouverte laissait voir des coupures, des hématomes massifs et quelques brûlures. Il fut balancé avec guère plus de soin que Sheyffi. Paul débarquant à son tour et regardant longuement le leader de SG5 réduit en compote invectiva avec violence les deux SS avec une violence qui cadrait peu avec son rôle de milicien. Maud comprit sans trop de mal qu'il leur passait un savon quand à l'état déplorable du prisonnier, qu'il ne pourrait pas l'interroger vu qu'ils lui avaient démoli le portrait et quasiment battu à mort, ce à quoi le plus balèze des deux répondit qu'il ferait mieux de ne pas trop la ramener parce qu'il pourrait lui aussi se retrouver dans la pièce, que l'Allemagne nazie avait écrasée la France et que lui, pauvre milicien n'était qu'un valet de pisse. La menace était claire et absolument pas voilée... S'il continuait à jouer les grandes gueules, Tintignac se ferait tabasser lui aussi et exécuté. Finalement ils plantèrent tout le monde là et s'en allèrent en riant.

Enfin seuls, Paul se pencha vers la cellule et leur dit à voix basse.


"Je vais envoyer un médecin, tenez vous prêts pour ce soir. Faites ce qu'il faut pour le remettre sur pied, je m'occupe du taxi. Quand vous entendrez les soldats partir pour la relève de minuit, il faudra passer à l'action au plus vite. La seconde porte à droite de là, il y a une MP40 un Luger avec deux chargeurs chacun et trois poignards. Je viendrai vous chercher dès que possible. Si je mets trop de temps, sortez du bâtiment et allez dans celui le plus au nord de votre position, c'est la porte menant au hangar à bateaux. Prenez le second bateau, c'est le seul qui fonctionnera et mettez le cap sur les plages anglaises, tout est indiqué sur le tableau de bord si jamais je ne pouvais pas piloter. Vous avez tout ce qu'il faut dedans."

Il les laissa et un quart d'heure plus tard un médecin arriva. Il branla du chef en voyant l'état des prisonniers. Sans un mot car il n'y avait pas besoin de ça pour afficher sa sollicitude, il s'appliqua à soulager Laurent et panser ses blessures du mieux qu'il put avec ses maigres moyens. Atèles pour les doigts de sa main gauche, des pansements pour les blessures les plus graves et quelques points de suture. Il fit boire à Laurent un peu d'eau de vie et sortit d'une poche de sa sacoche quelques biscuits et du chocolat et repartit non en un petit sourire d'encouragement.
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mar 2 Nov 2010 - 22:42

Laurent n’était plus que l’ombre de lui-même, il ne ressentait plus rien à part un mal être généralisé tant les zones douloureuses étaient nombreuses, c’était à peine s’il avait encore des réflexes quand les gardiens le lâchèrent dans la cellule et qu’il tombe en ayant à peine le temps de bouger le bras pour se protéger la tête déjà dans un sale état.

Couché sur le sol dur et froid, il était silencieux et ne bougeait plus maintenant qu’il était calé sur le dos, le peu de son regard qui lui restait fixait le plafond de ce qui ressemblait de plus en plus à une tombe, n’entendant même pas qu’il n’était pas seul et qu’on s’inquiétait pour lui, non, il était plongé dans ses pensées et revoyait un instant magique qui avait eu lieu peu de temps avant cette mission foireuse, Suzanne et lui jouant comme des gamins sur la plage, cette superbe femme qui lui rappelait qu’il était un homme avant d’être un militaire, sauf que la l’homme était cassé mais pas le militaire qui s’était toujours relevé à chaque épreuve que sa profession lui réservait.

* Allez, tu es brisé physiquement mais pas mentalement, tu as même réussi à te foutre de la gueule de cet enfoiré qui a cru que tu allais parler avant qu’il ne te mette K.O. et ne puisse plus rien tirer de toi… Hein ? Qui me parle, est-ce toi… *

« Chujanne ? »

Non et fort heureusement pour elle, la scientifique n’avait pas à subir les saloperies de la guerre, c’était bien une voix féminine mais plutôt celle de Sheyffi ou Maud auxquelles il baragouina lentement en essayant d’articuler le plus possible :

« Punaise, il ne m’a pas loupé… Et vous, quelle est la situation ? »

Il était rassurant qu’elles n’aient pas été violées ou torturées comme leur leader mais ne pouvait croire ce qu’on lui disait de Paul, pour le militaire, il jouait avec eux sinon il ne serait pas dans cet état mais déjà en Angleterre. Un médecin et une promesse d’évasion étaient bien faibles dans la balance mais il n’était plus qu’une loque alors il n’avait pas le choix et quand ils furent de nouveau seul, Laurent chuchota aux filles :

« Sheyffi, tu prends les choses en main, je n’en suis plus capable mais promets-moi que si ce chien de milicien monte dans le bateau, tu le neutralises pour ne pas qu’il nous foute de nouveau dans la merde et tu fonces vers l’Angleterre quoiqu’il arrive… »

Le médecin rafistola ce qu’il pouvait avec le peu qu’il avait mais Laurent restait très diminué, il ne fallait pas s’attendre à un miracle vu que son ange gardien n’était plus et donc ne risquait pas de faire des merveilles avec un appareil de soin Goa’uld… Mais non, SG5 était en 1944 donc Kendra était forcement encore vivante et cela lui fit faire un rictus vite effacé par la douleur de tirer sur ses lèvres, d’autant qu’il n’y avait pas de quoi sourire car il connaissait déjà la fin de ce drame pour la soigneuse de Cimméria.

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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mer 3 Nov 2010 - 11:18

Le mauvais moment était enfin terminé. Noky avait hâte de retourner auprès de Maud. Et si d’autres soldats l’avaient emmenée pour la torturer pendant ce temps là ? Jouant la comédie, ce qui n’était guère difficile avec ses nombreuses contusions, Sheyffi se laissa ramener dans la cellule où elle fut contente d’y voir Maud. Continuant de pleurer à chaude larme pour faire croire au soldat qu’elle avait bien été violée, elle attendit qu’ils se décident enfin à s’éloigner. Détournant le regard pour le diriger vers sa coéquipière, elle lui adressa un bref clin d’œil pour la rassurer. S’asseyant près de l’archéologue, Sheyffi attendait désormais le retour de Laurent. Il était parti avant elle. Pourquoi c’était si long ? Enfin, un bruit de porte. Laurent revenait vers elles, et plutôt dans un très sale état. C’est simple, il ne tenait même plus debout. Une fois le leader de SG5 dans la cellule, Noky s’approcha de lui. Mais vu son état, elle n’osait même pas le toucher de peur de lui faire mal. Paul les rejoignit rapidement et vu son ton, rappelait à l’ordre les Nazis. Il n’insistait pas … c’était sans doute préférable. Paul n’était pas en situation de son force et son double jeu était très précaire. Peut-être ne tiendrait-il même pas le coup d’ici la fin de la journée. Paul pu néanmoins leur donner les informations importantes pour la suite des évènements. Le départ se ferait donc durant la nuit. Sheyffi fut attiré soudainement par la voix de Laurent. Il était vivant c’était le principal.

-T’inquiète pas, tu va la revoir ta Suzy, je te le promets.

Dans un moment comme ça, l’amour était sans doute la seule chose à laquelle on pouvait se rattacher. A une époque antérieure, cela aurait été avec des pensées pour le docteur Drogon. Maos là encore, c’était une autre époque. Assurée de ne pas être espionnée, Noky raconta à ses amis ce qui s’était passé pour elle et le fait que Paul était bien avec eux. Il l’avait de toute façon prouvé lui-même avec ce nouveau plan d’évasion. Mais Laurent ne semblait toujours pas convaincu. C’était normal sans doute vu le passage à tabacs qu’il avait connu. Sheyffi était vraiment en mauvaise posture. D’un côté Laurent lui demandait de prendre le relais, mais d’un autre côté il lui demandait aussi de tenir Paul à l’écart ce qui n’était pas envisageable pour elle. Paul était le seul connaitre leur destination final et la manière de retourner chez eux. Cela voulait dire obligatoirement qu’il devait les suivre. Rien n’était sure au sujet des documents dans le bateau et des informations qu’ils contenaient. Au pire, les menottes que Paul lui avait donné pourraient peut-être servir pour lui-même si elles tenaient jusque là. Au moins il pourrait venir sur le bateau tout en étant sage. Mieux valait tenter de résonner le leader au fond.

-Laurent je sais que tu en a bavé de l’autre côté mais on ne peut pas se permettre de mettre Paul à l’écart. Ce qu’il a fait c’est par obligation. Dans ce boulot on est souvent forcé de faire des choses horribles pour garder sa couverture. Paul est le seul qui puisse nous ramener chez nous, il faut le garder. Si tu ne lui fais pas confiance, alors ait simplement confiance en moi et en mon jugement.

Etais-ce une prière ? Peut-être. Ici tout était possible. Le médecin ne tarda pas à arriver et Noky garda le silence, grimaçant de temps à autre sachant que son ami devait souffrir. Pendant ce temps, elle essayait de se concentrer sur leur fuite à venir.





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Maud Savin
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mer 3 Nov 2010 - 19:46

L'attente avait été longue et atroce tout simplement. Maud n'avait pas bougé d'un pouce, toujours assise dans un coin, la tête entre ses genoux. Elle ne la releva seulement quand la porte s'ouvrit, et laissa apparaître sa coéquipière. Son état glaça le sang de l'archéologue. Il n'y avait pas de doute, elle s'était fait violée. Elle fut jetée sans ménagement dans la cellule, et Maud se leva immédiatement pour la rejoindre. Elle jeta un regard noir aux abrutis de soldats qui continuaient avec leurs blagues de mauvais goût, avant de proposer son aide à Sheyffi dans quoique se soit.

Elle n'osa même pas lui demander si elle allait bien, son état parlait pour elle. Et puis elle doutait qu'elle veuille revenir sur ce qu'il s'était passé, rien que l'idée fut frissonner Maud. Toutefois, elle n'en resta pas muette pour autant. Bien qu'à voix basse, elle essayait de couvrir les grosses voix de derrière, en s'adressant à sa coéquipière sans s'arrêter. Elle ne voulait pas qu'elle fasse attention aux propos des soldats, et Maud se montrait confiante et sûre d'elle devant la militaire. Ils allaient s'en sortir, ils allaient faire payer à Paul tout ça, elle lui promettait qu'ils allaient rentrer chez eux, que ce ne serait qu'un mauvais souvenir, qu'ils en riraient presque plus tard une fois que tout sera derrière eux … Voilà ce qu'elle lui répéta, en boucle si il le fallait tout en essayant malgré tout d'arranger sa robe en faisant un nœud ici et là, ce qui lui occupait les mains et lui permettait de passer ses nerfs contre Paul.

Elle voulait remotiver sa coéquipière, lui faire oublier ce qui s'était passé, bien qu'elle se doutait que se soit impossible. Elle prenait son rôle très à cœur, agissait comme elle l'aurait fait avec ses enfants après une crise de larmes. Cela pouvait paraître ennuyant pour Sheyffi, voir même oppressant, mais Maud ne pouvait s'empêcher d'agir ainsi.

Seulement elle se figea quand sa coéquipière lui adressa un clin d'œil après que les soldats aient disparu. L'archéologue fronça les sourcils, surprise par ce geste. Malgré la pression, l'angoisse et cette situation plus que catastrophique, Maud réussit à esquisser un bref sourire au coin des lèvres. Elle ne savait pas expressément ce que signifiait ce geste, mais elle était rassurée. Juste ça. Elle l'aida si il y avait besoin, à se relever pour aller s'assoir contre le mur toutes les deux, et attendre alors le retour de Laurent.

Et pour ça, il fallut attendre un moment. Un très long moment … Il finit par revenir enfin, mais dans un état méconnaissable. Maud eut un haut le cœur, ils ne l'avaient pas épargné. Elle se leva de nouveau et accourut près du militaire pendant que derrière les barreaux, Paul haussait le ton avec les deux SS, ce qui la surprit d'ailleurs. Écoutant d'une oreille, l'archéologue parlait à voix basse à son chef d'équipe, essayant de le rassurer un maximum mais finit par s'inquiéter de ne le voir répondre ou bouger.

Maud leva brusquement la tête vers Paul quand celui ci se fit remettre à sa place. La situation s'était inversée, et la jeune femme ne savait plus quoi penser. Fort heureusement, les deux autres déguerpirent rapidement, ce qui permit à Paul de leur faire part du plan. Maud l'écoutait déconcertée. Elle était perdue, elle regardait tour à tour l'agent double-triple et Sheyffi, cherchant le chapitre qu'elle avait loupé. Ce chapitre là d'ailleurs fut expliqué par sa coéquipière après que Paul ait disparu. Ainsi donc, Sheyffi avait eu raison depuis le début.
Enfin Laurent restait méfiant. Et Maud elle, ne savait pas de quel côté se ranger. Jusqu'à ce que la militaire demande au grand blessé de lui faire confiance. Ce qui balaya tout le reste dans la tête de Maud. Elle faisait confiance à Sheyffi. Elle approuva silencieusement d'un signe de la tête, sûre d'elle avant d'ajouter :

« Sheyffi a vu juste depuis le début, je crois qu'on peut lui faire confiance concernant Paul … »

Le médecin promis arriva, et l'archéologue lui proposa son aide pour rafistoler au mieux Laurent.
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Dim 7 Nov 2010 - 11:24

Entendre ses deux coéquipières faisait du bien mais Laurent n’aimait pas la petite histoire de Sheyffi au sujet du plan d’évasion fait par celui qu’il considérait toujours comme un traître, ce dernier les avait amené où il avait besoin d’eux pour son business personnel alors pas étonnant d’entendre le militaire souffler de dépit sans pouvoir le montrer sur son visage tuméfié, dans son état il ne pouvait que mettre en garde pour éviter une nouvelle torture psychologique en plus de physique. Oui, Paul n’avait pas abusé de la rouquine alors qu’il le pouvait mais cela faisait peut être parti de son plan pour remettre le trio en confiance, dès le médecin reparti, Laurent clarifia ses dires :

« Noky… Quand je dis de neutraliser, ce n’est pas forcement de le tuer mais de faire en sorte qu’il ne puisse pas agir contre nous, il vient de le faire et il pourrait recommencer… Il savait que la planque allait être visitée et plutôt que de nous faire évacuer avant l’arrivée des SS, il a préféré prendre le temps d’aller soit disant se déguiser en milicien pour de nouveau nous approcher… Ce n’est pas logique et tant qu’on n’aura pas les pieds en Angleterre, je ne croirai pas cet enfoiré qui joue sur deux tableaux même si j’ai confiance en toi pour tout le reste, ce que je viens de vivre ne pourra pas s’effacer comme ça ! »

De mauvaise humeur ? Certainement et même si Paul trouvait une mauvaise excuse pour ne pas avoir pu leur éviter d’être arrêtés, le mal était fait et était profond d’autant qu’il était apparemment le seul à rester sur ses gardes face au milicien qui avait d’eux ce qu’il voulait jusque la et pour le leader il fallait que ça change si jamais sa nouvelle tentative de mise en confiance les faisait arriver réellement sur un bateau.

« Si on arrive à embarquer sur un bateau, la première chose à faire sera de vérifier le niveau de carburant, il ne faudrait pas comme par hasard que l’on ne puisse faire qu’une centaine de mètres avant de devoir repasser par la case prison… Je ne suis même pas sûr de pouvoir vous suivre sans vous ralentir alors quoiqu’il arrive, partez et on se donne rendez-vous à Londres au QG des forces françaises, je ferai tout pour trouver un moyen de vous rejoindre même si j’espère que nous n’aurons pas à nous séparer mais il faut tout prévoir »

Laurent s’attendait à avoir des réactions négatives mais ils étaient des soldats en mission même si cette dernière n’était plus que de s’échapper des griffes de l’ennemi d’un autre temps.

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Sheyffi Nokotay
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Dim 7 Nov 2010 - 13:51

La divergence d’opinion était claire et radicale entre Laurent et Sheyffi. Etrangement ce genre de scène n’était pas étranger à la rouquine. Elle avait connu ça pendant des semaines et des semaines avec Lewel dans SG1. La seule différence ici était que Noky avait choisit d’obéir aux ordres depuis le départ, de son plein grès. Ca n’avait pas toujours été le cas par le passé. Et puis c’était réellement la première fois que Laurent et elle n’était pas d’accord, il ne fallait pas en faire une généralité pour autant. Ils étaient amis, ils finiraient par trouver un compromis. Maud appuyait les propos de Noky, mais la rouquine ne voulait pas non plus que la nouvelle venue soit mise au milieu d’un clivage. Sheyffi lui répondit par un petit sourire pour la remercier de cette confiance presque aveugle. Se tournant de nouveau vers Laurent, elle écoutait sa réponse en faisant la moue. Mais bon, Laurent n’avait pas totalement tors non plus, on ne pouvait être sur de rien. Décidé à éviter le conflit entre eux, surtout après ce qu’ils avaient vécus, Noky propose un compromis.

-On gardera à l’œil Paul et tout son plan c’est promis. On ne laisserait rien échapper à notre vigilance. Mais en échange je te demande vraiment du fond du cœur de laisser sa chance à Paul. Pour moi notre situation actuelle s’explique par le fait que sa couverture était en danger, il avait besoin de nous pour lui servir de preuve de sa bonne foi auprès des SS. On aurait peut-être fait pareil à sa place. Avec Maud on interviendra s’il le faut vraiment mais je n’en démords pas qu’il doit continuer à nous guider.



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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Lun 8 Nov 2010 - 21:28

Autant au début elle s'était permise de s'immiscer dans la conversation, autant après elle ne dit plus rien. Ses deux coéquipiers appuyaient chacun leur point de vue en essayant de prouver à l'autre qu'il avait raison, et Maud au milieu suivait l'échange comme on suivrait un match de tennis. Si elle avait pris position du côté de Laurent au sujet de Paul quand on les avait emmenés dans cette cellule, elle avait finalement décidé de faire confiance à Sheyffi pour la suite.
Chacun rapportait sa version des faits, et l'archéologue s'emmêlait plus les pinceaux qu'autre chose en essayant de comprendre comment Paul avait réellement agi. Elle n'avait peut-être pas envie de chercher à comprendre non plus. Et puis le plan qui leur avait proposé était leur seule chance de sortir de là, et d'espérer pouvoir rentrer chez eux. C'était peut-être pour ça aussi que Maud avait envie de croire en la bonne image de Paul. Rien qu'un regard sur ces piteux barreaux la décourageait, alors si il fallait se raccrocher à ce faible espoir qu'il soit de leur côté, elle le faisait.

La main dans la poche, à passer son pouce sur les roues de la petite voiture de son loustic, elle écoutait la conversation des deux militaires, en prêtant attention à ce qui se passer à l'extérieur de la cellule aussi. Il fallait attendre la relève de minuit pour agir, oui... Sauf que sans montre, ni repère temporel ça s'annonçait difficile. Il fallait donc attendre la relève, point final.

En repensant aux directives de Paul concernant leur fuite, plusieurs questions lui venaient en tête. Quel genre de bateau ? Est ce que l'un d'entre eux saurait le conduire ? Il y avait des instructions au pire des cas oui … Mais à minuit, il ferait noir aussi. Plus simple pour passer inaperçu certes, mais dans un endroit inconnu elle ne saurait dire si c'était réellement un point positif. Laurent blessé, ça allait forcément les pénaliser. Un militaire, leur chef d'équipe …
Elle espérait sincèrement qu'ils n'aient pas à se séparer. Enfin que l'idée ne fleurisse pas dans la tête de Laurent durant leur fuite, parce que ce n'était sûrement pas elle qui allait penser à cette alternative. Non non, si ils devaient rentrer, c'était tous ensemble. S'imaginer rentrer chez eux sans lui, et devoir expliquer ce qui s'était passé au général, à ses proches … Brrr, elle serra fort le jouet en plastique dans la paume de sa main avant de revenir à ce que Sheyffi et Laurent se disaient, laissant de côté ses premières questions, ne désirant pas les interrompre.

[HRP : Comme ça j'suis sûre de pas te gêner Deimos si tu étais en train de rédiger Razz]
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Lun 8 Nov 2010 - 21:40

Ce petit monde discutait quand la relève fut prise, les soldats de faction s'en allèrent d'un pas nonchalant, certains baillant à s'en décrocher la mâchoire. Il était vrai que faire le planton n'avait rien de passionnant d'autant plus que les prisonniers étaient enfermés à double tour... Ou du moins ils l'étaient en théorie. La serrure plutôt simple ne causa aucun problème et s'ouvrit dès que l'on tritura le mécanisme et comme promis dans la pièce désignée attendait l'équipement qu'avait indiqué Paul. Il y avait aussi une seringue à l'ancienne avec un petit mot "Pour Lolo". Le liquide était semblable à de l'eau et la seringue était à moitié pleine ce qui représentait une dose assez faible aucune odeur et le liquide était bien liquide si on le faisait couler de la seringue. Pour le moment le militaire avait besoin d'un bras secourable pour avancer sans trébucher. Sa vision était limitée à cause de son oeil poché et il était plutôt faiblard, mais au moins il tenait debout tout seul.
La zone des cellules était complètement déserte et quand ils sortirent, ils purent voir que la cour n'était pas plus peuplée. Ils étaient dans une petite caserne de l'ex armée française, caserne qui devait dater du siècle dernier au moins. On pouvait voir la porte menant au hangar, malheureusement, devant se tenaient deux soldats qui grillaient une cigarette en parlant. Le vent leur apporta leur conversation, de l'allemand. Malgré sa douleur et son oeil clos, ou peut être à cause de ça, Laurent reconnu la voix de celui qui s'était principalement défoulé sur lui, le plus grand des deux types avec le cou de taureau sur le corps d'armoire normande. Les choses se compliquaient un peu. Ils étaient à une dizaine de mètres tout au plus, le souci étant qu'avec l'éclairage il faudrait vraiment jouer les ninjas pour se glisser près d'eux.

Like a Star @ heaven HRP Like a Star @ heaven
Mes messages vont être plus courts et surtout basés sur ce que vous allez faire, ne vous étonnez pas si je poste beaucoup plus et vous laisse moins de champ pour poster entre vous, chacun postant une fois maximum entre chacun de mes messages, séquence action oblige. Je vous laisse quartier libre pour les petits détails comme des couverts éventuels la présence ou non de la lune etc. juste se rappeler que toute approche des soldats demandera une sacrée discrétion.
Et comme Maud a été toute gentille, je vous épargne un peu... Ce n'est qu'un petit sursis évidemment
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Lun 8 Nov 2010 - 22:56

Laurent, qui se remettait un peu des tortures qui lui avaient été infligées, se testait pour connaître ses moyens pendant que Sheyffi insistait pour qu’il ne fasse rien contre Paul. Commençant par ses bras pour savoir s’il pourrait se relever seul, il les tendit verticalement contre le sol de sa position semi assise dans laquelle il était resté après les soins du toubib, puis il essaya de replier ses jambes et il y parvint malgré une douleur encore présente. S’il ne le faisait pas maintenant, dangereux il serait de le faire au dernier moment pour se retrouver à tomber par terre comme un idiot parce qu’une de ces jambes ne voulait pas suivre l’autre.

Après ces quelques tests et avoir réfléchit aux dires de la rouquine, le cyclope lui répondit en la regardant :

« Il aura sa chance, de toute façon je ne suis pas en état de me battre avec lui, bon c’est vrai qu’une balle dans le dos est vite arrivée… Aïe bon sang faut pas que je me fasse sourire… Non je plaisante, je règlerai mes comptes quand tout le monde sera en sécurité sur le sol anglais, en attendant je vais me contenter de suivre et de vous laisser gérer comme vous l’entendez »

Jusqu’à la relève, le militaire n’arrêta pas de jauger ses capacités, se forçant à marcher puisqu’il avait réussit à se mettre debout en refusant l’aide de ses coéquipières, non pas parce qu’il leur en voulait de faire encore confiance à Paul mais tout simplement pour savoir s’il en était capable au cas où il doive renouveler l’opération durant l’éventuelle croisière nocturne.

Le moment était venu de partir, une des filles avait crocheté la serrure de la porte de la cellule et déjà ils avançaient dans le couloir pour passer dans la salle où de l’armement les attendait, c’était trop beau pour être vrai et Laurent se demandait à quel moment les SS débarquaient en criant « surprise ! »
Evidemment cela était ironique et surtout pas souhaitable qu’il ait raison mais après ce qu’il avait enduré, son jugement était dur et irréfléchie à la hauteur de la haine emmagasinée. Il ne prit qu’un couteau car les armes à feu n’étaient pas préconisées dans son état sauf pour faire des conneries en visant au petit bonheur la chance. Quand à la seringue, sa suspicion lui faisait refuser de se la planter et puis question aiguille, il avait déjà donné à moins qu’une de ses coéquipières ait le courage de le prendre en traître pour lui injecter le contenu au risque qu’il le prenne très mal et ne tente de s’en prendre à elle avant d’être raisonné par la seconde (hrp : je vous laisse voir si vous tentez ou pas sinon je laisse la seringue la où elle est).

Laurent suivait en s’aidant de ses bras qui effleuraient les murs afin de ne pas perdre l’équilibre puis il du s’arrêter comme les filles l’avaient fait peu avant lui car des soldats ennemis bloquaient l’accès au hangar et quelle bonne coïncidence que l’un d’eux ait une voix si familière aux oreilles du Para qui manipulait nerveusement son couteau, bien décidé à ne pas manquer de lui faire comprendre qu’il n’avait pas du tout apprécier ses jeux mais sans pour autant mettre en péril leur tentative alors il attendait de savoir ce que Sheyffi allait décider et si on lui demandait son avis, le militaire proposerait de lancer des couteaux, c’était beaucoup plus compliqué que des cailloux car il fallait que ce soit le côté lame qui frappe la cible et le nombre de projectiles était limité, l’autre solution qui lui venait en tête était que Sheyffi et Maud se mette en embuscade dans des recoins pendant que Laurent ferait un petit bruit régulier à l'aide de son couteau pour imiter un animal grattant afin de les attirer sans éveiller les doutes.

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Sheyffi Nokotay
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MessageSujet: Re: Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]   Mar 9 Nov 2010 - 18:55

Les discussions s’éternisaient mais au moins c’était le signe qu’ils étaient toujours en vie et rien que cela, c’était important. Les gardes ne cessaient de passer et de repasser si bien que Noky se demandait quand l’heure fatidique arriverait enfin. Pour peu, elle allait finir par trouver le temps long, ce qui était paradoxal vu le temps qu’elle avait déjà passé entre ces quatre murs. En tout cas, Laurent avait finit par céder, c’était du moins comme ça que la rouquine l’avait prit. Et pour tout dire, elle n’en revenait toujours pas. Si elle se trompait sur le compte de Paul, tout serait vraiment de sa faute, à elle. Mais bon, maintenant que le risque était prit, il fallait continuer sur ce chemin.

Enfin, les gardes s’éloignèrent, l’heure du changement était enfin arrivée. Prenant le petit cadeau de Paul avec soin, Noky entreprit de déverrouiller la serrure ce qu’elle fit sans grand mal. Etrangement, cette scène avait un quelque chose de déjà vu, lui rappelant leur première évasion. Espérons juste que celle-ci soit la bonne. Prenant la direction de la pièce suivante, ce fut sans grande surprise qu’ils trouvèrent le matériel promis. Noky ne manqua pas de voir la seringue et fut étonnée de voir Laurent ne pas s’en servir. Pour Sheyffi s’était trop difficile de faire elle-même à cause de sa phobie cachée des aiguilles. Lança un petit regard bred à l’archéologue, elle espérait que cette dernière prendrait la bonne initiative (je te refile le choix Maud). A vrai dire, la militaire elle-même n’avait pas confiance en cet objet non prévu au programme. Au cas où, la rouquine fit diversion en examinant les armes avec Laurent. Sans grande surprise, Noky s’empara MP40 et d’un couteau, laissant le reste à Maud vu que Laurent lui-même ne prenait qu’une arme blanche.

Vint ensuite le moment de sortir dans le cours. Autant dire que ce bol d’air frais était le bienvenu. Depuis le temps qu’ils étaient enfermés, Noky avait l’impression de découvrir un tout autre monde. Frôlant les murs, ils ne tardèrent pourtant pas à rencontrer des problèmes. Deux soldats ennemis étaient là, à embêter leur monde. L’avantage s’était qu’ils ne faisaient pas bien attention au reste. Les surprendre ne devrait pas être difficile. En attendant vu l’obscurité, les avoir de loin semblait impossible. Discrétion oblige, les armes à feu étaient à oublier pour l’instant. Quant-aux couteaux, Noky se sentait mal de tenter de jouer aux fléchettes, surtout avec ce manque de visibilité. Déjà qu’en plein jour ce n’était pas vraiment son truc… En tout cas elle avait bien retenu la leçon, qu’elle le veuille ou non c’était à son tour de diriger le groupe. C’est donc ce qu’elle fit, à sa façon.

-On va les prendre par l’arrière. Laurent tu feras diversion. Maud et moi on va les contourner en silence. Quand ils s’approcheront de ta position on pourra facilement leur sauter dessus toute lame dehors. Maud, j’espère que tu as le cœur bien accroché.

Egorger quelqu’un de sang froid n’était jamais une chose très amusante. Mais ici il n’y avait guère d’autres choix. Attendant la confirmation ou le rejet de ses camarades, Noky restait cachée dans l’ombre avec eux.
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Mission 073 : SG5 [ Le Paradoxe du Grand-Père ]

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